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De Fourier à Pasolini
L’amour ralliant

René Schérer  |  2003 / n° 14 |  décembre 2003



Index

Lieux : Chio, Empire ottoman

Notions : Amour - Cinéma - Mariage - Passions - Sexualité

Personnes : Alberoni, Francesco - Benjamin, Walter - Bonaparte, Napoléon - Debout, Simone - Deleuze, Gilles - Fakma - Fouché, Joseph - Guattari, Félix - Lennon, John - Nietzsche, Friedrich - Pasolini, Pier Paolo - Platon - Proust, Marcel - Rougemont, Rémi de - Tarde, Gabriel

Pour citer ce document

SCHéRER René , « De Fourier à Pasolini. L’amour ralliant  », Cahiers Charles Fourier , 2003 / n° 14 , en ligne : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article80 (consulté le 10 août 2017).

Texte intégral

Je présenterai ici, plutôt qu’un exposé en forme, quelques propositions ou orientations pour un éventuel débat. En commençant par une phrase de Fourier, en 1822, dans la seconde partie de L’association domestique agricole ou L’unité universelle, au cours d’une digression sur “ les propriétés subversives dans le mariage ” : fausse affection, perfidie reconnue, affection faussée des pères, filles sacrifiées au cloître, privation de lien, déraison spéculative, provocation à l’égoïsme, chapitre où il est question aussi de la détérioration climatique, des gelées de mai 1821, de la chaleur excessive de mai 1822, des massacres des Grecs par les Turcs à Chio (Scio), bref, de la subversion de la planète, physique et morale (t. IV, p. 97-99). Il conclut : “ Mais quel rapport entre ces événements et le mariage ? Un rapport très intime... le monde social tombe en marche rétrograde s’il tarde à utiliser les essors du mouvement, tels que mariage, commerce... Les conserver avec leurs vices, n’essayer ni rechercher de remède, c’est une stagnation qui mène à l’empirisme, de même qu’une maladie négligée fait bientôt un progrès colossal. On n’est pas impunément stationnaire dans le mouvement social. L’immobilisme vanté par de petits esprits a déjà la propriété notoire de détériorer forêts et climatures : il vient un temps où le mal matériel engendre le spirituel, et tous deux réunis ont bientôt miné un globe : le nôtre est arrivé à ce point de dégradation ; il pêche par stagnation sociale et délai de transition, empirisme par commerce et mariage ”.

C’est le prélude à l’exposition de l’utopie sociétaire, dont, on le sait, les deux assises sont la critique du “ groupe faux ” formé par le mariage civilisé et “ les crimes du commerce ”. Fourier propose la rupture avec la division de la société par ménages, la libération pleine des passions et leur essor favorisé par l’instauration des groupes et des séries dont le point culminant ainsi que le foyer sera un Nouveau monde amoureux fondé sur un amour multiplié, diversifié, arraché à l’égoïsme à deux des couples, pratiquant une ouverture généreuse et hospitalière à tous, conduisant à la vision d’un monde unifié, harmonisé par le plein essor d’une passion unitéiste et omniphile. D’armée, il n’y aura que les armées industrielles, de guerres que les croisades amoureuses ou les guerres gastronomiques.

Ici la passion ne connaîtra pas de conflits, qui se résoudront en accords ; elle ne sera plus bridée par la morale, elle perdra de son agressivité jalouse qui ne vient que de ce qu’elle est violentée de l’extérieur et se retourne alors elle-même contre les autres en violence.

La civilisation est toujours un monde violenté et violent parce qu’insatisfait ; l’harmonie ouvre, grâce à sa rupture avec l’ordre faux, celui, sériaire, de la substitution absorbante (ibid., 352 : “ accords puissanciels des quatre groupes ”).

