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Site internet de l’Association d’études fouriéristes et des Cahiers Charles Fourier

Gay, Désirée, Jeanne (née Véret)
Article mis en ligne le 7 février 2011
dernière modification le 26 juin 2022

par Beecher, Jonathan

Née le 4 avril 1810 à Paris, morte vers 1891 à Bruxelles ; couturière, journaliste, saint-simonienne, fouriériste, oweniste, communiste ; militante de l’émancipation des femmes ; membre de l’Association internationale des travailleurs.

Désirée Véret est issue d’une famille d’ouvriers ; jeune femme, elle signe parfois « Désirée Véret, prolétaire ». Il semble qu’elle commence à travailler comme couturière avant l’âge de vingt ans. Pendant toute sa vie, ses compétences dans les travaux d’aiguille et en couture sont sa principale source de revenu. On ne sait rien sur l’éducation qu’elle reçoit, mais elle est capable d’écrire dès l’âge de vingt ans dans un style direct et vigoureux. Ce que l’on sait d’elle indique aussi qu’elle est d’une sensibilité extrême, d’une loyauté à toute épreuve, qu’elle est avide de découvrir le monde, et qu’elle a à la fois un goût très prononcé pour son indépendance et un souci marqué pour le bonheur collectif. Elle est très douée pour s’identifier à autrui. Elle compatit aux malheurs de ses contemporains - les travailleurs modestes, les sans-emploi, les sans-toit, les enfants, les vieillards, et, par-dessus tout, les femmes. Ce sentiment de compassion dessine les contours de son univers et le sens de son action. Tour à tour saint-simonienne, fouriériste, oweniste, communiste, elle ne perd jamais sa curiosité pour le monde et son désir de le rendre meilleur.

Saint-simonienne

C’est probablement mue par la curiosité - à la recherche « d’un sujet de plaisanterie », écrit-elle - qu’elle assiste en septembre 1831 à une réunion saint-simonienne. Persuadée que les saint-simoniens ont trouvé le moyen de venir en aide aux pauvres et aux opprimés, elle en revient « pénétrée d’admiration et d’étonnement pour la grandeur des idées et le désintéressement des apôtres » [1]. Deux caractéristiques du saint-simonisme attirent d’emblée Désirée Véret : le rôle joué par les femmes dans ce mouvement, l’importance accordée par ses dirigeants et ses dirigeantes à l’émancipation économique, sociale et légale des femmes dans la France des années 1830. Mais ces deux caractéristiques sont remises en question quelques mois seulement après la première rencontre de Désirée Véret et des saint-simoniens. Le Globe - le journal des saint-simoniens - publie le 28 novembre 1831 un discours dans lequel Prosper Enfantin annonce que les femmes ne peuvent plus exercer de fonctions dirigeantes dans le mouvement. Désirée Véret devient donc dissidente. Elle fonde en août 1832 avec son amie Marie-Reine Guindorf le journal La Femme Libre, « forme de réponse au silence imposé aux femmes par Prosper Enfantin ». Elle y écrit quelques mois plus tard qu’elle entend bien aider les femmes saint-simoniennes à s’émanciper de ces contraintes [2].
Au moment de sa rupture avec les saint-simoniens Désirée Véret adresse une lettre extraordinaire à Enfantin : « Enfantin, le temps est venu de te parler avec franchise, je me suis dégagée peu à peu des liens de la famille ancienne. [...] Je puis donc aujourd’hui te parler librement car mes actes suivent de près mes paroles et bientôt le monde me connaîtra comme tu me connaîtras d’abord toi-même. [...] J’ai toujours craint l’amour, parce que je n’avais pas foi en la moralité des hommes. [...] Tes caresses, tes baisers m’ont ranimée, tu m’as rendue au présent, mais tu as causé en moi une véritable anarchie, image vivante de la société [...]. Tous mes sentiments sont épars, divisés, antagonistes même les uns aux autres, il me manque un lien qui les unifie et fasse de moi une femme nouvelle. Ce lien c’est l’amour. Prosper tu as commencé... finis ton œuvre, le monde est contre nous, mais il changera. [...] Le cœur de la fille du peuple est encore brut. [...] J’ai conscience de ce que je fais en ce moment. Ce n’est point la passion ni la faiblesse qui me dicte cette lettre mais j’ai foi que j’accomplis un acte religieux. Je te parle avec le sentiment de liberté, de dignité et d’amour que doit avoir la femme vis-à-vis de l’homme qui se dit attendre la parole. » [3]
Dans ces lignes, avec une dignité et une franchise remarquables, Désirée Véret somme celui qui a été son guide spirituel de répondre à l’amour qu’il a éveillé en elle. Et sa façon de s’adresser à lui montre que pour elle l’intime et le politique, ses désirs amoureux et ses combats de femme, ne font qu’un.

