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Jean-Claude Sosnowski  |  mise en ligne : mai 2009

Bénistant, Laurent


Mécanicien à Paris (Seine) et horloger à Rio de Janeiro (Brésil). Membre parisien de l’Union harmonienne. Membre du comité de la souscription universelle pour la fondation du premier phalanstère. Colon de l’Union industrielle du Brésil de 1841 à 1843.


Mécanicien, résidant au 3 rue des Poirées des Grés à Paris, il est signalé dans L’Almanach social pour l’année 1841 comme travailleur appartenant à l’Ecole sociétaire. Il est parmi les trente-trois signataires de l’appel « aux masses » (l’ « Appel de disciples de Fourier ») lancé le 21 janvier 1840 par le comité parisien constitué autour du journal Le Nouveau monde. Cet appel, destiné à une « souscription universelle pour la fondation du premier phalanstère », vise également à l’organisation d’une centre de l’Union et d’un comité de souscription dans chaque ville de province et de l’étranger. On lit dans cet appel : « Mettons-nous à l’œuvre, et le phalanstère surgira. ». Il est tout naturellement parmi les premiers souscripteurs au projet de réalisation d’un premier phalanstère d’enfants et verse 2,60 francs en janvier 1841. Il signe également comme membre du comité de la souscription, l’appel du 20 mars 1840 paru dans Le Nouveau monde faisant état de l’avancée de l’organisation et de la propagande auprès des classes populaires. Dans Le Nouveau Monde du 21 juin 1840, son nom apparaît aussi sur la liste de souscripteurs en vue de la création d’une publication dissidente non périodique.
Réalisateur, Laurent Bénistant appartient au groupe de l’Union industrielle qui tente de fonder un phalanstère au Brésil. Il abandonne la colonie déliquescente de Sahy dirigée par Mure, peu de temps avant sa réunification avec celle du Palmitar conduite par Derrion et le passage des deux groupes sous la direction de ce dernier. Il s’installe à Rio de Janeiro le 28 novembre 1843. Il participe à l’activité du noyau fouriériste qui s’y constitue à partir d’avril 1846 autour de Michel Derrion. Bénistant vit de son activité d’horloger, 122 rua do Hospício. En 1856, son épouse ouvre une fabrique de café moulu, 62 rua dos Latoeiros.


Jean-Claude Sosnowski

Dernière mise à jour de cette fiche : janvier 2015

Ressources

Sources

Almanach social pour l’année 1841, Paris, Librairie sociale (1840), pp. 157-168 et p. 172 (en ligne sur le site de la Bibliothèque virtuelle de l’Université de Poitiers, Les Premiers socialistes).
« Règlement du comité de la souscription universelle pour la fondation du premier phalanstère », Le Nouveau monde, 21 janvier 1840, p. 3.
« Propagande populaire. Bal pour la souscription phalanstérienne », Le Nouveau monde, 1er mars 1840, p. 2.
Le Nouveau Monde, 21 juin 1840.
« Appel publié dans Le Nouveau Monde du 21 mars 1840 » in Jean Journet, Cris et soupirs par Jean Journet, disciple de Fourier, précédé d’un résumé de sa théorie, 1e série, Bruxelles, Librairie Belge-française, 1840, p. 18-21 (en ligne sur Google livres).

Bibliographie

Laurent Vidal, Ils ont rêvé d’un autre monde, Paris, Flammarion, 2014, p. 275, p. 280 et p. 312.


Index

Lieux : Paris, Seine - Rio de Janeiro, Brésil - Sahy ou Sai (São Francisco do Sul, Santa Catarina), Brésil

Notions : Colonisation - Enfance - Phalanstère - Union harmonienne

Pour citer cette notice

SOSNOWSKI Jean-Claude, « Bénistant, Laurent », Dictionnaire biographique du fouriérisme, notice mise en ligne en mai 2009 : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article666 (consultée le 5 octobre 2017).

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