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Bernard Desmars  |  mise en ligne : décembre 2017

Longraire, François


Né le 21 octobre 1794 à Tours (Indre-et-Loire), décédé le 10 octobre 1844 à Paris (Seine). Agent comptable dans l’armée, au Mans et à Verdun ; puis négociant et banquier à Verdun, homme de lettres, membre de sociétés savantes. Abonné au Phalanstère et actionnaire de la colonie de Condé-sur-Vesgre, auteur d’articles de propagande fouriériste.


François de Longraire [1] est le fils d’un garde-magasin des subsistances militaires. Ses parents divorcent à une date inconnue. Il est admis en 1821 à la Société royale des arts du Mans (future Société d’agriculture, sciences et arts de la Sarthe) en tant qu’« homme de lettres » ; d’après le compte rendu des travaux de l’année 1821, il présente des « observations intéressantes sur l’étude de l’histoire », puis prononce un discours dans lequel il « fait l’éloge de la concorde » qui, bien plus que les armes, « fait la sécurité et le bonheur des peuples » [2]. Il offre également une ode de sa composition à ses confrères [3]. L’année suivante, avec un nommé Richelet, il fonde un hebdomadaire, L’Asmodée Cénoman, ou Essais sur la littérature et les beaux-arts  ; 26 numéros paraissent [4]. Il fait partie d’une loge maçonnique du Mans [5].

Quand il se marie, en 1823, il est lui-même garde-magasin des subsistances militaires. Il épouse Julie Marguerite Angélique Roulleau, fille d’un officier de la cavalerie, chevalier de la Légion d’honneur. Deux enfants naissent, une fille en 1827 et un garçon en 1828. Vers 1831-1832, il est muté à Verdun, avec la fonction d’agent comptable [6].

Fouriériste à Verdun

Sans doute vers la fin de 1832, il entre en relation avec l’École sociétaire. Il prend contact avec Abel Transon, qui lui envoie des ouvrages sur la théorie sociétaire. Il s’abonne au Phalanstère, en demandant qu’on lui communique la collection depuis le premier numéro, paru le 1er juin 1832. Il veut « suivre pas à pas le nouveau sentier qui nous est ouvert et ne jamais [s]’en écarter » ; aussi souhaite-il établir une correspondance régulière avec le Centre sociétaire :

Pour me soutenir un peu dans mes travaux, pour m’indemniser un peu de l’isolement de mes condisciples auquel je suis condamné à Verdun, ayez la bonté, Monsieur, de prier qu’on ne m’oublie pas tout à fait à Paris, c’est-à-dire qu’on me tienne un peu au fait de tout ce qui arrive de bon à l’entreprise projetée [à Condé-sur-Vesgre]. […] Aidez-moi donc, Messieurs, car sans aide, je ne pourrai marcher [7].

Il souhaite faire connaître la théorie sociétaire à Verdun et dans les environs :

j’ai le plus grand désir de contribuer à la propagation de la doctrine du Phalanstère. Je regrette que de graves occupations m’empêchent de m’y livrer entièrement. Cependant j’ai envoyé hier au journal de L’Industriel un premier article qui sera publié mardi prochain. Je compte le faire suivre de plusieurs autres dans lesquels je m’appliquerai à faire ce qu’on reproche aux chefs de la doctrine d’avoir négligé, à placer les vérités de la théorie sociétaire un peu plus à la portée du commun des Martyrs [sic] [8].

Longraire fait donc paraître un article dans L’Industriel, un journal qui paraît depuis quelques mois à Verdun et qui est très ouvert aux idées nouvelles (il reproduit plusieurs lettres du saint-simonien Émile Barrault) ; il y présente la théorie sociétaire sous un jour favorable, même s’il dit avoir des réserves sur certains points. Il reprend la critique fouriériste de la société, et notamment la dénonciation du « paupérisme », de « l’agiotage » et de « la concurrence poussée à l’excès ».