Fouriériste

C’est à la fin de l’été ou à l’automne 1832 que Désirée Véret prend pour la première fois contact avec Charles Fourier et Victor Considerant. La pensée de Fourier l’attire en partie parce qu’il propose une vision d’ensemble d’une société non-répressive, en partie parce qu’aux yeux de Fourier « en thèse générale les progrès sociaux et les changements de période s’opèrent en raison du progrès des femmes vers la liberté » [4]. Fourier a quarante ans de plus qu’elle ; ils n’en établissent pas moins une relation intense. En 1833 et en 1834, ayant quitté la France pour chercher fortune en Angleterre, elle reste très liée avec le vieux Fourier. A lire leurs lettres, on devine qu’elle travaille très dur (« je fais des robes et des nouveautés [...] du matin au soir ») et qu’elle a une série de liaisons amoureuses qui ne la satisfont pas (« les anglais sont froids égoïstes jusque dans leurs plaisirs. A l’amour [et] à la table chacun ne pense que pour soi »). L’une des lettres que lui écrit Fourier contient une déclaration d’amour : « je vous aime à l’adoration ; je vous aurais parlé de cela si j’eusse été d’âge à faire écouter de pareils discours ; vous êtes trop jolie pour qu’un amant suranné puisse fixer votre attention ; j’ai dû m’en tenir au modeste rôle d’ami. [5] » Fourier est un homme qui va droit au but.
Après deux années en Angleterre Désirée Véret regagne la France. Elle travaille un moment à Dieppe comme marchande de modes, puis elle revient à Paris. Elle revoit Fourier, et c’est à cette époque, semble-t-il, qu’elle a une aventure avec Victor Considerant. La durée de leur liaison est apparemment très brève, mais il semble qu’elle ne cesse jamais de s’interroger ensuite sur elle. Plus d’un demi-siècle après, elle écrit à Considerant : « J’ai eu souvent le cœur serré en pensant que vous m’aviez jugée une bonne fille facile à se donner et facile à quitter. » Mais cette image ne lui correspond pas. « Je vous ai aimé passionnément, Victor, et je n’ai jamais trouvé une parole d’amour à vous dire, ni une caresse à vous donner, même quand vous m’avez tenue dans vos bras, ce court instant où vous m’avez un peu aimée. L’orgueil m’avait pétrifiée et je ne me le suis jamais pardonné. » Puis elle s’explique : « J’ai deviné à première vue, par intuition, vos défauts et vos qualités et j’ai tout aimé en vous, malgré moi. Rien n’est sorti de mon mémoire depuis votre arrivé à Paris en 1832 et votre visite à Fugère jusqu’à la dernière fois que je vous vis en 1837 chez Robert Owen, hôtel d’Angleterre. » [6]

