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Informations diverses

2007 / n° 18 |  décembre 2007



Pour citer ce document

, « Informations diverses  », Cahiers Charles Fourier , 2007 / n° 18 , en ligne : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article541 (consulté le 19 novembre 2017).

Texte intégral

Vingt ans après... Retour sur la genèse de l’Association d’études fouriéristes

En mars 1983 le Syndicat d’Initiative de Lure organisa une exposition consacrée à mon arrière-grand-oncle Pierre-Joseph Desault (1738-1795), chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu de Paris. À cette occasion, je découvris qu’une de ses petites-nièces n’était autre que Clarisse Vigoureux (1789-1865), la première disciple de Fourier, belle-mère de Victor Considerant. Voilà ce qui m’amena à m’intéresser au fouriérisme. Je fus étonné d’apprendre en 1987 que le 9 octobre, le jour même du 150e anniversaire de la mort de Fourier, Gaston Bordet avait organisé à Besançon un colloque Proudhon. J’envoyai au journal local une lettre de réprobation, lettre qui fut communiquée à Gaston. Il m’appela aussitôt au téléphone et me proposa de créer une société des Amis de Fourier. Ma lettre dans L’Est-républicain avait été remarquée aussi par Louis Ucciani, qui attira l’attention de Chantal Guillaume, alors ma collègue à la médiathèque de Besançon. C’est ainsi que nous partîmes à quatre - comme les Trois Mousquetaires. Nous fûmes rapidement rejoints par Jean Fornasiero, Peter Hambly, Jacques Thbaut dont j’avais fait la connaissance à un colloque sur les socialismes français (ENS, mars 1986) et qui m’avait mis en relation avec Jonathan Beecher. Vinrent aussi Maurice Agulhon, Dan Berindei, Michel Cordillot, Ronald Creagh, Ceri Crossley, Simone Debout, Alain Faure, Mirella Larizza-Lolli, Roberto Massari, James Pratt, Francis Sartorius, René Schérer, Michael Sibalis, André Vergez et bien d’autres. La première Assemblée générale - constitutive - de l’association eut lieu à la médiathèque de Besançon le 11 mars 1988. Nous étions neuf. Edgar Faure et André Vergez furent élus présidents d’honneur, Gaston Bordet président, Chantal Guillaume secrétaire, et je fus élu trésorier. Louis Ucciani et Chantal Guillaume ayant le projet de consacrer un numéro spécial de leur revue Luvah à Charles Fourier, nous décidâmes d’y collaborer, ce qui fut fait en février 1989. Le premier numéro des Cahiers Charles Fourier parut en 1990 avec des articles de Gaston Bordet, Jacques Thbaut, François Sicot, Ceri Crossley, Michael Sibalis et de moi. En 1993, l’Association fut partie prenante dans l’organisation à Arc-et-Senans, Salins et Besançon du colloque « Fourier, fouriérisme(s) et fouriéristes », pour le centenaire de la mort de Considerant. En cette année 2007, nous publions notre 18e numéro des Cahiers. Nous espérons continuer longtemps encore avec votre collaboration. À venir en 2008 : les bicentenaires de la naissance de Considerant et de la Théorie des quatre mouvements. En 2009 : les 175e anniversaires de Destinée sociale de Considerant et de Parole de Providence de Clarisse Vigoureux, etc., etc.

Jean-Claude Dubos

Cahier 19 : Victor Considerant

Nous renouerons en 2008 avec la tradition des numéros thématiques : le numéro 19 des Cahiers (parution en décembre 2008) sera centré sur Victor Considerant, né en 1808. Merci de nous faire parvenir avant le 1er mars 2008 vos propositions de contribution en 5000 signes environ, espaces compris.

