Né vers 1822. Décédé le 2 août 1847 à Clichy (Seine, aujourd’hui dans les Hauts-de-Seine). Employé au ministère des Finances. Disciple de Fourier et correcteur de La Démocratie pacifique.
Ancien élève du Collège royal Bourbon à Paris, Édouard de Cressart est en classe de quatrième en 1836-1837 et se voit récompensé d’un accessit.
En août 1847, La Démocratie pacifique signale « l’accident déplorable qui vient de nous faire perdre un de nos collaborateurs, qui, depuis plusieurs années déjà, participait à la correction » du quotidien fouriériste. Édouard de Cressart, 25 ans, domicilié rue des Trois-Frères à Paris, s’est en effet noyé lors d’une baignade sur la commune de Clichy.
M. de Cressart, qui remplissait pendant le jour un emploi de rédacteur dans une administration publique et consacrait toutes ses soirées à son travail de lecture et de correction, était animé d’un vif et sincère dévouement pour la cause sociétaire [1].
La « Nécrologie phalanstérienne » insérée dans l’Almanach phalanstérien pour 1848 rappelle le décès de « G. [sic] de Cressart, jeune encore, plein d’ardeur pour la Cause, plein de zèle pour La Démocratie pacifique, à la correction de laquelle il concourait chaque soir » [2].
[1] La Démocratie pacifique, 4 août 1847.
[2] Almanach phalanstérien pour 1848, « Nécrologie phalanstérienne », p. 132.
Sources :
Archives départementales des Hauts-de-Seine, E_NUM_CLI269, état civil de Clichy, acte du 4 août 1847 (en ligne sur le site des Archives départementales des Hauts-de-Seine, vue 34/53).
La Démocratie pacifique, 4 et 9 août 1847.
Almanach phalanstérien pour 1848, 1847.
Le livre d’honneur des élèves de l’université : annuaire d’émulation publié par un professeur de l’Académie de Paris, Paris, au bureau de la Société Montyon et Franklin, 1837, p. 170 et p. 227 (en ligne sur Google livres).
.
.
.