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Site internet de l’Association d’études fouriéristes et des Cahiers Charles Fourier

Mecquenem (de), Jean Baptiste Marie Louis Rémi
Article mis en ligne le 15 février 2025

par Desmars, Bernard

Né le 6 septembre 1808 au Chesne (Ardennes), décédé le 5 juin 1875 à Paris, 5e arrondissement (Seine). Polytechnicien, officier d’artillerie. Abonné à La Phalange, actionnaire de la Société de juin 1840.

Jean-Baptiste Marie Louis Rémi de Mecquenem est le fils d’un conseiller de préfecture, puis secrétaire général de la préfecture des Ardennes, nommé sous-préfet de l’arrondissement de Rocroi (Ardennes), poste conservé jusqu’à la révolution de Juillet. Lui-même entre à l’École polytechnique en 1826 et rejoint l’École d’application d’artillerie à Metz en 1828. Il passe lieutenant en 1832. En 1843, il est à Toulouse, capitaine d’artillerie ; il s’abonne à La Phalange [1] et prend une action de la Société de juin 1840 pour la propagation et pour la réalisation de la théorie de Fourier [2]. Il s’éloigne ensuite du mouvement fouriériste.

Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le 30 avril 1849 et promu chef d’escadron en 1851. Il se marie la même année avec sa cousine Caroline Louise de Landru, fille d’un propriétaire qui a été maire de Gruyères sous la Restauration et conseiller d’arrondissement sous la monarchie de Juillet.

En 1855, il est placé à la direction de la manufacture d’armes de Châtellerault et il devient lieutenant-colonel ; il est ensuite colonel à Metz où il prend la direction de l’artillerie ; en 1861, il est fait officier de la Légion d’honneur, mais aussi officier de l’ordre du Médjidié, une décoration de l’Empire ottoman ; il est promu commandeur de la Légion d’honneur en 1868 et général de brigade la même année. Membre du comité consultatif de l’artillerie, il est à Metz pour présider le jury d’examen des élèves de l’École d’application de l’artillerie, quand débute la guerre de 1870-1871 ; il est nommé commandant de l’artillerie de la place ; quand la ville et l’armée de Bazaine capitulent en octobre 1870, il est fait prisonnier de guerre et ne rentre en France qu’en mars 1871. Il est affecté à l’État-major, où il exerce jusqu’à son décès [3]