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Site internet de l’Association d’études fouriéristes et des Cahiers Charles Fourier

Fugère, (Joseph) Henri (François)
Article mis en ligne le 19 mars 2025

par Desmars, Bernard

Né le 16 juillet 1801 à Paris (Seine), décédé le 18 juillet 1854 à Paris. Ouvrier graveur-ciseleur-estampeur, puis fabricant de métaux, graveur. Proche de Fourier dans les années 1830, propagandiste de la théorie sociétaire dans les milieux populaires, fouriériste dissident à la fin de cette décennie, candidat aux élections législatives en avril et juin 1848.

Henri Fugère est le fils d’un ouvrier [1]. Lui-même est d’abord ouvrier ciseleur-estampeur. Il se marie en 1828 avec Ernestine Girault ; le couple a cinq garçons et quatre filles [2]. Vers 1830, Henri Fugère a sa propre entreprise ; il se livre dans les années suivantes à des recherches sur le zinc estampé et sur le cuivre estampé, qui lui valent diverses récompenses de la part de la Société pour l’encouragement de l’industrie nationale et lors des Expositions des produits de l’industrie de 1831 et 1839 [3].

Un ami de Fourier

Peut-être a-t-il d’abord été saint-simonien [4] ; mais au plus tard en 1832, il est fouriériste et réfléchit à la condition ouvrière et à l’organisation du travail. Il présente « au ministre de l’Agriculture et du Commerce (d’Argout) un projet sur l’association des ouvriers et patrons » [5]. Toujours en 1832, chaque samedi soir, après le travail, il organise une réunion, à laquelle participent principalement des ouvriers, mais aussi leurs femmes ; selon Émile Souvestre, « il discut[e] avec eux les questions les plus avancées de la science sociale. Chacun expos[e] les solutions qu’il [a] trouvées dans ses lectures ou ses méditations, ou cherch[e] les conditions normales de l’activité humaine sur le terrain du travail » [6] ; selon Just Muiron, il fait « une sorte d’enseignement sur le Nouv. m. [Nouveau Monde] » [7]. Quelques personnes extérieures au monde ouvrier peuvent aussi assister à ces séances, comme Charles Nodier, bibliothécaire de l’Arsenal qui y amène Pierre-Simon Ballanche [8]. Selon Muiron, les deux hommes y seraient assidus ; et Fourier, Abel Transon et Victor Victor Considerant s’y seraient rendus le 15 septembre 1832 [9].

Ces séances sont interrompues « sur ordre » [10], c’est-à-dire sur intervention des autorités. Toujours en 1832, il rédige pour Le Phalanstère un article sur l’organisation du travail afin de montrer les bénéfices que les « séances courtes et variées » apportent à l’exécution d’un objet dans un atelier [11]. S’il ne semble pas avoir durablement résidé à Condé-sur-Vesgre, il est néanmoins en relation avec ceux qui construisent le premier phalanstère : en 1833, il est appelé sur les lieux, apparemment pour apaiser les tensions qui y règnent [12].

Il est très proche de Charles Fourier, chez lequel il semble avoir l’habitude de se rendre [13], parfois avec Nicolas Giot ou Raymond Brucker [14]. Et selon le témoignage de Charles Pellarin, « dans les dernières années de sa vie, [Fourier] allait volontiers s’asseoir à la table de l’ouvrier Fugère » [15]. Au lendemain du décès du « Maître », Henri Fugère se rend chez le défunt et emporte une canne en son souvenir, ce que regrette son condisciple Dominique Bazaine [16]. En 1839, à l’occasion du second anniversaire de la mort de Fourier célébré au cimetière Montmartre, « M. Fugère, connu par les services qu’il a rendus à la science sociale, termine cette solennelle manifestation en exprimant, les larmes aux yeux, les douleurs que ressentent ceux des disciples, qui, dans notre Maître, ont perdu un ami particulier » [17].

