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Jean-Claude Sosnowski  |  mise en ligne : décembre 2020

Maréchal


Né vers 1800. Fondeur. Membre de la Société industrielle du Sahy (São Francisco do Sul, Santa Catarina, Brésil) en août 1844.


Après s’être retrouvés le 10 octobre 1843, lors d’un banquet de célébration de l’anniversaire de la mort de Charles Fourier, les colons du Palmital et du Sahy se réunissent sous la houlette de Michel Derrion à la suite d’un accord passé avec Benoît Mure en mars 1844 (la colonie du Sahy ne compte alors plus que quatre colons).
Le 15 août 1844 est créée la « Société industrielle du Sahy » composée de vingt-quatre colons dont onze hommes parmi lesquels Maréchal, fondeur, âgé de 44 ans [1]. Il est marié mais sa femme et son fils sont restés en France. Les colons sont établis sur le territoire de São Fancisco do Sul, dans la péninsule du Sahy, sur des terres, « Les Lymbes », que Benoît Mure a achetées à son arrivée en son nom propre. Maréchal vit en communauté avec les familles de Michel Derrion, de Charles Leclerc et de Raymond Nenevé ainsi qu’avec trois autres colons, François-Michel Launay et les frères François et Michel Rousselle. À proximité de cette maison commune rudimentaire couverte de paille, les colons ont installé une scierie mécanique.
L’entente est de courte durée. Dans un courrier du 8 août 1845 au président de la Province de Santa Catarina [2], Michel Derrion explique qu’avant d’accueillir de nouveaux colons, il souhaite « établir l’ordre et la régularité dans l’administration ». De nombreux colons sont, écrit-il, « habitués à l’insubordination », en particulier les frères Rousselle et François-Michel Launay, qui « se sont mis en hostilité » contre lui. Venus de France aux frais du gouvernement brésilien, ces colons ont refusé de régler les loyers dus, « employant journellement l’insulte et la menace ». La brouille est définitive. Le 7 janvier 1846, Derrion quitte définitivement la colonie pour Rio de Janeiro. En août 1847, dans le dernier état connu des colons encore présents, Maréchal n’est plus mentionné [3].
Peut-on penser qu’il ne fait qu’un avec Jean-Baptiste Maréchal qui le 26 janvier 1845, accompagné de « Lucia Domanget » [4] et ses deux fils, arrive à Rio de Janeiro à bord de l’Ave Maria en provenance de Rio de San Francisco [5] ?


Jean-Claude Sosnowski

Dernière mise à jour de cette fiche : décembre 2020

Notes

[1Laurent Vidal, Ils ont rêvé d’un autre monde, Paris, Flammarion, 2014, p. 262, d’après « Lettre de Derrion au président de la province de Santa Catarina », 30 décembre 1844 (Archives historiques de Joinville – Coleçáo Carlos Ficker).

[2Laurent Vidal, opus cité, p. 266-268, d’après « Lettre de Derrion au président de la province de Santa Catarina », 8 août 1845 (Archives historiques de Joinville – Coleçáo Carlos Ficker).

[3Laurent Vidal, opus cité, Paris, p. 324, d’après « Lettre de la chambre municipale de Sáo Francisco do Sul au président de la province de Santa Catarina », 29 août 1847 (Archives historiques de Joinville – Coleçáo Carlos Ficker).

[4Il s’agit de Lucienne Demanget, épouse de Michel Derrion et de leurs deux fils. Laurent Vidal, opus cité, p. 311.

[5« Movimento do porto », Diário do Rio de Janeiro, 27 janvier 1845, p. 8.


Ressources

Sources

« Movimento do porto », Diário do Rio de Janeiro, 27 janvier 1845, p. 8 (en ligne sur Bibliotheca National Digital Brazil).

Bibliographie

Laurent Vidal, Ils ont rêvé d’un autre monde, Paris, Flammarion, 2014, p. 262-263, p. 266-268, p. 276, p. 324.


Index

Lieux : Brésil - Sahy ou Saí (São Francisco do Sul, Santa Catarina), Brésil

Notions : Essai sociétaire - Réalisateurs

Pour citer cette notice

SOSNOWSKI Jean-Claude, « Maréchal », Dictionnaire biographique du fouriérisme, notice mise en ligne en décembre 2020 : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article2284 (consultée le 18 octobre 2021).

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