Il ne s’agit plus de réprimer les passions, de les amoindrir en les rendant inoffensives, mais de les intensifier en les faisant servir au lien social. Tout Fourier est là, dans sa génialité et aussi son obscurité, son “ énigme ” certaine pour qui est aveuglé par les œillères civilisées : la passion peut changer de marche, tout en croissant en intensité, par complication (en s’associant à une autre, l’amour à l’amitié ou à l’ambition, par exemple), ou par substitution : “ Il n’est qu’un moyen noble et sûr à la fois ; c’est la substitution d’une passion à une autre qu’elle absorbe pleinement. Daphnè se désole depuis hier du départ de son amant : aujourd’hui il s’en présente un autre, plus beau, plus aimable ; Daphnè l’accepte, et le chagrin du départ d’Anténor est absorbé dans le charme d’un nouveau lien avec Pollux. Voilà la vraie purgation des passions : c’est la substitution absorbante qui évite les violences du mode subversif ( la morale) et les perfidies du mode mixte (ou fusion, méthode de révolution) ”. L’exemple donné pour ce dernier est politique, non amoureux : le ralliement hypocrite des royalistes à Bonaparte par les manœuvres louches de Fouché ; exemple qui, d’ailleurs, est loin d’être hors sujet, car il montre les mêmes forces à l’œuvre en politique et en amour.

“ Faites l’amour, pas la guerre ! ”. Le slogan célèbre illustré par John Lennon au moment de la guerre du Vietnam est sans doute loin d’être devenu obsolète. Mais il faut constamment le réactiver, le réajuster, sous peine de le voir sombrer dans l’anodin, ou le ridicule, le dérisoire inefficace. Parler d’amour, à l’ère du déchaînement universel de la violence, c’est une phraséologie, un vœu pieux, si l’on ne voit pas, à travers lui, se profiler la perspective d’une autre société, d’une autre conception de l’exercice passionnel. Ce n’est pas l’univers des petits couples, des tourtereaux repliés sur eux-mêmes, c’est bien plutôt, plus fort que la guerre, et en exaltation et en intensité, le déploiement de toutes les splendeurs orgiaques, seules capables d’absorber en leur substituant tout l’éventail de la richesse passionnelle, les forces nocivement surabondantes que la guerre et la violence sociale en général mobilisent : un apport de davantage de désir et davantage de croyance, dans la claire et utile terminologie de Tarde ; un surplus d’intensité passionnelle, d’attractions passionnées, dans celle de Fourier, et que, seul, “ l’ordre combiné ” peut offrir.

Non, Faites l’amour, pas la guerre ! est une formule impuissante si elle se borne à opposer la douceur à la violence ; elle doit prendre aussi en compte la violence de l’amour, fauteur de guerre lui-même, à commencer par la célèbre guerre de Troie, pétri de violence de l’intérieur, de fureur (furor) comme aimait à le dire la Renaissance. Mais cette fureur ne se dirige contre autrui, en vue de sa destruction, que dans l’ordre dominé par le principe du moi, de l’égoïsme, en civilisation où les passions agissent “ comme des tigres déchaînés ” au lieu d’être des forces de ralliement .

Il s’agit donc de s’emparer du foyer d’énergie de l’amour, du moteur du mouvement, de faire servir cette violence qui est puissance en tant que lien unifiant et ralliant ; de la libérer des contraintes du lien conjugal, de la double servitude des ménages, tant en ce qui concerne les hommes que les femmes, bien que ce soient elles qui, en l’occurrence, sont le point d’appui et le pivot d’une réforme, à la fois domestique et politique qui changera le monde en lui apportant leur émancipation amoureuse. Elargir l’univers de l’amour bien au-delà du couple, explorer toutes les virtualités de cette passion, et avant tout sa multiplicité, ce qui ne signifie pas seulement la polygamie ou la polyandrie - figures simplistes -, mais une multiplicité plus intime qui pénètre, dissémine l’amour à la fois quantitativement et qualitativement, en lui faisant parcourir l’échelle d’une gamme : celle, en intensité et en variété, des amours, au pluriel, remplaçant le singulier de l’amour unique, seul horizon, promu au rang d’idéal, des civilisés.