Fouriériste dissident

Henri Fugère a d’abord entretenu de bonnes relations avec Victor Considerant et avec les dirigeants de l’École sociétaire et de La Phalange  ; il signe avec Allyre Bureau, en juillet 1836, un article dans le périodique fouriériste sur l’exposition de l’industrie à Paris en 1836 [18].

Fugère et Considerant sont tous les deux méfiants envers les initiatives de François-Victor-Stanislas André, fondateur en 1835 de L’Écho phalanstérien, et qui, en 1836, envisage la création de la société « Le Sociantisme, union des agents producteurs : capital, travail et talent ». Cette initiative est discutée au sein de l’École sociétaire. Fugère écrit à Considerant :

Vous m’écrivez que monsieur André est chargé de retoucher son projet. Je suis plus difficile que vous. Je crois M. André tout à fait incompétent pour ce travail. Et désire comme vous que tout soit pesé et examiné comme il convient en la matière.

M. André me fait l’effet d’un farceur qui veut se servir du manteau de Fourier, ce qu’il faut empêcher [19].

Mais Henri Fugère, dans une autre lettre adressée à Victor Considerant, souhaite que l’École sociétaire s’engage dans un projet concret et propose le lancement d’une souscription ; les premiers fonds serviraient au cautionnement du journal La Phalange, dont la publication a commencé quelques jours avant l’envoi de cette lettre.

Tout enfin marcherait vite, l’émulation et l’esprit de corps aidant.

Secondé par chacun de nous comme vous pourrez l’être, il ne dépend, j’ose l’affirmer, que de vous que l’affaire s’engage d’une manière solide [20].

Mais Fugère s’éloigne bientôt de Considerant ; en août 1837, il fait partie des signataires – avec Hugh Doherty, Édouard Ordinaire et Eugène Tandonnet – d’un appel lancé « aux phalanstériens » qui critique l’absence d’une véritable organisation rassemblant les disciples de Fourier, et le caractère autoritaire de Victor Considerant [21] ; les quatre hommes qui constituent la « commission préparatoire de l’Institut sociétaire » veulent « rallier toutes nos forces éparses, afin qu’elles ne restent pas inactives, mais qu’elles concourent unitairement au but supérieur que nous poursuivons » [22] :

L’Institut sociétaire est fondé pour établir un lien entre tous les hommes qui ont accepté la science sociale découverte par Charles Fourier et ceux qui l’accepteront à l’avenir ; assurer, par le concours de tous, la propagation de la science, lui donner les développements et les applications qu’elle peut recevoir dès aujourd’hui, et réunir tous les éléments indispensables à la fondation d’un essai [23].

Une réunion est organisée le 31 juillet 1837 entre les quatre membres de la commission préparatoire, Charles Fourier et Victor Considerant, qui repousse les propositions des dissidents. Ceux-ci publient une brochure dans laquelle ils rendent compte de la rencontre [24]. Les amis de Victor Considerant répondent dans une Lettre confidentielle [25], à laquelle répliquent les quatre membres de la Commission préparatoire [26]. Mais la commission préparatoire et son projet d’Institut sociétaire sont abandonnés.

Dans les années suivantes, Fugère fréquente le groupe dissident du Nouveau Monde, qui, animé par Jean Czynski, s’efforce de s’adresser aux classes populaires et promeut la réalisation d’associations d’inspiration phalanstérienne. Ce groupe publie l’Almanach social pour 1840, qui présente ainsi Fugère : « graveur, ancien ami de notre maître, il cherch[e], par tous les moyens, de répandre les idées d’ordre et d’harmonie, au milieu de ses frères, découragés par les fléaux qui assiègent l’état actuel ; les réunions [qualifiées de « banquets populaires » dans la presse fouriériste] à Belleville sont présidées par lui » [27].