Oweniste et communiste

Elle épouse en 1837 Jules Gay, un Français qu’elle a rencontré à Londres. Disciple du socialiste utopique anglais Robert Owen, il prône l’égalité sexuelle aussi bien que sociale. Il est partisan de la communauté des biens dans le mariage et il soutient par principe le droit à la liberté sexuelle de sa femme. Ils ont un fils, Jean, en 1838. Un second fils naît en 1842 ; ils lui donnent le prénom Owen. Il ne reste aucune trace d’éventuelles rencontres après 1837, mais elle écrit à Enfantin en janvier 1848 : « Je commence heureusement cette année, rapprochée des trois hommes qui me sont les plus chers - de vous qui m’avez créée intellectuellement, de Considerant que j’ai aimé longtemps de toute l’ardeur de mon âme, et de mon mari qui m’a tant aimée et qui m’a été si dévoué que je lui passe tous ses défauts par reconnaissance. » [7]
Les dix années d’existence de Désirée Gay après son mariage ont laissé peu de traces. En 1840, elle tente de fonder avec son mari une école pour les petits enfants près de Paris, à Châtillon-sous-Bagneux. Le projet n’aboutit pas, probablement faute de capitaux, mais aussi parce qu’il est trop en avance sur son temps. « Son programme d’éducation physique et morale commençait très tôt : dès la naissance des enfants. Tout était pensé pour éveiller leur curiosité et les préparer à la liberté. » [8] La liberté des mères est également respectée. Elles sont encouragées à nourrir leurs bébés au biberon plutôt qu’au sein, et les enfants passent plus de temps entre eux qu’avec leurs parents.
Malgré l’échec de son projet d’école, Désirée Gay reste toujours très attentive aux nouvelles manières d’élever et d’éduquer les très jeunes enfants. Elle poursuit aussi sa quête de l’« association véridique » qui panserait les plaies des travailleurs, des femmes et des exclus de la société, tristes et malheureux. Parallèlement, elle reste en bons termes avec les saint-simoniens, les fouriéristes, les owenistes. Et même si elle et son mari se considèrent comme des communistes égalitaires dans les années 1840, ils croient que l’amour est la plus puissante et la plus fascinante des émotions humaines. C’est en fait l’amour qui fait que pour elle la vie vaut la peine d’être vécue. « Bien que le communisme soit son idéal, précise Michèle Riot-Sarcey, il n’est pas sa raison d’être. Depuis les années 1830, l’amour est sa raison de vivre : amour de l’humanité, amour des hommes, amour des enfants libres. [9] »

Quarante-huitarde

La Révolution de Février 1848 place brièvement Désirée Véret bien en vue. Avec une poignée d’autres femmes - et surtout Jeanne Deroin et Eugénie Niboyet - elle envoie lettres et pétitions aux nouvelles autorités. Elles demandent que le gouvernement prenne des mesures concrètes en vue de la libéralisation des lois sur le divorce et de l’amélioration des conditions des femmes au travail, qu’il contribue financièrement à la création de restaurants, de blanchisseries et de logements pour les femmes dans le besoin. Elle est un court moment déléguée élue à la Commission des Travailleurs qui siège au palais du Luxembourg ; et lorsque les Ateliers nationaux sont créés pour donner du travail aux femmes comme aux hommes, elle est (pour une période plus courte encore) chef de division de l’un d’eux. En mars et en avril 1848, elle collabore par ailleurs avec Eugénie Niboyet à La Voix des femmes, un journal féministe de toute première importance. Lorsque ce journal cesse de paraître, elle en crée elle-même un autre, mais seuls deux numéros de La politique des femmes paraissent [10].
Désirée Gay n’occupe sa fonction aux Ateliers nationaux que dix jours à peine. Dans La Voix des femmes du 18 avril, elle explique qu’elle a été destituée parce qu’elle dénonçait l’incompétence des autorités désignées par la Commission du Luxembourg.