Enfin, tous les liens sociaux sont rompus, tout prestige est détruit, et tandis que le peuple malheureux, désabusé, ne voit plus qu’une amère ironie dans les promesses qu’on lui fait, le gouvernement aux abois sur les moyens curatifs ne connaît plus que la force pour mettre fin à ces soulèvements populaires, qui ne sont autres après tout, que les convulsions de la faim et du désespoir [9].

Pour lutter contre ces maux, continue Longraire, Charles Fourier a inventé « la science sociale ». Sans doute, cette « découverte » se heurte actuellement aux « railleurs » et « les attaques de tout genre ne lui ont pas manqué » ; mais cette hostilité « n’a fait que révéler la force et le positif du système présenté, et c’est dans les rangs de ceux qui furent ses plus ardents détracteurs que M. Fourier compte ses partisans les plus zélés ».

Longraire annonce de nouveaux articles afin de « propager ce qu’il y a de bon dans la doctrine de M. Fourier ». Souhaitant cependant ne pas être considéré comme un des « apôtres exclusifs » du fouriérisme, il déclare que si la théorie sociétaire « contient sans doute des principes nouveaux et de premier ordre qui doivent fixer l’attention de tous les hommes amis éclairés de leurs pays, et promettent d’immenses résultats […], il en est d’autres que nous ne pouvons admettre sans examen et que nous soumettrons à l’opinion du public en lui donnant l’analyse fidèle du système sociétaire ».

Le texte est reproduit dans L’Écho de la fabrique publié à Lyon [10], et son auteur est pendant quelques temps considéré comme un Lyonnais. Just Muiron, très élogieux envers l’article, écrit à Jules Lechevalier afin que leur condisciple de Lyon, Jules Juif, entre en contact avec lui [11]. Le Phalanstère reprend le texte – en expurgeant les réserves et les interrogations – et y voit la preuve que « la partie industrielle de la population lyonnaise » apprécie « les bienfaits de l’ordre sociétaire ». Le périodique fouriériste déclare également attendre la suite de l’exposition de la théorie sociétaire annoncée dans le premier article [12].

Cependant, Longraire ne signe qu’un seul autre texte concernant le fouriérisme, une présentation de l’ouvrage de Maurize, Dangers de la situation actuelle de la France [13]. Dans une lettre à Fourier, il explique ainsi l’arrêt de son activité de propagande dans L’Industriel.

Retenu par des considérations toutes pécuniaires, toutes locales, j’ai été obligé d’arrêter cet élan de l’admiration sincère que j’ai pour votre doctrine. Si nous lui faisons des partisans ici, ce résultat n’est pas dû à nos efforts, mais à la bonté de la cause que nous plaidons [14].

Néanmoins, s’il cesse d’écrire des articles, il reste un disciple convaincu de Fourier et prend un coupon d’action de 100 francs dans la société de Condé-sur-Vesgre.

Souvenez-vous bien, Monsieur, que je suis entièrement à votre disposition, et que je suis un de vos disciples les plus dévoués et les plus soumis et que vous ne pourrez pas me faire un plus grand plaisir que de me mettre à même de rendre quelque service au Phalanstère [15].

Pourtant, la correspondance entre Longraire et l’École sociétaire semble s’arrêter avec cette lettre. Elle reprend plus de trois ans plus tard quand le Centre parisien envoie à Longraire un exemplaire du premier numéro de La Phalange. Le Verdunois répond à Victor Considerant en rappelant avoir publié autrefois sur la théorie sociétaire quelques articles bien accueillis.