Assemblée générale de Lyon, avril 2008

La prochaine Assemblée générale de l’Association d’études fouriéristes se déroulera le samedi 19 avril 2008 à Lyon, sur les pentes de la Croix-Rousse, dans les locaux du Cedrats. Il suffit de développer l’acrostiche pour comprendre les raisons qui ont déterminé notre choix : le Cedrats est le Centre de Documentation et de Recherche sur les Alternatives Sociales  ; de plus, ce centre est dédié à la mémoire d’un croix-roussien célèbre et fouriériste que nous avons déjà croisé au fil de nos pages : Michel-Marie Derrion (Lyon 1804 - Rio-de-Janeiro, 1850). Derrion, « en 1835, avec l’appui des milieux mutualistes lyonnais naissants ouvrit plusieurs magasins sous l’insigne Au commerce véridique et social », son objectif, poursuit Mimmo Pucciarelli, actuel animateur du Cedrats, était « de résoudre immédiatement la question sociale par la mise en vente de bons produits à juste prix, en pensant aux plus démunis » soit... aux canuts qui peuplaient les pentes de la Croix-Rousse.

Outre maintenir vivante et d’enrichir cette mémoire patrimoniale historique et sociale, le but du Cedrats est de contribuer et encourager les expériences actuelles visant à rendre nos sociétés plus libres, égalitaires et démocratiques... Il est vrai que le cédrat Citrus Médica L. s’il n’est pas comestible est utilisé comme parfum, condiment, confiserie et plante médicinale - en particulier considéré par les anciens comme anti-poison...

Cedrats, 27 montée Saint-Sébastien, 69001 Lyon, 04-78-29-90-67 (A-M).

Les informations utiles pour participer à l’AG 2008 vous sont communiquées sur le feuillet volant joint au Cahier.

Michel Guet

Le site Fourier (1) : le « A » du Dictionnaire !

L’AEF a entrepris en association avec le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, le fameux Maitron, de constituer un Dictionnaire biographique du fouriérisme et de le mettre à disposition de tous. Le travail ne fait que commencer, et comme les Académiciens, nous attaquons par la lettre A. Mais nous avons la ferme intention d’aller plus vite qu’eux ! N’hésitez pas à vous mettre en contact avec nous si vous avez des remarques ou si vous souhaitez contribuer. Pour accéder au Dictionnaire : sélectionnez la rubrique « Ressources » sur la page d’accueil du site, puis l’entrée « Biographies » en bas à gauche de la rubrique.

Adresse :
http://www.charlesfourier.fr/rubrique.php3?id_rubrique=75

Le site Fourier (2) : une référence dans l’Album des sciences sociales

Voici ce qu’on peut lire dans l’Album des sciences sociales, consultable sur le site revues.org : « Le site de l’association d’études fouriéristes comporte de nombreuses informations sur Charles Fourier, philosophe utopiste du XIXe siècle, et sur ses disciples. La présentation est soignée et l’index détaillé constitue un très bon instrument de recherche. Le site comporte des liens vers les œuvres de Fourier, met en ligne des actes de colloques (format audio) et - surtout - donne accès à la plupart des anciens numéros des Cahiers Charles Fourier, revue publiée depuis 1990 (notice rédigée par Thierry Anjubault, actualisée le lundi 22 mai 2006).

Adresse :
http://album.revues.org

Le site Fourier (3) : contribuer

Ce qui précède montre que charlesfourier.fr poursuit sa croissance. Il permet de faire connaître nos activités en général, les Cahiers en particulier. Il s’enrichit sans cesse, grâce notamment aux efforts de Pierre Mercklé. N’hésitez pas à le visiter, à le faire connaître autour de vous, à contribuer, à proposer des idées pour ses développements à venir.

Le cube, la cage de verre et la céladonie [1]