Dire les obstacles que les déléguées ont rencontrés au-dessus d’elles est impossible ; énumérer les douleurs, les misères qu’elles ont vues chez leurs sœurs est impossible aussi. Elles meurent de faim, cela est positif, l’ouvrage qu’on leur donne dans l’atelier est un leurre ; l’organisation du travail des femmes un despotisme sous un nouveau nom, et la nomination de déléguées de femmes une mystification que les hommes ont faite aux femmes pour se débarrasser d’elles. [11]

Les efforts que déploie Désirée Gay pour soutenir la mise en place d’associations pour les femmes au travail lui apportent davantage de satisfactions. Avec Jeanne Deroin, elle fonde l’Association mutuelle des femmes ainsi qu’un nouveau journal, L’Opinion des femmes où elle explique avec force que personne n’est mieux placé que les femmes de la classe ouvrière pour décrire et pour dénoncer les roueries des hommes placés à la tête de la République. En août, elle et Deroin obtiennent du Conseil d’Encouragement pour les Associations ouvrières une somme de 12000 francs pour une association de lingères qu’elles ont formée ; le rapporteur souligne que Gay et Deroin sont « pénétrées du principe d’association ». Pour des raisons peu claires, pourtant, Désirée fait rapidement savoir aux autorités qu’elle n’est plus en « position de profiter » de ce subside [12].
En 1848-1849 Désirée et Jules Gay font un nouvel effort pour établir une école à Châtillon-sous-Bagneux. Cette fois-ci l’école devrait faire partie d’une véritable communauté, avec des écoles maternelle, primaire et professionnelle, des logements et un restaurant communautaires, et des bals publics - le tout en relation avec une Association des travailleurs de toutes les professions. La demande d’ouverture d’une école donne lieu à enquête de l’Académie de Paris : l’inspecteur primaire chargé de l’enquête est hostile à « la faction antisociale des prétendus socialistes » et souhaite avec le maire de Châtillon « être débarrassé de cette association des travailleurs ». Il déclare, en conclusion, que « la maison du S[ieu]r et de la D[am]e Gay doit être soumise à la surveillance de la police et non à celle de l’Université. » On lui doit cependant un rapport savoureux sur le couple Gay dans lequel Jules est présenté comme « un homme qu’on dit honnête et paisible » mais par malheur « sous l’influence active et exaltée de sa femme. » Désirée est pour sa part « une femme d’une opinion très exaltée, qui s’exprime avec assez de facilité, et avec une énergie d’expression peu commune. » L’inspecteur ajoute qu’« elle a déjà paru dans les clubs, y a pris la parole, y a fait des motions. » [13]

Dernières années

Désirée Gay reprend dans les années 1850 son métier de couturière. Elle a un moment son magasin de nouveautés dans une rue très à la mode, la rue de la Paix. D’anciens amis saint-simoniens l’aident, semble-t-il, à s’établir. Elle fait si bien qu’elle remporte un prix à l’Exposition universelle de Paris, en 1855 [14]. Pendant ce temps son mari, qui depuis longtemps travaille dans le commerce des livres, se case comme libraire, éditeur, bibliographe spécialisé dans la littérature galante. Son principal ouvrage paraît en 1864 avec un tirage de trois cents exemplaires seulement : c’est une bibliographie d’ouvrages portant sur « l’amour, les femmes et le mariage », ainsi que d’ouvrages « facétieux, pantagruéliques, scatologiques, satiriques ». Jules Gay éprouve une véritable dévotion pour Rabelais et pour les matérialistes du XVIIIe siècle mais il ne partage pas le machisme des libertins d’Ancien Régime. Il rêve d’un avenir où les hommes seraient les associés, les frères et les amants de leurs femmes, non leurs maîtres [15].
Etant donné la nature des livres qu’il édite, Jules Gay quitte souvent la France pour échapper aux censeurs. Son permis d’imprimer en France lui est finalement retiré. Lui et Désirée sont contraints d’émigrer en 1864. Ils s’installent d’abord à Bruxelles, puis ils gagnent Genève en 1869, puis Turin. Ils reviennent à Bruxelles en 1876. Pendant ces années ils rejoignent tous deux les rangs de l’Internationale des travailleurs. Présidente de la section des femmes (1866), elle a sous sa responsabilité une bonne partie de la correspondance officielle. Son intérêt pour l’éducation ne faiblit jamais : elle écrit en 1868 un « manuel pour les jeunes mères » intitulé Education rationnelle de la première enfance et édité par son mari. Les décennies suivantes sont difficiles pour elle. Son mari meurt en 1883 et elle perd dans les années suivantes ses deux garçons ; puis sa santé commence à se dégrader. Mais en 1890, seule et menacée par une cécité totale, elle reste lucide, alerte, curieuse du monde.

