remonter 
Bernard Desmars  |  mise en ligne : janvier 2017

Choron, (Lucien) Louis (Denis François)


Né le 8 octobre 1840, en mer (dans l’océan Atlantique, à bord du Brig Hope), ingénieur des ponts et chaussées. Abonné à La Science sociale en 1868.


Très jeune, Louis Choron est orphelin de ses parents qui décèdent en Amérique. Il est élevé dans la famille d’un négociant – profession qu’exerçait aussi son père – à Vendôme (Loir-et-Cher) ; il fait ses études secondaires à l’école de Sorèze (Tarn). Bachelier es lettres et es sciences, il entre en 1860 à l’École polytechnique, puis il rejoint l’École des ponts et chaussées en 1862 ; il est ensuite nommé en Saône-et-Loire. Il est abonné à La Science sociale, périodique fouriériste lancé en 1867, et il figure sur un répertoire d’adresses du mouvement fouriériste [1]. Cependant, dès janvier 1869, il écrit au Centre sociétaire depuis Albertville (Savoie), où il est ingénieur ordinaire des ponts et chaussées, pour qu’on cesse de lui envoyer La Science sociale, puisqu’il n’a pas renouvelé son abonnement et n’a pas l’intention de le faire [2].

Il continue ensuite sa carrière d’ingénieur ; en 1873, il reçoit un prix pour un mémoire sur les « colmatages de la vallée de l’Isère », publié dans les Annales des ponts et chaussées. « Célibataire, sans fortune » [3], « ingénieur d’avenir, très zélé, plein d’ardeur et d’initiative » selon ses supérieurs, il passe en 1873 au service de la compagnie du Midi, pour laquelle il dirige les travaux de la nouvelle gare Saint-Jean à Bordeaux, dans les années 1880-1890. Décoré de la Légion d’honneur en 1880, il est promu ingénieur en chef en 1882. Il rejoint son administration en 1895, mais aucun poste ne lui étant confié, il travaille vers 1900 pour la compagnie nouvelle du canal de Panama. Il obtient sa retraite en 1902.


Bernard Desmars

Dernière mise à jour de cette fiche : janvier 2017

Notes

[1École normale supérieure, fonds Considerant, carton 13, dossier 8, répertoire d’adresses.

[2Archives nationales, fonds Fourier et Considerant, 10 AS 37 (681 Mi 59, vue 472), lettre de L. Choron, 19 janvier 1869.

[3Archives nationales, F/14/11 469, dossier d’ingénieur des ponts et chaussées, fiche pour l’année 1871.


Ressources

Œuvres :
« Colmatages de la vallée de l’Isère, entre Albertville et la limite du département de la Savoie », Annales des ponts et chaussées, second semestre 1871, p. 311-360 (en ligne sur Gallica).
« Calculs des moments fléchissants et des flèches dans les poutres métalliques droites à plusieurs travées », Annales des ponts et chaussées, second semestre 1874, p. 327-391 (en ligne sur Gallica).

Sources :
Archives nationales, 10 AS 37 (681 Mi 59, vue 472), lettre de L. Choron, 19 janvier 1869.
Archives nationales, F/14/11 469, dossier d’ingénieur des ponts et chaussées.
École normale supérieure, fonds Considerant, carton 13, dossier 8, répertoire d’adresses.
« Famille polytechnicienne », fiche de Choron (en ligne sur le site de la Bibliothèque centrale de l’Ecole polytechnique).


Index

Lieux : Albertville, Savoie

Notions : Désengagement

Pour citer cette notice

DESMARS Bernard, « Choron, (Lucien) Louis (Denis François) », Dictionnaire biographique du fouriérisme, notice mise en ligne en janvier 2017 : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article1840 (consultée le 16 décembre 2017).

 . 

 . 

 .