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Régis Hautière et David François : De briques et de sang (2010)
Paris, KSTR, 2010, 146 p.

Bernard Desmars  |  2011 / n° 22 |  mars 2012



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Lieux : Belfort, Haut-Rhin, puis Territoire de Belfort - Guise, Aisne

Notions : Familistère

Personnes : François, David - Hautière, Régis

Pour citer ce document

DESMARS Bernard , « Régis Hautière et David François : De briques et de sang (2010). Paris, KSTR, 2010, 146 p.  », Cahiers Charles Fourier , 2011 / n° 22 , en ligne : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article981 (consulté le 24 août 2017).

Texte intégral

Le Familistère de Guise a fait l’objet ces derniers temps de plusieurs publications de nature très différente : outre l’étude de Michel Lallement [1] (qui a déjà fait l’objet d’une recension dans les Cahiers Charles Fourier, n° 20, 2009), il faut signaler une contribution de Jessica Dos Santos à un ouvrage collectif [2] ; l’auteur s’intéresse à la politique de l’entreprise à l’égard de la main d’œuvre, pour la période postérieure à la mort de Godin (1888) ; elle observe certaines formes de « paternalisation » du système social, autrement dit une évolution vers des formes de gestion de la main d’œuvre proches de celles utilisées par le paternalisme social.

Dans un autre registre, deux auteurs de bande dessinée, Régis Hautière et David François, ont placé dans le cadre du Familistère et de la ville de Guise le déroulement d’une histoire criminelle : dans les premiers mois de l’année 1914, alors que se développent les tensions internationales, une série de meurtres trouble le Familistère ; la police et un journaliste de L’Humanité mènent l’enquête... Cet album, d’une très belle qualité graphique, nous permet de parcourir les différentes parties du Palais social, et de rencontrer des habitants entre lesquels les relations sont d’ailleurs loin d’être harmonieuses.

Enfin, en septembre 2010, le quotidien Libération a sorti un supplément, réalisé par le Département de l’Aisne et dirigé par Damien Becquart et Frédéric Panni [3]. On y trouve notamment des textes de Jonathan Beecher, Michel Cantal-Dupart, Guy Delabre, Jessica Dos Santos, Michel Lallement, Michel Onfray... Ce document, très bien illustré, consacre l’essentiel de ses pages à Godin et au Familistère ; mais il s’ouvre aussi à d’autres tentatives utopiques ; et il présente le projet Utopia, programme de restauration et de valorisation du Familistère.


Bernard Desmars

Bernard Desmars

Bernard Desmars est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Lorraine. Après avoir étudié la délinquance des premières décennies du XIXe siècle, il s’intéresse depuis quelques années déjà aux militants fouriéristes, et surtout à ce qu’ils deviennent après la Seconde République, aux voies qu’ils empruntent pour réaliser leurs ambitions et concrétiser leurs idéaux. Il participe depuis une quinzaine d’années aux activités de l’Association d’études fouriéristes. Il a récemment publié Militants de l’utopie ? Les fouriéristes dans la seconde moitié du XIXe siècle (Dijon, Presses du Réel, 2010)


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Notes

[1. Le Travail de l’Utopie. Godin et le Familistère de Guise. Biographie, Paris, Belles-Lettres, 2009, 511 p.

[2Dos Santos (Jessica), « La politique sociale dans une coopérative ouvrière de production : le cas du Familistère de Guise de 1888 à 1939 », dans Michel-Pierre Chélin et Pierre Tilly (éditeurs), Travail et entreprises
en Europe du Nord-Ouest (XVIIIe-XXe siècle). La dimension sociale au cœur de l’efficacité entrepreneuriale
, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires
du Septentrion, 2011, p. 63-76.

[3Le Familistère de Guise (Aisne). Un Palais social , sous la dir. de Damien Becquart et Frédéric Panni, Département de l’Aisne, 2010, 80 p. (supplément à Libération , 30 septembre 2010).



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