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Thomas Bouchet , Astrid Léger  |  mise en ligne : février 2008

Barse, Jules


Né en 1812, mort en 1878 à Neuilly-sur-Seine. Chimiste et toxicologue, pharmacien, directeur des Eaux de Chatelguyon, membre actif du groupe phalanstérien du Puy-de-Dôme sous la monarchie de Juillet


Jules Barse est un proche d’Orfila, professeur de médecine légale à la Faculté de Paris, qui vient de poser les fondements de la toxicologie. Il intervient es qualités dans de retentissants procès au cours des années 1840-1855. Domicilié à Riom vers 1840 (24 rue Bergère) puis à Clermont-Ferrand (rue Saint-Louis), il préside le club républicain de Riom au printemps 1848. Il est délégué du Puy-de-Dôme au congrès phalanstérien d’octobre 1848. Il fait ensuite à Guillerault un compte rendu des travaux et des orientations adoptées. Il est un partisan ardent de l’entrée de l’Ecole dans le combat politique, à la tête du mouvement populaire. Persuadé que l’horizon garantiste est insuffisant, il se prononce pour une réalisation totale du phalanstère. Selon Robert Schnerb, Barse se tourne ensuite vers le « napoléonisme ».


Thomas Bouchet
Astrid Léger

Dernière mise à jour de cette fiche : février 2008

Ressources

Œuvre

Chatelguyon et ses eux minérales, Riom, 1840.
Des farines considérées sous le rapport de l’alimentation ; des fraudes opérées sur ces denrées, des moyens de les reconnaître et de les prévenir, Clermont-Ferrand, 1846.
« Du criterium de la vérité toxicologique. Manuel de la cour d’assises dans les questions d’empoisonnements », La Presse judiciaire, 7 juin 1845.
(avec Orfila) Manuel de la cour d’assises dans les questions d’empoisonnement, Paris, 1845.
(avec A. Chevallier) Manuel pratique de l’appareil de Marsh, 1843.
« Mémoire sur l’application de la toxicologie des propriétés électrochimiques des corps, ou substitution de la pile à courants constants aux procédés analytiques actuellement employés en matière d’empoisonnement. », Courrier du Centre, 24 novembre 1842.
Barse est également rédacteur d’une revue de science médicale.
Il écrit dans plusieurs revues médicales dont La Gazette médicale et L’Union médicale, dans Le Journal de l’Eclairage au gaz, dans le Journal de chimie.

Sources

Archives départementales du Puy-de-Dôme, T374, lettre de Guillerault à Mancel, 26 octobre 1848.
Annuaire illustré du département du Puy-de-Dôme, 1849.
La Presse judiciaire, 27 juin 1840, 9 juillet 1842.

Bibliographie

Dictionnaire de biographie française.
Louis Figuier, Année scientifique, XXII, p. 514-515.
Astrid Léger, « Le fouriérisme en Puy-de-Dôme de la monarchie de Juillet au coup d’Etat du 2 décembre 1851 : enjeux et conséquences des logiques de production/réception d’une pensée critique », mémoire de maîtrise d’histoire, université de Clermont-Ferrand, 2004, 543 p.
Astrid Léger, « La boucherie sociétaire de Clermont-Ferrand (1851) », Cahiers Charles Fourier, 15, 2004, p. 19-37.
Robert Schnerb, « La Seconde République dans le Puy-de-Dôme », La Révolution de 1848 et les révolutions du XIXe siècle, CXVII, août 1926.


et sur ce site...

Astrid Léger La boucherie sociétaire de Clermont-Ferrand (1851)
Le fouriérisme au sein d’une expérimentation sociale montagnarde
Cahiers - 2004 / n° 15 - décembre 2004
résumé | article en texte intégral


Index

Lieux : Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme - Riom, Puy-de-Dôme

Notions : Politique - République - Sciences

Pour citer cette notice

BOUCHET Thomas, LéGER Astrid, « Barse, Jules », Dictionnaire biographique du fouriérisme, notice mise en ligne en février 2008 : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article456 (consultée le 11 décembre 2017).

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