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MOLLIER Pierre : « Fouriérisme et Franc-maçonnerie » (2005)
in Une fraternité dans l’histoire, les artistes et la Franc-maçonnerie aux XVIIIe et XIXe siècles, Catalogue de l’exposition, Besançon, Musée des Beaux-Arts, 2005, pp. 97-100

Jean-Claude Dubos  |  2005 / n° 16 |  décembre 2005



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Notions : Franc-maçonnerie

Pour citer ce document

DUBOS Jean-Claude , « MOLLIER Pierre : « Fouriérisme et Franc-maçonnerie » (2005). in Une fraternité dans l’histoire, les artistes et la Franc-maçonnerie aux XVIIIe et XIXe siècles, Catalogue de l’exposition, Besançon, Musée des Beaux-Arts, 2005, pp. 97-100  », Cahiers Charles Fourier , 2005 / n° 16 , en ligne : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article297 (consulté le 14 décembre 2017).

Texte intégral

A notre connaissance, il n’existe aucune étude sur ce sujet et c’est la raison pour laquelle nous consacrons ce compte rendu aux quelques pages au demeurant très denses, peut-être prémices d’un travail plus approfondi, que lui a consacrées M. Pierre Mollier, archiviste du Grand-Orient. M. Mollier ne cite pas les assertions hasardeuses de Maurice Lansac, malheureusement reprises par André Breton dans son Anthologie de l’humour noir, selon lesquelles la Théorie des quatre mouvements serait issue de conférences données par Fourier dans les loges lyonnaises, mais il cite ses amis francs-maçons Jean-Baptiste Gaucel et Aimé Martin. Comme Jonathan Beecher, il pense que c’est ce dernier, chirurgien éminent, qui a inspiré à Fourier le chapitre « Première démonstration de la Franc-maçonnerie et de ses propriétés encore inconnues » qui figure dans la Théorie des quatre mouvements et où Fourier déclare : « La Franc-maçonnerie est un diamant que nous dédaignons sans en connaître le prix. » Fourier lui-même n’a pas été franc-maçon, mais M. Mollier cite un certain nombre de ses disciples, tout d’abord Considerant, initié à Metz en juillet 1832, comme il l’écrit alors à Clarisse Vigoureux, et Edouard de Pompéry qui en 1837, à la loge de Brest « Les Elus de Sully », décide de former une commission pour s’occuper des doctrines phalanstériennes. A la même époque, à Paris, le Vénérable de la loge « La Clémente Amitié » Louis-Théodore Juge, proclame : « Soyons justes avec Fourier comme Fourier s’est montré juste avec la maçonnerie. » Parmi les francs-maçons fouriéristes, M. Mollier cite encore un ami de Courbet, Jean-Pierre Mazaroz, et Théodore Courbeaux. Mais il y en eut bien d’autres, Allyre Bureau, François Cantagrel, François Coignet... Dans le même catalogue figure un autre article d’Anne-Charlotte Perré, « Le cercle franc-maçon de Jean Gigoux ». Elle y cite Cantagrel, mais pas Considerant que Gigoux a peint trois fois, notamment dans L’Atelier du peintre qui est au musée de Besançon, et qui est représenté dans cette exposition par un buste conservé au musée du Temps à Besançon, de même qu’un très beau portrait de Just Muiron attribué à Jean Gigoux. On y voit aussi le portrait de Fourier par Gigoux (musée des Beaux-Arts de Besançon) et celui de Mazaroz par Courbet (musée de Lons-le- Saunier). L’exposition sur la Franc-maçonnerie se tiendra au musée des Beaux-Arts de Besançon jusqu’au 30 janvier 2006.


Jean-Claude Dubos

Jean-Claude Dubos

Ancien élève de l’Ecole nationale des Chartes, Jean-Claude Dubos était bibliothécaire en retraite (médiathèque de Besançon). Il a préfacé Parole de Providence, de Clarisse Vigoureux (1993) et il est l’auteur de Victor Hugo et les Francs-Comtois (2002). Il a été l’un des membres fondateurs de l’Association d’études fouriéristes. Il est décédé en 2013.


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