Ce succès inespéré devait m’enhardir à continuer, mais vous le dirai-je, monsieur, tant que je me suis tenu dans les généralités de la doctrine, j’ai marché fièrement vers le but qu’elle se propose, le bien-être de tous. Mais arrivé à l’application des règles, ma philosophie toute sentimentale s’est arrêtée. […] mon cœur a eu beau palpiter, ma raison est restée froide [….]. C’est qu’il y a loin, je le sais, de l’intention à la théorie et de la théorie à l’application, plus d’un abîme sépare ces trois points culminants et pour les franchir il faut les ailes du Génie. J’ai donc eu beau faire, je n’ai pu m’élever jusqu’aux régions supérieures […] et dès lors je me suis tu. […] J’ai regardé, médité, étudié opiniâtrement, et jamais je n’ai pu parvenir à démêler l’écheveau qui doit me fournir le fil protecteur nécessaire au parcours de ce vaste labyrinthe que vous appelez société ! Ô, croyez-le bien, personne ne rend plus hommage que moi au talent remarquable de Monsieur Fourier, jamais soldat obscur ne s’enrôla avec plus d’enthousiasme sous aucune bannière, et la lecture des ouvrages a souvent produit en moi quelque chose des vives sensations que j’éprouve à l’aspect ou au spectacle grandiose que nous présente la nature et que nous admirons sans pouvoir les comprendre ou les analyser. J’ai eu foi dans M. Fourier, mais qu’est-ce qu’une foi aveugle et stérile pour notre siècle raisonneur ? [16].

À vrai dire, les distances que prend Longraire avec le fouriérisme à partir de 1833 s’expliquent peut-être aussi par sa volonté de s’insérer au sein de la bourgeoisie verdunoise.

Homme de lettres, banquier, conférencier

En 1835, à sa demande, il est mis en disponibilité de l’armée [17]. Il reste à Verdun où, en association avec un nommé Collard, il fonde une banque, qui, d’après un annuaire commercial, assure les fonctions suivantes : « commissions et recouvrements, abonnements aux journaux » ; la société possède aussi un établissement industriel, une papeterie mécanique installée à Mainbottel, dans le département de la Moselle [18]. Elle envisage l’établissement d’une sucrerie [19]. Par ailleurs, avec un « ingénieur mécanicien » et un négociant parisiens, il forme une société en commandite ayant pour objet « les fabrique et construction de machines en tout genre ». Cette société est dissoute l’année suivante [20].

Toujours en 1835, Longraire commence à dispenser un cours « d’économie commerciale ». Selon le recteur de l’académie de Nancy, si « le but annoncé de son cours est de répandre des notions utiles sur le commerce en général, le genre d’affaires le plus convenable à la localité, la tenue des livres », il s’agit aussi pour « le professeur [de] trouver un moyen de se faire connaître avantageusement, d’augmenter les chances de succès de la maison de banque qu’il vient d’établir […] et enfin de donner plus de consistance à sa position dans le pays » [21]. L’initiative est soutenue par le maire de Verdun qui souligne « les bons principes qu’il [Longraire] professe » [22]. Ni le recteur de l’académie de Nancy, qui souligne les « principes modérés » de Longraire, ni le préfet de la Meuse, ni le maire de Verdun ne mentionnent son adhésion passé à la théorie sociétaire [23]. L’autorisation ministérielle est accordée, mais l’ouverture est retardée par une maladie de Longraire. Le cours commence en novembre 1835 ; il a lieu pendant plusieurs années dans la salle d’audience du tribunal de commerce située à l’hôtel de ville, le dimanche. Il fait l’objet de comptes rendus élogieux dans la presse locale [24].

Si le cours est censé enseigner « la spécialité commerciale et industrielle », il déborde très rapidement sur l’économie politique, puis sur une réflexion portant sur la religion, sur les états sociaux successifs de l’humanité et sur les notions de liberté et d’égalité [25]. On peut repérer des emprunts au vocabulaire et aux idées fouriéristes, notamment quand sont évoquées les « facultés variées » et leur « libre essor » [26]. Mais Longraire dénonce « les utopies […] [et] les désordres de l’anarchie » et défend l’ordre social [27] ; il cite Adam Smith et Jean-Baptiste Say, mais non Fourier ou Saint-Simon, d’après les comptes rendus qui paraissent dans la presse. Peut-être ces développements qui vont bien au-delà des sujets initialement annoncés expliquent-ils le refus des autorités de reconduire le cours en 1837.

Longraire intervient aussi dans la presse locale sur le développement économique de Verdun. Il étudie la situation du commerce et des transports et invite ses concitoyens à une réunion sur ce thème [28].