Fourier oppose au couple-ménage (et tout Le nouveau monde amoureux, son système des amours, est construit là-dessus) cette hypothèse utopique : organisation sérielle, ralliements passionnels, par “ entrave levée, illusion créée ”, ou par “ substitution absorbante ”. C’est en quoi il se tient distant au plus haut point de toute notre tradition amoureuse, en écart absolu avec elle, bien que reprenant à cette tradition ce qu’elle peut avoir d’attirant et de contradictoire avec les mœurs civilisées actuelles (bourgeoises et prolétariennes) : les rituels de la chevalerie en particulier, des cours d’amour, tout à l’opposé du prosaïsme du mariage et de la fixation exclusive. Au reste, la conception de ce nouveau monde repose toujours sur un principe que Deleuze et Guattari auraient appelé de disjonction inclusive et non exclusive, comme tout ce qu’entreprend la civilisation, ce sur quoi elle légifère. Disjonction, parce que l’utopie des amours est l’enregistrement scrupuleux de toutes ses variétés, des “ manies ” et de tous les agencements possibles ; inclusion, parce que tout est admis, qui contribue au renforcement et à la multiplication des “ liens ”.

Ecart particulièrement scabreux si l’on songe à la valorisation exclusive de l’amour unique dans ce que Remi de Rougemont nommait “ L’amour de l’occident ”, et que, plus récemment, Francesco Alberoni a commenté et illustré dans son “ Choc amoureux ” (Ennamoramento e amore). L’amour doit être unique, et “ non substituable ”. Il est la passion absolue, relativement à son objet et à une qualité interne incommensurable à celle de toute autre ; il ne se remplace ni ne se compense ou se combine, sous peine de déchoir. Or, le système fouriériste des amours repose tout entier, précisément, sur de tels remplacements, complications, combinaisons. Là le principe, là l’écart, là l’irréductible scandale d’une utopie qui légitime la prostitution en la sanctifiant (prostitution sainte), en fait un exemple de philanthropie ou de dévouement sociétaire  ; qui ne doute pas que l’amour, s’il n’est pas ressenti spontanément, n’en peut pas moins être “ induit ” par l’ambition, par exemple, tout en conservant sa valeur et sa dignité.

Mais c’est seulement ainsi - et non dans les contraintes étroites d’une opposition exclusive et binaire (le ou bien, ou bien du choix cru irremplaçable du civilisé, du “ coup de foudre ”, du “ choc ”) - que l’amour peut acquérir le haut titre, la plus haute “ puissance ” de passion ralliante. Qu’il peut former un monde alternatif à la violence aveugle et à la guerre. Monde, certes, immoral, ou mieux, selon le mot de Benjamin, amoral (unmoral), bien qu’il remplisse, et mieux qu’elle n’a jamais pu le faire, toutes les fins de “ la morale ”. Car il n’écarte pas la fidélité, à condition qu’elle ne soit pas jalouse, de l’amour pivotal, il arrache la femme à la domination masculine, il offre des perspectives de jouissance sensuelle à la vieillesse, il enrichit l’hospitalité accordée des mêmes voluptés ; assumant ainsi des fonctions charitables infiniment supérieures à celles de la froide charité chrétienne.[La morale, source de tous les crimes, de la guerre inexpiable entre le Bien et le Mal, interchangeables à volonté. “ Nous immoralistes ”, grandeur de Nietzsche].

A cet égard, il ne sera pas inutile de s’attarder sur la “ séance de rédemption des captifs ” du Nouveau monde amoureux qui a été commentée par Simone Debout dans L’illusion réelle. Dans une autre perspective qu’elle - qui met l’accent essentiellement sur la levée des interdits autour de la femme et par son entremise -, mais non en contradiction avec la promesse d’un surcroît de valeur et de sens que l’amour confère à des relations humaines élargies, on insistera sur cette dimension “ hospitalière ” d’un amour que l’on se plaît ordinairement à réprouver avec virulence sous l’appellation aujourd’hui infamante de “ tourisme sexuel ”. L’expression serait en effet pertinente, pour ce cas de figure où c’est à l’étranger que l’héroïne (la grande Fakma) va chercher et apporte l’amour.