Dernières lettres à Considerant

C’est à cette époque que Désirée Gay retrouve enfin son « vieil ami » Victor Considerant. Le 5 mai 1890 elle lui adresse le billet suivant : « Victor Considerant se souvient-il de Jeanne-Désirée ? Si oui, qu’il lui écrive un mot. Elle n’a rien oublié, ni Fourier, ni les sentiments de la jeunesse de 1832, et dans sa solitude volontaire, elle vit calme, l’esprit et le cœur remplis des souvenirs de toute sa vie passionnelle. » La réponse de Considerant est affectueuse, et Jeanne-Désirée écrit qu’elle est touchée « du bon souvenir que vous avez de mon caractère ». Elle explique ensuite comment elle est tombée amoureuse de lui et ce qu’elle a aimé en lui dans ces temps lointains. « Je rêvais l’amour libre et je savais que vos sentiments étaient engagés et que la ligne de votre destinée était tracée, mais j’aimais votre âme d’apôtre et j’unis mon âme à la vôtre dans l’amour social qui a été la passion dominante de ma vie comme elle est encore celle de ma vieillesse : impuissante mais fervente. » On aimerait connaître la réaction de Considerant à cette évocation d’un amour perdu qui est en quelque sorte une nouvelle déclaration d’amour reçue d’une octogénaire, mais seules restent les lettres qu’elle a écrites [16].
Ayant ainsi épanché son cœur, Désirée Véret envoie dans les lettres suivantes des coupures de presse belge ; elle lui parle de la vie politique en Belgique, de sa vie personnelle, de son expérience de présidente provisoire de la section des femmes de la Première Internationale (1866), de ses relations avec Fourier et avec la féministe irlandaise Anna Doyle Wheeler - « elle fut pour moi une seconde mère ». Elle parle aussi de l’œuvre de Considerant, de la « rigidité » des disciples de Fourier qui faisaient appel à la cupidité et à l’ambition plutôt qu’aux « sentiments des déshérités », et de ce « petit journal utopiste scientifique » que Considerant, espère-t-elle, créerait. Souvent elle revient à elle, à sa vie intime - à ses idées, au souvenir qui lui reste de sa « jeunesse amoureuse, » à ses sentiments pour Considerant. Elle lui demande une photographie ; celle qu’il lui envoie exprimant trop de tristesse et de découragement, elle lui en demande une autre. Elle veut le fixer dans son esprit avant de devenir complètement aveugle. Mais ce qu’elle aimerait par-dessus tout, lui écrit-elle, c’est qu’il vienne la voir à Bruxelles.
Lui rend-il effectivement visite ? Il semble que non. Il n’y a aucune trace d’une quelconque rencontre dans ses papiers. Il se rend à Bruxelles en novembre 1891. Mais, la dernière lettre de Désirée est du 6 juillet. Dans cette lettre elle lui explique qu’elle se prépare à une cécité totale ; elle apprend à se diriger les yeux fermés dans son petit appartement. Elle ajoute qu’elle développerait peut-être de cette façon « quelques manies physiques qui remplaceront les manies de mon cerveau ». « Soyez indulgent pour votre constante amie », lui demande-t-elle en concluant. Probablement meurt-elle cette année-là, à la fin de l’été ou pendant l’automne.