Il figure sur la liste des « correspondants membres de l’Union harmonienne », une association mettant en relation des fouriéristes dissidents [28] ; il contribue à la souscription formée pour fonder « le premier phalanstère » [29], puis à celle lancée en 1841 pour édifier un « phalanstère d’enfants » [30]. Il participe aux manifestations organisées par ses amis du Nouveau Monde pour célébrer Fourier [31] ; il est l’un des membres du « comité de la souscription » chargé de réunir des fonds pour la propagande phalanstérienne [32]. Il collabore à La Ruche populaire fondée par Jules Vinçard [33].

Eugène Sue et Félix Pyat chez Henri Fugère

Le 25 mai 1841, Félix Pyat fait jouer sa pièce de théâtre, Les deux serruriers, qui dépeint la condition ouvrière ; mais Eugène Sue ne croit guère au tableau du monde ouvrier présenté sur la scène ; Henri Fugère est aussi présent à la représentation, mais au parterre, loin des deux littérateurs. Félix Pyat propose à Eugène Sue de lui faire connaître « l’ouvrier parisien » en le conduisant le lendemain soir chez Fugère, « un homme mûr, chef d’atelier et père de famille, le mouvement incarné, vif et leste, malgré une jambe de bois, il avait perdu l’autre dans un engrenage » ; « spirituel comme un Parisien, érudit comme un Allemand, expert dans son art, bien entendu, expert aussi en science sociale ».

Ce lendemain soir,

Eugène Sue [descendit] de son coupé, avec toutes les élégances dont il était encore l’arbitre, ganté, verni, lustré, un parfait dandy […]. Il se trouva en face d’une blouse aux manches retroussées sur deux bras nus et deux rudes mains sales, ou plutôt noircies par la poudre des métaux.

Présentation faite, notre hôte nous demanda cinq minutes pour changer de linge et nous revient bientôt avec la chemise blanche et les mains nettes, qui pressèrent vaillamment les nôtres. Il nous mena de l’atelier à la chambre. Là, sa jeune femme […] nous fit assoir à une table sans tache, la nappe immaculée, irréprochable, servie d’une soupe et d’un bœuf […].

La discussion entre les trois hommes commence par la littérature ; Fugère émet quelques critiques sur Les deux serruriers  ; puis, raconte Félix Pyat :

Je vis alors le lettré écouter de toutes oreilles, surpris d’abord, puis charmé. De la littérature, l’ouvrier en vint à la politique, et de façon à confondre ministre et roi. Enfin, il arriva au socialisme. Le lettré écoutait toujours de plus en plus béant. Il recevait la foi. Décidément, l’ouvrier avait le verbe et donnait la lumière. Discutant théorie et pratique, les divers systèmes à la mode, Saint-Simonisme, Fouriérisme, Comtisme, tous les ismes du jour, il traita à fond les questions économiques les plus ardues, matière première, main-d’œuvre, crédit, produit, salaire, échange, circulation et distribution, capital et travail associés ou opposés, tous les problèmes de la science sociale, sans esprit de secte, avec le génie du philosophe, la passion du tribun, la raison de l’homme d’État et le bon sens de l’ouvrier, terminant par les misères du peuple avec une charité d’apôtre, une foi de prophète et une espérance de martyr ; si bien qu’à la fin de ce prodigieux discours Eugène Sue, comme illuminé de rayons et d’éclairs, se leva et s’écria :
 Je suis socialiste ! [34]

À la tête d’une entreprise renommée

Dans les années 1840, la réputation professionnelle d’Henri Fugère se développe ; selon l’Almanach-Botttin du commerce de Paris, des départements de la France et des principales villes du monde pour 1842, il est un « f[abriquant] de bronzes, estampeur, graveur, sculpteur » ; il réalise des produits d’« orfèvrerie [et des] ornements d’appartements et d’architecture » [35]. Il est « fournisseur du mobilier de la Couronne, des théâtres royaux, de ceux du Havre, de Saint-Quentin, de Béziers, du théâtre national de Lisbonne » ; son entreprise est une « fabrique de moulures en cuivre estampé et vernis couleur d’or, remplaçant le carton pierre : tels que doucines, oves, perles, raies de cœur, rosaces, chapiteaux, frises, etc. » ; elle « exécute les dessins de MM. les architectes pour tout ce qui a rapport à la décoration intérieure ». Son entreprise réalise les « cuivres estampés » des galeries du Théâtre-Italien, de l’Opéra-Comique, de l’Ambigu-Comique [36].