Qu’on y prête toutefois attention, cette “ figure ” d’un bizarre tourisme sexuel, à la fois justifie celui-ci et en inverse les données (on pourait dire : la structure). Un renversement ou un retournement, pour critiquer la civilisation où il n’y a rien de bon absolument - seulement quelques indications, quelques “ germes ” de développements possibles. Etrange touriste que Fakma, captive issue d’une “ bande de chevalerie ” amoureuse, et qui dicte le prix, les conditions auxquelles elle doit être “ rachetée ” : c’est ici le touriste qui vient offrir ses faveurs à l’étranger, non demander les siennes. Et, d’autre part, ce dont elle est en quête, ce n’est pas une simple copulation sexuelle, mais une liaison spirituelle, “ céladonique ” ; en vertu de quoi, elle offrira, en compensation, la jouissance de son corps à une multitude. Oui, étrange figure, pourtant paradigmatique de la relation amoureuse, de ce qui fait la valeur de l’amour, où, certainement - ce qui le distingue du purement sexuel - le “ spirituel ” occupe le premier rang, mais à condition que le “ matériel ” soit aussi pleinement satisfait. Par cette personne précisément ou une autre, peu importe, comme le montre l’effet de la “ substitution absorbante ”. L’amour, chez Fourier, à l’inverse de la conception couramment installée, n’est pas “ personnaliste ”, fondé plus ou moins sur un quelconque contrat ; il est, selon une idée qu’admettaient aussi les anciens et dont Platon s’est fait l’écho et l’interprète, orgiaque : non un sentiment limité à l’individu, mais une force entraînante, dépassant les limites individuelles, celles de l’humanisme aussi, pour relier (rallier) l’homme à l’univers.

S’il doit y avoir, entre Fourier et Pasolini, un rapprochement possible, c’est par ce joint, d’une destination ralliante, non conventionnelle, non normative et normalisée de l’amour, qu’il peut être proposé et acquérir une certaine pertinence. Non, à la vérité, particulièrement par le biais d’une attention portée à la transgression pasolinienne (mot et concepts d’ailleurs inadéquats ici), ou par une mise en regard avec l’ouverture par Fourier de tout le registre des manies, mais par l’entremise d’une fonction “ transversale ”,au sens guattarien d’une transversalité coupant à travers les classifications rigides et hiérarchiques, les strates, l’étanchéité des classes et catégories (sexuelles ou d’âges). Au sens également d’une transitivité mettant en relief et en valeur les formes transitoires, les “ transitions ” ou “ ambigus ” et leur faisant jouer, dans le mécanisme social, à travers le corps social, dans le mouvement, un rôle moteur et liant, ralliant, essentiel. Les ambigus sont rouages de la machine, courroies de transmission, lubrifiant des engrenages (exemple : le “ prosaphien ”, au service des saphiennes, ou le pédéraste).

Il peut se greffer sur cela des évaluations ou des systèmes d’idées, y compris mythiques ou mystiques (les “ illusions créées ”) propres à rendre compte de ces fonctions transitives, comme le rôle des infinitésimaux, des manies, et, on vient de le voir, celui des “ coadjuvants ” de tous sexes, importants pour l’organisation des “ orgies ”.

Chez Pasolini, c’est, avec une illustration imagée exemplaire, la fonction du jeune envoyé (il giovane ospite) dans Théorème : révélateur de l’amour et par l’amour, la possession charnelle de chacun des membres de la famille. C’est aussi, dans le roman posthume Pétrole, le rôle du changement de sexe du héros ou porte-parole (Carlo), se découvrant devenu femme, le rôle ou la fonction de la multiplication vraiment orgiaque des fellations sur un terrain vague, dans un tourbillon passionnel inspiré charnellement - mais aussi spirituellement, puisqu’il donne lieu à une digression quasi mystique ou “ ontologique ” (comme il plaira de l’appeler) - sur la possession et l’être possédé. Un envol au-delà de toute considération simplement humaine et personnaliste.