Parmi les philosophes Fourier apparaît comme un cas unique. Il est en effet le seul qui ait su inspirer une production artistique qui de son vivant à aujourd’hui n’a jamais cessé. De Courbet à Ottin, d’Ottin à Breton, de Breton à Filliou ou à Debord, se déploie une ligne esthétique qui pourrait être vue comme la trame cachée de la contemporanéité. Là où Greil Marcus parle d’une République invisible, à partir de l’œuvre de Bob Dylan, nous pourrions, nous, parler d’une Répoétique du même type, à partir de l’œuvre de Fourier. En tout cas cette conjonction d’une production esthétique et d’un système théorique, sans doute initiée dans la forme même de ce système plutôt théorico-poétique que purement conceptuel, est véritablement exceptionnelle. Seuls les fondateurs de religion comme Bouddha ou le Christ sauraient rivaliser. La singularité de la conjonction permet de dégager les fondements d’une esthétiké qui pourrait bien être la part invisible de ce qui s’est déployé d’images. Marcadé note dans ce qu’il nomme « l’hypothèse Fourier‑Roussel-Jarry [2] », l’importante influence de ces trois écrivains sur la production artistique contemporaine. Fourier dans cette triade tient le cap d’une philosophie qui s’imposerait à l’esthétiké. Les schèmes multiplicateurs qui constituent la trame de sa rationalité, là où la raison traditionnelle agit par rabattement, permettent la cohérence dans le disparate. L’art contemporain s’y retrouve. Cette proximité fait d’autre part que l’éditeur actuel des œuvres complètes de Fourier est un Centre d’art (Les Presses du Réel, liées au Consortium de Dijon) et que le maître d’œuvre en est un intellectuel-artiste, à savoir Michel Giroud.

Trois pièces récentes permettent d’approcher la compréhension du rapprochement de l’art à Fourier. Mais, auparavant, quelques données d’histoire récente. Lors d’un colloque qui s’est tenu à la Sorbonne à l’orée des années 80, l’idée fut lancée de travailler à rétablir un monument sur le socle vide de la statue de Fourier de la place Clichy, à Paris. La statue avait été déboulonnée et fondue par l’armée d’occupation allemande. En Mai 68, des étudiants des beaux-arts et des situationnistes avaient posé sur ce socle une réplique en plâtre qui fut très vite déposée par les CRS. On peut voir dans le dernier numéro de l’Internationale Situationniste (1969) une photographie de cette pièce. D’autres images de l’événement sont publiées dans un livre récent de Clark et Nicholson-Smith [3], deux anciens situationnistes. Depuis le socle était vide. En avril dernier, le collectif Aéroporté dont le programme « Embrèvement » consiste en « l’installation illicite d’œuvres en milieu urbain », décide de l’investir. Depuis, une cage de verre, façon cabine téléphonique, l’habite. Jusqu’au prochain déboulonnage ! C’est elle qui orne notre présente couverture. Cette pièce non signée a le mérite de s’être imposée comme une évidence sur ce socle. Un escalier permet au passant de prendre place au cœur de la cabine, d’être à la fois le regardeur et l’occupant. Cela fonctionne comme un pied de nez très fouriériste où tout un chacun devient le statufié, mais aussi où la vie réinsuffle ce qui trop souvent n’est que de la mort figée. Un monument vivant en lieu et place du vide et du rejeté, vous et moi en lieu et place de Fourier. On comprendra que cette proposition n’ait pas l’agrément des autorités qui soudain, encore une fois, se sentent dépassées. Et quoi donc ! Cela ne ressemble en rien à ce que l’on voit habituellement dans les foires et dans les Centres d’art ! Ce n’est pas ce qu’ils entendent en guise d’hommage ! Et d’ailleurs en quoi quelqu’un qui s’intéresse à Fourier aurait-il son mot à dire ? Il s’agit de solliciter de l’art et non pas de s’y soumettre ! Attendons donc le prochain déboulonnage !