En juin 1837, il est élu au conseil municipal de Verdun [29]. Il participe régulièrement aux travaux de l’assemblée communale. À plusieurs reprises, il est désigné rapporteur de commissions, notamment sur des affaires financières [30].

Longraire se présente également comme un homme de lettres. Il est membre de plusieurs sociétés savantes. Admis en 1832 à la société philomathique de Verdun [31], en 1836 à la Société pour la conservation des monuments [32], il assiste au Congrès scientifique qui se tient à Blois en septembre 1836 ; il participe aux travaux de la cinquième section (littérature, beaux-arts, philologie), où il affirme que « le génie est subordonné au climat, et qu’il faut aussi avoir égard à cette circonstance pour apprécier les causes des différents états de l’art » ; dans la sixième section (sciences morales, économiques et législatives), il intervient lors du débat sur les avantages et les inconvénients des tours, dans lesquels sont déposés les nouveau-nés abandonnés [33].

En 1838, il fait imprimer un Essai sur le rationalisme, dans lequel il répond à une lettre de Lacordaire sur le pouvoir pontifical ; il souligne les dangers représentés par l’ultramontanisme et les jésuites [34].

Le départ de Verdun

À la fin des années 1830, la situation financière et la position sociale de Longraire se dégradent. Il assiste pour la dernière fois au conseil municipal en mars 1839. Dans l’été qui suit, il se retrouve à plusieurs reprises devant la justice, parfois avec son associé Collard, quand il s’agit de contentieux liés à leur banque, en faillite [35] ; parfois seul pour sa gestion des biens de sa belle-famille, gestion contestée par son beau-frère ainsi que par sa propre épouse [36]. Celle-ci obtient du tribunal civil de Verdun la séparation de biens, « attendu que le désordre des affaires du défendeur est notoire et qu’il met en péril la dot et les reprises de la demanderesse » [37]. Son mobilier de Verdun est mis en vente [38]. L’année suivante, ses biens sarthois (des maisons et des terres) sont saisis par la justice et vendus [39]. Il quitte Verdun, vraisemblablement fin 1839 ou dans les premiers mois de 1840. En juin 1840, le maire et ses collègues du conseil municipal disent ignorer le lieu de sa résidence et supposent qu’il est parti « hors de France », sans doute pour fuir ses créanciers ; à leur demande, le préfet le démet de ses fonctions municipales [40].

En 1844, La Démocratie pacifique annonce la mort de Longraire, survenue « après une longue et douloureuse maladie » ; elle rappelle qu’il « fut un des premiers à concourir à la propagation de la théorie sociétaire par la voie de la presse départementale » en publiant « dans L’Industriel de Verdun quelques articles pour recommander la doctrine d’association de Charles Fourier » [41].

C’est par l’article du quotidien fouriériste que la presse locale est informée du décès de Longraire. L’homme, écrit le Journal de Verdun, s’est fait connaître « par un esprit vif et brillant, et par un talent remarquable, joint malheureusement à un caractère un peu aventureux », en particulier sur le plan financier [42]. « Si les fâcheuses spéculations auxquelles il s’est imprudemment privé, ont causé sa ruine et celle de son estimable associé, si elles ont compromis la fortune de plusieurs de nos concitoyens trop confiants, on ne peut s’empêcher de reconnaître que M. Longraire avait un esprit élevé et beaucoup d’instruction », déclare Le Franc-Parleur de la Meuse [43].


Bernard Desmars

Dernière mise à jour de cette fiche : décembre 2017

Notes

[1On trouve plusieurs formes de ce patronyme : Leroyer (ou Le Royer) Longraire lors de sa naissance en 1794 à Tours, ainsi que lors de son mariage et de la naissance de ses deux enfants dans la Sarthe, dans les années 1820 ; Leroyer (ou Le Royer) de Longraire dans la presse et les annuaires des années 1830. Dans ses articles et sa correspondance avec l’École sociétaire, il signe Longraire. La Démocratie pacifique écrit « de Longraire » dans sa nécrologie. Enfin, son fils obtient en 1886 du tribunal civil du Mans la rectification de son nom qui devient « Le Royer de la Touche Longraire » (Archives départementales de la Sarthe, état civil du Mans, section du sud, acte de naissance de Léopold François Leroyer-Longraire, 14 mai 1828, note en marge).

