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La farce de l’art

Louis Ucciani  |  2006 / n° 17 |  décembre 2006



Résumé

Alors que les étudiants sont dans la rue les artistes participent sans états d’âme à une exposition à la gloire du Premier ministre. En même temps, dans le magazine Art Press paraît un article montrant en quoi l’art contemporain français s’inscrit dans une tradition littéraire dénommée l’Hypothèse Fourier-Roussel-Jarry. L’influence de Fourier revendiquée par des artistes imposait un détour par les textes. Il est d’emblée remarquable que Fourier ne peut penser l’être artiste que dans une réflexion plus générale sur l’économie et ce qu’il nomme vrai et faux libéralisme. L’artiste devient l’illustration des méfaits du faux libéralisme et doit attendre son salut de l’avènement du vrai libéralisme qui lui apportera vraie fortune et vraie gloire. L’usage par les artistes contemporains de la référence à Fourier est un simulacre d’engagement, tant qu’ils n’interrogent pas leur propre statut et n’explicitent pas d’où ils s’expriment.

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Notions : Art

Pour citer ce document

UCCIANI Louis , « La farce de l’art  », Cahiers Charles Fourier , 2006 / n° 17 , en ligne : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article359 (consulté le 28 août 2019).


Louis Ucciani

Louis Ucciani enseigne la philosophie à l’Université de Franche-Comté. Il collabore depuis leur création aux Cahiers Charles Fourier. Ses axes de recherche récents interrogent la genèse et la structure de l’art contemporain. Il a notamment publié Charles Fourier ou la peur de la raison (Paris, Kimé, 2000) ou encore de Saint-Augustin ou le livre du Moi (1998). Dernier ouvrage paru : Le geste du peintre (2003).


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