Nous ne verrons que le énième rejet dans ce déjà vieux projet initialement porté par René Schérer, aujourd’hui aux mains des experts de l’art contemporains qui d’année en année, font plancher des artistes et n’en retiennent aucun. Ce qui fait que bon an mal an, un projet naît régulièrement autour de Charles Fourier. À la foire de Londres et à la Fiac de l’an dernier a été présentée la réalisation non retenue de Liam Gillick. Cette pièce est actuellement montrée par le Centre d’Art Mobile de Besançon au musée de cette même ville. En écho à cette réalisation qui atteint un certain degré de finesse et de perfection dans la compréhension du discours fouriériste, je me souviens d’avoir lu dans un blog, le moment d’une rencontre où le blogeur accoudé au bar d’un café de New York, rencontre Liam Gillick (dont il ignorait tout) qui se demandait entre deux verres ce qu’il pourrait bien faire pour honorer cette commande ! L’artiste semblait dépité, son travail est lumineux. Un cube de 1m3. Là où on aurait pensé sphère, Liam Gillick pose un cube. Et loin du contresens c’est une lecture nouvelle qui s’ébauche. Le modèle habituel de Fourier est Newton et ses lois sur l’équilibre céleste ; en posant ce cube Liam Gillick nous ramène sur terre et à la nature des problèmes qui s’y posent. Le cube, dont cinq des six faces sont des structures évidées de couleurs vives et diverses, nous renvoie à un lego géant, en tout cas à un jeu d’enfant. Les problèmes du monde sont un jeu d’enfant ! La proposition qui évidemment semble absurde à notre raison, tant de grands, gros et bien faits cerveaux se casseraient-ils les dents sur ce qu’un enfant résoudrait si facilement ? Non, dit notre raison, pas si sûr, dit Fourier. L’enfance est l’état d’humanité retrouvé par Fourier ; plus loin que les pédagogues, plus loin que Rousseau, Fourier redéfinit l’enfance comme l’état d’humanité où l’homme traversé par les forces de vie réinvente le monde. Les écoles cassent l’inventivité de la vie. Liam Gillick perçoit l’enjeu et sa construction se donne alors à voir comme une proposition de construction que les enfants sauraient réinterpréter, jusqu’à atteindre le but. De celui-ci, la sixième face, en aluminium blanc, donne l’idée. Un texte obscur et poétique, qui se lit à la fois comme un paysage et comme une épopée, comme un manque et comme un appel, une tension. Tout Fourier tient dans un cube d’enfant orienté par la force du poème. Celui, en mode d’emploi, d’un jeu d’enfant encore, de toute vie tout aussi certainement. Qu’est-ce que cela dit ? On laisserait bien volontiers au lecteur le soin de devenir spectateur et d’y aller voir... « This is not the location of a monument but merely a marker, a place of departure and return ». De ce lieu donc qui n’est pas ce qu’il dit être (monument, hommage et tout le reste), mais un lieu de départ et de retour. Rien que ceci, un lieu de départ et de retour, pose l’intérêt. Les fantasmes de voyages ont toujours été d’être sans retour, ici on retrouve quelque chose de l’Odyssée. On part pour revenir. Le texte de Liam Gillick précise la logique de ce voyage à faire. Celui-ci, d’après Fourier, pourra-t-il nous dire quelque chose de l’époque ?

Dans un autre registre Swetlana Heger a, de même, à sa façon, répondu à une demande semblable. De Fourier, elle retiendra la logique des passions, comment l’amour multiplie et redistribue les gens. Céladonie, terme puisé chez Fourier, décrit une phase de l’amour compris dans sa pureté. Le cinéma de Rohmer réactualise le mot et en livre une possible origine. Fourier avait-il lu L’Astrée ? Subsiste que Swetlana Heger a bien senti que tout se joue dans la logique amoureuse plus que dans celle de la sexualité. Nous ne sommes pas dans une pornographie, mais dans un appel vers autre chose. Alors ici encore nous serions conviés à un voyage en deçà de notre monde. Là où le nôtre dit pornographie c’est Céladonie qui se profile comme l’autre bout du voyage. La pièce a déjà été montrée à Besançon lors de l’assemblée générale de l’AEF. Il s’agit d’une enseigne lumineuse de près de trois mètres où le mot Céladonie s’écrit entre une guirlande d’ampoules. Elle sera exposée dans la rétrospective que le Centre d’Art Mobile consacre à l’artiste à Dole (39) la saison prochaine et elle est pressentie pour devenir l’enseigne de la Galerie d’art contemporain de la ville de Besançon.

Cette accroche de l’art à la philosophie présente une singularité certaine. On voit dans les deux cas comment l’artiste ne se positionne pas en sous-philosophe tenant un discours bavard sur les choses, mais en lecteur fin, qui sait soit trouver le concept-image (céladonie) soit la construction (le cube, la cage de verre) qui permettent de redynamiser ce qui pourrait être éteint. Subsiste la question de savoir pourquoi cela ne semble possible qu’avec Fourier. Quelle est la magie de son texte ? Réponse, alors que tous les philosophes ont participé à la marche logique qui a conduit le monde à devenir ce qu’il est : seul dans le panthéon de la philosophie, Fourier a parlé une langue autre, lui seul a testé une autre raison, celle-ci est un réceptacle non utilisé par le monde, de possibles en attente où chacun d’entre nous peut à loisir puiser en vue d’un autre monde.

