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Site internet de l’Association d’études fouriéristes et des Cahiers Charles Fourier

Lecœuvre, (François Régis Joseph) Aimé
Article mis en ligne le 12 février 2025

par Desmars, Bernard

Né à Amboise (Indre-et-Loire) le 25 mai 1815, décédé à Tours (Indre-et-Loire) le 30 octobre 1887. Instituteur, puis employé de la Compagne des chemins de fer d’Orléans. Abonné au Bulletin du mouvement social.

Aimé Lecoeuvre est le fils d’un pharmacien d’Amboise. Lors de son mariage en 1840 avec la fille d’un chef de bureau à la mairie de Tours, ses parents sont domiciliés à Tours ; lui-même est instituteur à Luyne (Indre-et-Loire) ; il exerce la même profession quand il déclare la naissance de sa fille en juin 1841.

Employé de la compagnie de chemin de fer d’Orléans

Quelques années plus tard, il est engagé par la compagnie des chemins de fer d’Orléans. Il figure sur un répertoire d’adresses du mouvement fouriériste élaboré pendant le Second Empire [1] : d’après ce document, il est receveur, puis chef de station, et il réside successivement à Paris, Tours, Aubigné (Sarthe). D’autres sources indiquent qu’il a aussi été à Redon (Ille-et-Vilaine) au cours des années 1860 [2]. Il est agent commercial de la compagnie d’Orléans dans ses deux derniers postes : à Figeac (Lot) à la fin des années 1860 et au début des années 1870 [3] ; puis à Tours où il revient sans doute en 1874 [4] et où il reste au service de la compagnie d’Orléans jusque dans la première moitié des années 1880 [5].

Si, grâce au répertoire d’adresses, on sait qu’il est en relation avec le mouvement fouriériste dès le Second Empire, et peut-être avant, on ne dispose pas d’informations précises sur les formes de son soutien à l’École sociétaire à ces périodes.

Abonné à un organe fouriériste

En 1872, le mouvement fouriériste, dont les réunions, l’activité de la Librairie des sciences sociales et la parution d’un périodique ont été interrompues par la guerre de 1870-71, tente de se réorganiser ; ses dirigeants appellent les partisans de Fourier à indiquer de quelle façon ils pourraient contribuer à cet effort. Victor Prévault, un médecin de Montrésor, répond qu’il connaît « des phalanstériens aisés » qui pourraient apporter une contribution financière, comme Lecoeuvre, de Figeac, un « vieil ami, toujours fouriériste », assure-t-il [6].

On retrouve Lecoeuvre à la fin de la décennie sur une liste des abonnés du Bulletin du mouvement social, sans que l’on sache s’il reçoit déjà l’organe fouriériste dans les années précédentes [7].