On comprend que, dans tous ces cas, ce n’est plus, d’aucune manière, le couple hétérosexuel qui peut constituer le sujet, la raison, ni la fin de l’amour. D’un amour qui ne concerne jamais, dans l’œuvre écrite de Pasolini - ou très rarement - l’autre sexe.

Mais ce n’est pas non plus, ou pas essentiellement, de la plus haute signification du pouvoir ralliant de l’homosexualité qu’il est question, à la différence de la manière dont il évoqué, par exemple, dans Sodome et Gomorrhe de Proust ; quand l’auteur présente “ l’inversion ” comme une puissance occulte faisant fi des conditions et des classes. Pour Pasolini, il s’agit, en plus, de ce qu’on pourrait nommer une sorte de différence “ ontologique ” permettant au corps “ propre ” de se porter au-delà de ses propres limites pour atteindre à un état de “ possession ”, de fusion substantielle avec l’univers ; et, en cette mesure, de nature “ cosmique ”.

On lira, p. 338, note 65, “ confidence au lecteur ” : “ Mais, je le répète, le coït proprement dit - c’est-à-dire le moment a parte subjectif le plus significatif de l’amour - en tant que possession, était possédé par Quelque chose de fatalement limité. On ne peut pas, en effet, par définition, posséder le tout. En revanche, être possédé est une expérience cosmiquement opposée à celle de posséder. ... D’autre part, celui qui est possédé ne communique pas, non plus, avec celui qui le possède : parce que ce dernier ne se présente pas à lui comme une entité limitée, comme un individu...Et l’on ne peut pas communiquer avec le tout ! Parce que c’est le tout, précisément, qui possède, à travers le pénis et sa violence... le choc qui viole la chair s’étend sur toute la surface infinie de la chair, pas seulement sur un point particulier. Tout le corps, dont la conscience, de l’intérieur, est illimité parce qu’elle coïncide avec l’univers, est entraîné par la violence avec laquelle celui qui possède se manifeste... D’autre part, il va de soi que la possession est un mal, et qu’elle est même, par définition, le mal : par conséquent, être possédé est ce qui est le plus éloigné du mal, ou plutôt, c’est l’unique expérience possible du bien, comme Grâce, vie à l’état pur, cosmique.... ”.

Quelque éloignées qu’elles soient des préoccupations de Fourier et de son écriture, ces lignes évoquent pourtant, avec leur incursion “ cosmique ”, quelque chose de commun entre Pasolini et Fourier, par delà toute autre différence, toute divergence de méthode, de style et de visée. C’est que l’amour dépasse le simplement humain et les bornes de la société civilisée (ainsi, d’ailleurs, que celles qui nous sont chères, auquel notre temps tient avant tout, qui distinguent le public du privé). La passion relève aussi de la relation de l’homme avec l’univers. Fourier peut éclairer, sur ce point, une lecture contemporaine de Pasolini : il y a une sexualité des astres, qui retentit sur celle de l’homme ; quelque chose de l’univers qui vibre en lui et qui justifie la vision (pour Pasolini également, dans Pétrole, il s’agit d’une “ vision ”, d’une efficacité (une “ efficace ” dans un langage théologique) de la réorganisation du monde amoureux sur les copulations astrales et le réveil des créations.

Un tourbillon à la fois violent et pacifié de l’univers et de l’humanité, loin du frileux égoïsme à deux des couples et de la paix fragile et illusoire des ménages.


René Schérer

René Schérer

René Schérer, né en 1922, est professeur émérite en philosophie à l’université Paris-8. Dernier ouvrage paru : Petit alphabet impertinent, Paris, Hermann, 2014.


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