Fugère est récompensé lors de l’exposition des produits de l’industrie de 1843 par une médaille de platine, puis par une médaille d’argent lors de celle de 1844 [37].

Des liens rétablis avec Victor Considerant

Au début des années 1840, les forces des groupes dissidents déclinent et une partie de leurs membres rejoignent l’École sociétaire dirigée par Victor Considerant. C’est sans doute le cas de Fugère même si son ralliement semble incomplet. En tout cas, il s’abonne à La Phalange [38], et il est membre en 1845 du conseil de surveillance de la société créée en 1843 pour publier La Démocratie pacifique [39].

Cependant plusieurs éléments suggèrent qu’il conserve quelque distance avec Victor Considerant : il fait partie des disciples de Fourier qui soutiennent Jean Journet], pourtant très critiqué par les dirigeants de l’École sociétaire [40]. D’après une lettre d’un « ancien phalanstérien » publiée par Le Populaire d’Étienne Cabet, Henri Fugère établirait au début de l’année 1847 un « second centre phalanstérien », la « Société spéciale pour la réalisation du phalanstère », à côté de celui dirigé par Victor Considerant ; une souscription serait bientôt ouverte « pour commencer le premier phalanstère » [41]. Enfin, quand Xavier Chambellant publie une brochure critique envers Victor Considerant et l’orientation de l’École sociétaire, c’est chez Fugère qu’elle est mise en vente [42].

Sous la Deuxième République : Commandite nationale et élections

Quelques jours seulement après l’avènement de la République, Fugère écrit au ministre de l’Instruction publique Hippolyte Carnot pour lui demander l’autorisation d’« ouvrir des conférences sur l’organisation du travail dans l’amphithéâtre du Conservatoire des arts et métiers » ; déclarant avoir « déjà fait des études […] sur cette importante question », il se dit prêt à apporter son concours au gouvernement [43]. Il tente avec d’autres d’organiser au printemps 1848 une association appelée « Commandite nationale des travailleurs » qui a pour objectif de créer des « travaux utiles », en particulier dans les campagnes (« défrichement et mise en rapport des terrains incultes, reboisement de montagnes, encaissement de rivières, etc. »), où se rendraient « volontairement » des travailleurs urbains ; ces activités seraient financées par les citoyens ; chacun d’entre eux ferait « pour dix ans à l’État l’avance du produit d’une semaine, soit de son revenu, soit de ses bénéfices, soit de ses appointements, soit enfin d’une journée de travail » [44]. Cette « armée industrielle » serait organisée en « compagnies », envoyées dans les départements pour réaliser les travaux indiqués par les préfets. Un premier comité est créé dans l’arrondissement où demeure Fugère, qui en assure la vice-présidence et affirme que d’autres comités sont en préparation dans d’autres quartiers de la capitale [45]. Le projet est soumis au ministre de l’Agriculture et du commerce qui déclare l’approuver, mais laisse à l’association le soin de collecter les capitaux [46]. L’affaire ne semble pas avoir été plus loin.

Henri Fugère est candidat lors des élections d’avril 1848 qui désignent les membres de l’Assemblée constituante ; il figure sur la liste soutenue par La Démocratie pacifique [47], mais il n’est pas élu. Lors des élections complémentaires qui ont lieu en juin suivant, il est à nouveau candidat et rédige une profession de foi dans laquelle il insiste sur la question de l’organisation du travail, « seule cause qui [le] porte » à se présenter :

Fils d’ouvrier, longtemps ouvrier moi-même, et maintenant fabricant, je connais par expérience les besoins des travailleurs et des patrons ; avide de recherches et poussé d’ailleurs par les nécessités de ma position, j’ai étudié les moyens présentés par des réformateurs qui proclamaient courageusement que le dernier mot sur les sociétés humaines n’était pas dit, et qu’il restait quelque chose à faire.