[2 « Rapport fait par M. Houdbert, secrétaire général, rendant compte des travaux qui ont occupé la Société royale dans le cours de l’année », Précis de la séance publique de la Société royale des arts du Mans, 1822, p. 29 et p. 32.

[3Cette ode est lue dans la séance du 31 juillet 1821. Information communiquée par M. Jean-Pierre Epinal, de la Société d’Agriculture, Sciences et Arts de la Sarthe.

[4Julien-Rémy Pesche, Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, tome III, Mad.-Man, Le Mans, Monnoyer, 1834, p. 536.

[5Dr Delaunay, « Galerie des naturalistes sarthois. Un pharmacien historien et naturaliste, J.-R. Pesche. Contribution à l’étude du mouvement politique, scientifique et littéraire dans le Maine, sous la Restauration et la monarchie de Juillet », Bulletin de la Société d’agriculture, sciences et arts, 1921-1922, p. 68 et 88.

[6Annuaire militaire pour l’année 1833, p. 637.

[7Archives nationales, fonds Fourier et Considerant, 10 AS 37 (681 Mi 60, vues 41-42), lettre de Longraire à Fourier, 19 janvier 1833.

[8Archives nationales, fonds Fourier et Considerant, 10 AS 37 (681 Mi 60, vues 37-39), lettre de Longraire à Abel Transon, 7 janvier 1833.

[9L’Industriel. Journal du progrès, n°6, 13 janvier 1833.

[10L’Écho de la fabrique, 17 février 1833. L’article, paru sans titre dans L’Industriel, est désormais intitulé « Du malaise dans la société ».

[11Archives nationales, fonds Fourier et Considerant, 10 AS 39 (681 Mi 65, vues 412-415), lettre de Just Muiron à Jules Lechevalier, 3 mars 1833.

[12Le Phalanstère, 8 mars 1833, p. 115.

[13L’Industriel. Journal du progrès, n°9, 20 janvier 1833.

[14Archives nationales, fonds Fourier et Considerant, 10 AS 37 (681 Mi 60, vues 41-42), lettre de Longraire à Fourier, 19 janvier 1833.

[15Archives nationales, fonds Fourier et Considerant, 10 AS 37 (681 Mi 60, vues 41-42), lettre de Longraire à Fourier, 19 janvier 1833. On ne sait si, en écrivant « Phalanstère », Longraire pense au journal Le Phalanstère ou aux bâtiments en cours de construction à Condé-sur-Vesgre.

[16Archives nationales, fonds Fourier et Considerant, 10 AS 41 (681 Mi 72, vues 314-317), lettre de Longraire, à Victor Considerant, directeur de La Phalange, 17 juillet 1836.

[17Archives nationales, F/17/6662, autorisation des conférences et des cours publics, rapport du recteur de l’Académie de Nancy sur Longraire, 7 mai 1835.

[18Annuaire général du commerce, de l’industrie, de la magistrature et de l’administration, 1838, p. 532 ; La Sentinelle de la Meuse, 18 février 1836, annonces.

[19La Sentinelle de la Meuse, 12 septembre 1836.

[20Gazette des tribunaux, 14-15 novembre 1836.

[21Archives nationales, F/17/6662, rapport du recteur de l’académie de Nancy sur la demande d’autorisation de cours soumise au ministre de l’Instruction publique, 7 mai 1835.

[22Archives nationales, F/17/6662, note du maire sur la demande de Longraire, 12 mars 1835.

[23Archives nationales, F/17/6662, rapport du préfet de la Meuse, 20 mars 1835 ; rapport du recteur, 7 mai 1835 ; note du maire sur la demande d’autorisation de Longraire, 12 mars 1835

[24La Sentinelle de la Meuse, 26 novembre 1835, 21 janvier 1836.