Louis Ucciani

Une mine d’utopies : le site de Michel Antony

Année après année, inlassablement, Michel Antony nourrit et complète un des sites les plus riches qui soient en matière d’utopie : « Ressources sur l’utopie, sur les utopies libertaires et les utopies anarchistes ». Pour le parcourir dans toutes ses composantes, il vaut la peine de prendre son temps car il y a là matière à livres entiers. Un travail considérable et une connaissance approfondie de son sujet coexistent chez Michel Antony avec une inaltérable curiosité d’esprit. Le site, très accueillant aux remarques et aux apports des uns et des autres, est fondé sur l’idée d’un partage des savoirs. Il n’est pas si fréquent, soit dit en passant, qu’un chercheur mette à disposition du public, sans condition (sauf la mention du site, bien entendu), le produit de ses réflexions. La mine a plusieurs entrées : une « introduction sur les utopies et les utopistes comtois » (I) ; « pourquoi un dossier sur le thème des utopies ? » (II) ; « les libertaires, les anarchistes et les utopies - analyses et documents » (III) ; « comptes rendus et informations diverses sur l’utopie » (IV) ; « bibliographies complémentaires sur les mouvements anarchistes et les utopies libertaires [dans le monde entier ! ], sur quelques penseurs et théoriciens libertaires » (V) ; « ‘Quitter son point de vue’ : quelques utopies anarcho-littéraires d’il y a un siècle, par Caroline Granier » (VII). Dans chacune de ces parties, les galeries sont innombrables. Quelques exemples : en I, une remarquable bibliographie fouriériste sans cesse actualisée ; en II les références de dizaines de rencontres liées aux utopies entre 1972 et aujourd’hui ; en III des développements passionnants sur des « utopies libertaires tentées, expérimentées ou réalisées » (des « utopédagogies », par exemple).

Adresses :

- http://artic.ac-besancon.fr/histoire_geographie/new_look/Ress_thematiq/
thematiq/utopies.htm

- http://missiontice.ac-besancon.fr/hg/grenier/Autres/Utopies/utopies.htm

Thomas Bouchet

Sur internet, découvrir Condé-sur-Vesgre, découvrir Guise

« La Colonie... un nom provocateur par les temps qui courent, mais qui rappelle le projet inédit de ceux qui, depuis 1830, ont cherché à établir les bases d’une société humaine où régnerait l’harmonie ». Le site de la Colonie de Condé-sur-Vesgre, plaisant et instructif, est structuré en trois rubriques principales : « Une riche histoire » ; « La nature à une heure de Paris » ; « Un mode de vie original ». On y trouve de nombreuses mises au point très pratiques, et les actes du colloque de Condé (avril 2006).

Adresse :
http://la.colonie.free.fr

Le site « Le familistère de Guise, une utopie réalisée » est en tous points remarquable : très bien conçu, très bien réalisé, régulièrement actualisé, il présente un lieu exceptionnel, son histoire, ses activités, les projets qui s’y déploient. Il permet de comprendre l’originalité et l’actualité de l’expérience tentée et réalisée par Godin au XIXe siècle. Des ressources de grande qualité, textes et images, sont mises en ligne. Le site prépare efficacement l’indispensable visite du familistère picard.

Adresse :
http://familistere.com





Notes

[1Une version de ce texte est parue dans le numéro d’octobre 2007 de La Res Poetica, journal fondé et dirigé par Laurent Cauwet.

[2. Art Press 2, n° 1, Mai 2006. Voir aussi L. Ucciani, « La Farce de l’art », Cahiers Charles Fourier, 2006.

[3. Clark, Nicholson-Smith. Pourquoi l’art ne peut pas tuer l’Internationale Situationniste. Marseille, EEE éditions, 2006.



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