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Jean-Claude Sosnowski  |  mise en ligne : janvier 2020

Gilbert, Nicolas


Colon de la colonie phalanstérienne du Sahy (São Francisco do Sul, Santa Catarina, Brésil) avant août 1843. Peut-être directeur de la maison de santé homéopathique puis directeur de la colonie du Sahy en 1846.


Marié, il est membre de la colonie phalanstérienne du Sahy qu’il quitte durant l’été 1843. Il débarque à Rio de Janeiro le 4 août 1843, accompagné de sa femme, d’André Forest, de Jean-Louis Boulay et de sa femme [1]. Mais ce départ ne semble pas définitif. Il participe au groupe phalanstérien de Rio de Janeiro constitué autour de Michel Derrion en 1846. Il contribue aux souscriptions pour une « médaille à offrir à Eugène Sue, défenseur des classes sacrifiées et promoteur de l’organisation du travail » [2] et pour financer la tombe de Flora Tristan [3]. Dans la première liste, il est inscrit comme « directeur de la maison de santé homoeopathique » fondée par Benoît Mure ; dans la seconde comme « directeur de la colonie du Sahy ». Michel Derrion souscrit comme « directeur de la colonie du Sahy » dans le premier cas puis comme « directeur de la maison de santé homoeopathique » dans le second. Les deux ont-ils échangé leur fonction ou s’agit-il d’une erreur de transcription ? Avec d’autres phalanstériens (Jacques Piel, Charles Leclerc, Antoine Joseph Jamain, Eugène-Félix Huger et Derrion) Gilbert est « dépositaire des listes en circulation » destinées à la « souscription française en faveur des veuves, orphelins et blessés des journées de février 1848 » [4].
À la mi-avril avril 1846 et jusqu’en 1852, une infirmière, Mme Gibert, offre ses services à la population de Rio de Janeiro. Elle revendique une expérience de quinze années. Elle est établie 3 rua d’Ajuda puis 47 rua dos Ourives et propose « le Rapé français et le rapé homéopathique » [5]. Est-elle l’épouse de Nicolas Gilbert ? Est-elle la veuve pour qui une souscription est ouverte à la librairie Waldemar, 112 rua d’Ouvidor, son mari venant d’être assassiné à la colonie Thérèse (auj. Tereza Cristina, Paranà) fondée en 1847 par le médecin Jean Maurice Faivre ? [6]


Jean-Claude Sosnowski

Dernière mise à jour de cette fiche : janvier 2020

Notes

[1Diário do Rio de Janeiro, 4 août 1843, p. 4.

[2« Médaille à offrir à Eugène Sue, défenseur des classes sacrifiées et promoteur de l’organisation du travail », La Démocratie pacifique, 24 mai 1846, p. 6.

[3« Souscription à la tombe de Flora Tristan », La Démocratie pacifique, 24 mai 1846, p. 6.

[4Jornal do Commercio (Rio de Janeiro), 28 juin 1848, p. 4.

[5Le Nouvelliste, 13 janvier 1848, p. 4.

[6« Écho de Rio de Janeiro », Courrier du Brésil, 25 décembre 1859, p. 5. Voir la notice biographique de Jean Maurice Faivre sur le site Academia Nacional de Medicina do Brazil) dont il est l’un des fondateurs.


Ressources

Sources

Diário do Rio de Janeiro, 4 août 1843, p. 4 (en ligne sur Bibliotheca National Digital Brazil).
« Médaille à offrir à Eugène Sue, défenseur des classes sacrifiées et promoteur de l’organisation du travail », La Démocratie pacifique, 24 mai 1846, p. 6 (en ligne sur Gallica).
« Souscription à la tombe de Flora Tristan », La Démocratie pacifique, 24 mai 1846, p. 6 (en ligne sur Gallica).
Jornal do Commercio (RJ), 16 avril 1846, p. 4 (en ligne sur Bibliotheca National Digital Brazil) ; 11 décembre 1847 p. 4 (en ligne sur Bibliotheca National Digital Brazil) ; 14 décembre 1847, p. 4 (en ligne sur Bibliotheca National Digital Brazil) ; 6 février 1848, p. 4 (en ligne sur Bibliotheca National Digital Brazil) ; 28 juin 1848, p. 4 (en ligne sur Bibliotheca National Digital Brazil).
Le Nouvelliste, 13 janvier 1848, p. 4 (en ligne sur Bibliotheca National Digital Brazil).
Almanak administrativo mercantil e industrial da corte e provincia do Rio de Janeiro para o anno bissexto de 1852, Rio de Janeiro, Eduardo e Henrique Laemmert, 1852, p. 363 (en ligne sur Bibliotheca National Digital Brazil).
« Écho de Rio de Janeiro », Courrier du Brésil, 25 décembre 1859, p. 5 (en ligne sur Bibliotheca National Digital Brazil).

Bibliographie

Jean Gaumont, « Le commerce véridique et social (1835-1838) et son fondateur Michel Derrion (1803-1850) », Annuaire de la coopération, 1935-1936, p. 145 (en ligne sur Gallica).
Laurent Vidal, Ils ont rêvé d’un autre monde, Paris, Flammarion, 2014, p. 275.


Index

Lieux : Brésil - Rio de Janeiro, Brésil - Sahy ou Sai (São Francisco do Sul, Santa Catarina), Brésil

Notions : Groupe local - Homéopathie - Réalisateurs

Pour citer cette notice

SOSNOWSKI Jean-Claude, « Gilbert, Nicolas », Dictionnaire biographique du fouriérisme, notice mise en ligne en janvier 2020 : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article2162 (consultée le 15 mars 2020).

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