[25La Sentinelle de la Meuse, 23 et 26 novembre 1835, et 28 décembre 1835, 17 janvier et 21 juillet 1836, « Cours de M. Longraire »

[26La Sentinelle de la Meuse, 25 juillet 1836, « Cours de M. Longraire ».

[27La Sentinelle de la Meuse, 25 juillet 1836, « Cours de M. Longraire ».

[28La Sentinelle de la Meuse, 25 juillet 1836.

[29Archives municipales de Verdun, K2, tableau des conseillers municipaux de 1837 ; K6, procès-verbal des élections de 1837. Le Franc-Parleur de la Meuse, 16 juin 1837.

[30Archives municipales de Verdun, D8 125 et D 8 126, délibérations du conseil municipal, 1837 à 1839.

[31Mémoire de la Société philomathique de Verdun (Meuse), tome 1, 1840.

[32Bulletin monumental, ou Collection de mémoires et de renseignements, tome 3, 1837, p. 89-90 et p. 138.

[33Congrès scientifique de France – Quatrième session, tenue à Blois, en septembre 1836, Blois, Impr. Jahyer, 1837, p. 239 et p. 267.

[34Essai sur le rationalisme, réponse à la lettre de M. l’abbé Lacordaire sur le Saint-Siège, Paris, Verdière, 1838, 75 p.

[35Archives départementales de la Meuse, 31 U 24, jugement du tribunal civil de Verdun, 10 et 26 juillet, 16 août 1839.

[36Archives départementales de la Meuse, 31 U 24, jugement du tribunal civil de Verdun, 17 juillet 1839.

[37Archives départementales de la Meuse, 31 U 24, jugement du tribunal civil de Verdun, 31 juillet 1839 ; Le Franc-Parleur de la Meuse, 18 juin et 5 août 1839, annonces.

[38Le Franc-Parleur de la Meuse, 25 septembre 1839. L’annonce détaille le mobilier, avec ses meubles en acajou, merisier et noyer, ses couverts en argent, etc.

[39Affiches, annonces judiciaires, avis divers du Mans et du département de la Sarthe, 21 février 1840, n°15 ; 5 mai 1840, n°36 ; 6 juin 1940, n°45.

[40Archives municipales de Verdun, D8 126, conseil municipal, délibération du 6 juin 1840 ; Archives départementales de la Meuse, 3 M 243, arrêté du préfet de la Meuse qui démet Longraire de ses fonctions, 12 juin 1840.

[41La Démocratie pacifique, 10 octobre 1844, n°102, nécrologie de Le Royer de Longraire.

[42Journal de Verdun, 16 octobre 1844, nécrologie de Longraire.

[43Le Franc-Parleur de la Meuse, 15 octobre 1844.


Ressources

Œuvres :
Essai sur le rationalisme, réponse à la lettre de M. l’abbé Lacordaire sur le Saint-Siège, Paris, Verdière, 1838, 75 p.
Co-direction avec Richelet de L’Asmodée Cénoman, ou Essais sur la littérature et les beaux-arts, 1822 (26 numéros qui forment ensemble un volume de 420 p.)
Articles dans L’Industriel. Journal du progrès, janvier 1833.

