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Site internet de l’Association d’études fouriéristes et des Cahiers Charles Fourier

Le Bras, Yves Ignace
Article mis en ligne le 18 mars 2025

par Desmars, Bernard

Né le 31 juillet 1816 à Loc-Envel [ou Locquenvel] (Côtes-d’Armor), décédé le 28 février 1904 à Guerlesquin (Finistère). Cultivateur, commerçant, secrétaire de mairie. Souscripteur de la statue de Fourier.

Yves Ignace Le Bras est le fils d’Agapit Le Bras, menuisier, et de Marie-Anne Le Gaudu, ménagère. Ses parents s’installent après sa naissance à Guerlesquin où son père meurt en 1817. Sa mère se remarie en 1824. Il réside avec son beau-père (tanneur lors du mariage ; marchand lors du recensement de 1841, cultivateur lors de celui de 1846) et sa mère. Il se marie autour de 1847 – il est célibataire lors du recensement de 1846 et il est l’époux de Marie Adèle Bonnière, originaire de Brest, lors de la naissance d’une fille en novembre 1848. Le couple a quatre enfants.

On ignore à quel moment Yves Ignace Le Bras s’intéresse au fouriérisme. Dans les années 1840 et 1850, il est en relation avec un abonné à La Phalange [1], Auguste Marie Herland, qui l’accompagne à la mairie pour déclarer la naissance de deux enfants (Auguste Marie Herland est présent lors de la déclaration de naissance d’Alexandre Jean Yves Marie Le Bras, le 23 novembre 1848 et de Victoire Marie Françoise Le Bras, le 6 mai 1853 ; Yves Ignace Le Bras est lui-même présent lors de la déclaration de la naissance d’Alexandre Jean Yves Marie Herland en novembre 1848).

D’après les recensements, il est propriétaire et cultivateur (1851), marchand de draps (1861), commerçant (1856, 1872, 1881, 1886), marchand épicier (1866), marchand de poterie (1876) et secrétaire de mairie (1891 et 1896). Son épouse décède en 1887.

Dans la seconde moitié des années 1890 et au début de la décennie suivante, il est en relation avec l’École sociétaire dirigée par Adolphe Alhaiza par l’intermédiaire d’un autre habitant de Guerlesquin, Charles Rolland. Il participe à la souscription destinée à financer la réalisation de la statue de Fourier à Paris en envoyant 1 franc [2]. En 1902, La Rénovation lance un débat sur la question de la nationalisation du sol ; pour Alhaiza, cette voie pourrait être privilégiée pour la réalisation d’une phalange au détriment du principe associatif ; Le Bras déclare être favorable au principe de la nationalisation [3]. Selon Rolland, Yves Ignace Le Bras « ne peut plus ni écrire, ni lire, mais [il] est toujours heureux d’écouter la lecture de La Rénovation qui lui rappelle Destrem, Le Fou du Palais-Royal [de François Cantagrel], les tentatives de Considerant, et par-dessus tout les sublimes théories du Maître » [4].