J’ai spécialement travaillé, depuis dix-huit ans, à la recherche de la solution du problème de l’organisation du travail, et je me suis rendu compte de tous les travaux qui se sont produits dans cet ordre d’idées. […] je suis enfin parvenu à rencontrer un système dont l’application doit certainement résoudre la question.

[…] j’ai fondé dans le huitième arrondissement, La Commandite Nationale des Travailleurs […] Je me propose de faire volontairement retourner aux travaux des champs, les ouvriers qui encombrent les villes.

Si de cette émigration devait résulter pour les travailleurs un avantage réel, le problème de l’extinction du paupérisme ne serait-il pas résolu ?

On sait que, par suite de l’accroissement de la population, il est indispensable que, dans le plus bref délai et par suite d’une organisation méthodique du travail, la production du sol soit mise en harmonie avec les besoins des consommateurs. Résultat immense et, dont la portée serait plus grande encore, si l’on parvenait enfin à unir les travaux des champs avec ceux des fabriques, de manière à utiliser les nombreux chômages que laisse l’agriculture.

Les avantages de cette combinaison sont faciles à comprendre ; elle deviendra pour tous la source du bien-être, et parviendrait certainement à réaliser cette sublime devise de notre glorieuse Révolution :

Liberté ! Égalité ! Fraternité !

Cette fois encore, il n’est pas élu.

Après l’insurrection de juin 1848, il est arrêté et conduit en prison sans que l’on connaisse exactement les accusations qui pèsent sur lui. La Démocratie pacifique dénonce sa détention : « nous connaissons depuis [de] longues années M. Fugère comme le père de famille le plus ennemi des émeutes et des insurrections. Nous sommes persuadés que M. Fugère n’a pris aucune espèce de part morale ou matérielle aux événements de juin, et qu’il les a déplorés autant que nous » [48]. Il reste détenu pendant plusieurs semaines avant d’être mis en liberté sans jugement [49].

Il participe en octobre 1848 au congrès phalanstérien réuni à Paris et clos par un banquet lors duquel il prononce le toast suivant :

La science sociale dissipe en même temps les haines et les erreurs, elle donne à l’homme la pleine conscience de ses droits et de ses destinées ; mais elle indique aussi les moyens d’obtenir pacifiquement la conquête de ces droits et le développement de ces destinées.

La transformation sociale opérée sous l’influence de la théorie sociétaire ne serait pas la lutte implacable de la misère contre l’égoïsme et de l’envie contre l’orgueil ; ce serait le rapprochement libre et spontané de tous les intérêts, la communion de toutes les classes et de tous les membres du corps social. Le pouvoir qui, comprenant cette vérité, la ferait pénétrer dans tous les rangs du peuple, aurait bien mérité de la patrie et de l’humanité ; il moraliserait ainsi les masses de la seule manière dont elles puissent être moralisées aujourd’hui ; il les prémunirait contre tout enseignement subversif ; il préviendrait de la sorte tous les dangers qui nous menacent ; il arriverait à l’ordre en préparant la liberté.

À la propagation de la science sociale dans les classes ouvrières ! [50]

En 1850, il s’associe avec un nommé Léon Grados, ingénieur civil et estampeur pour l’exploitation d’ornements estampés [51] ; les deux hommes déposent en mai 1854 une demande de brevet d’invention pour « l’application du zinc estampé » [52].

Après sa mort, sa veuve et Léon Grados créent une société « pour l’exploitation d’une maison de commerce d’estampage du zinc, du cuivre et autres matières susceptibles d’être estampées » qui est dissoute en janvier 1857 [53]. La veuve d’Henri Fugère décède en 1898 [54].