Sources :
Archives nationales, fonds Fourier et Considerant, 10 AS 37 (681 Mi 60, vues 37-39 et 41-42), lettres de Longraire à Transon, 7 janvier 1833, et à Fourier, 19 janvier 1833.
Archives nationales, fonds Fourier et Considerant, 10 AS 41 (681 Mi 72, vues 314-317), lettre de Longraire, à Victor Considerant, 17 juillet 1836.
Archives nationales, fonds Fourier et Considerant, 10 AS 39 (681 Mi 65, vues 412-415), lettre de Just Muiron à Jules Lechevalier, 3 mars 1833.
Archives nationales, F/17/6662, autorisation des conférences et des cours publics, dossier Longraire, 1835-1837.
Archives d’Indre-et-Loire, état civil de Tours, acte de naissance de François Le Royer de Longraire, 1er brumaire an 3 (en ligne sur le site des Archives départementales d’Indre-et-Loire, vue 12/124).
Archives départementales de la Sarthe, état civil de Saint-Germain d’Arcé, acte du 3 février 1823 (en ligne sur le site des Archives départementales de la Sarthe, vue 255/351).
Archives départementales de la Sarthe, état civil du Mans, section sud, acte de naissance de Léopoldine Marie Leroyer Longraire 4 mars 1827 (en ligne sur le site des Archives départementales de la Sarthe, vue 41/179).
Archives départementales de la Sarthe, état civil du Mans, section du sud, acte de naissance de Léopold François Leroyer-Longraire, 14 mai 1828 (en ligne sur le site des Archives départementales de la Sarthe, vue 45/405).
Archives départementales de la Sarthe, état civil du Mans, section du Sud, acte de décès de Leroyer Longraire père, 17 sept 1828 (en ligne sur le site des Archives départementales de la Sarthe, vue 304/405).
Archives départementales de la Meuse, 3 M 243, conseillers municipaux de Verdun.
Archives départementales de la Meuse, 31 U 24, tribunal civil de Verdun, 1839.
Archives municipales de Verdun, K2, composition du conseil municipal ; K6, élections municipales.
Archives municipales de Verdun, D8 125 et D8 126, délibérations du conseil municipal, 1837 à 1839.
Précis de la séance publique de la Société royale des arts du Mans, Le Mans, Impr. de Monnoyer, 1822, 28 p. (en ligne sur Gallica).
L’Industriel. Journal du progrès, 1832-1835.
L’Écho de la fabrique, 17 février 1833.
Le Phalanstère, 8 mars 1833.
Ministère de la Guerre, Annuaire militaire pour l’année 1833, 643 p.
Julien-Rémy Pesche, Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, tome III, Mad.-Man, Le Mans, Monnoyer, 1834.
La Sentinelle de la Meuse, 1835-1837.
Gazette des tribunaux, 14-15 novembre 1836.
Congrès scientifique de France – Quatrième session, tenue à Blois, en septembre 1836, Blois, Impr. Jahyer, 1837, 508 p. (en ligne sur Gallica).
Bulletin monumental, ou Collection de mémoires et de renseignements, tome 3, 1837 (en ligne sur Gallica).
Le Franc-Parleur de la Meuse, 1837-1840 et 15 octobre 1844.
Annuaire général du commerce, de l’industrie, de la magistrature et de l’administration, 1838 (en ligne sur Gallica).
Affiches, annonces judiciaires, avis divers du Mans et du département de la Sarthe, 21 février 1840, n°15 ; 5 mai 1840, n°36 ; 6 juin 1940, n°45.
Mémoire de la Société philomathique de Verdun (Meuse), tome 1, 1840 (en ligne sur Gallica).
La Démocratie pacifique, 10 octobre 1844, n°102.
Journal de Verdun, 16 octobre 1844.

Bibliographie :
Dr Delaunay, « Galerie des naturalistes sarthois. Un pharmacien historien et naturaliste, J.-R. Pesche. Contribution à l’étude du mouvement politique, scientifique et littéraire dans le Maine, sous la Restauration et la monarchie de Juillet », Bulletin de la Société d’agriculture, sciences et arts, 1921-1922, p. 33-111 (en ligne sur Gallica).
Mes remerciements pour leur aide à Mme Brigitte Bodet, responsable des Archives municipales de Verdun, à M. Jean-Pierre Epinal, de la Société d’Agriculture, Sciences et Arts de la Sarthe, et à M. Cédric Spagnoli, de la Société philomathique de Verdun.


Index

Lieux : Verdun, Meuse

Notions : Banque - Désengagement - Presse - Propagande

Pour citer cette notice

DESMARS Bernard, « Longraire, François », Dictionnaire biographique du fouriérisme, notice mise en ligne en décembre 2017 : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article1949 (consultée le 9 décembre 2018).

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