remonter 
Jean-Claude Sosnowski  |  mise en ligne : mai 2017

Marle, Charles Louis dit Marle aîné


Né le 20 prairial an VII (8 juin 1799) à Sennecey-le-Grand (Saône-et-Loire). Peut-être décédé avant le 10 septembre 1864. Instituteur dans une école d’enseignement mutuel à Mâcon (Saône-et-Loire), militant de l’enseignement mutuel, militant de la réforme de l’orthographe, directeur de l’École normale de Saône-et-Loire. Imprimeur à Lyon à partir de 1842. Rédacteur et gérant de plusieurs titres de presse à Lyon puis Paris jusqu’en 1849. Fondateur et gérant de la Société « Le Cheptel » en 1853 avec Jean-Joseph Reverchon. Gérant de la « Société générale de conservation ». Instituteur à Caracas (Vénézuela). Membre du conseil municipal de Mâcon de 1837 à 1841. Correspondant de l’Union harmonienne pour l’année 1840 à Mâcon.


Il est le fils d’Olivier Marle, instituteur en Saône-et-Loire puis commissaire de police à Mâcon, et de Geneviève Ghierici, résidant à Sennecey-le-Grand lors de sa naissance. Le 21 août 1820, il y épouse Pierrette Dumonceau, fille mineure d’un propriétaire décédé de la localité. Le couple a au moins quatre enfants : Charles Louis né le 14 juin 1821 à Tournus ; Louis Charles le 7 novembre 1830 à Mâcon ; Jérôme Olivier le 15 octobre 1831 à Mâcon et Octave le 12 novembre 1835, décédé à Lyon le 2 septembre 1844.
Breveté instituteur à l’âge de 18 ans, Marle aîné est directeur d’une école d’enseignement mutuel à Tournus lors de son mariage. Militant actif de l’enseignement mutuel, il publie à partir de 1822 et jusqu’en 1854 des ouvrages sur la réforme de l’orthographe et de la grammaire. Marle est membre de l’Athénée et la Société grammaticale académique. Il est dit de lui qu’il est « un homme intelligent capable et vrai » [1]. Il est propriétaire, rédacteur, directeur de publication et éditeur du Journal grammatical et didactique de la langue française auquel contribue Armand Marrast. Alors considéré comme conservateur, Marle s’affirme comme défenseur de la langue classique « contre les écarts du romantisme » [2]. Pourtant son journal aurait contribué, sans qu’il en soit informé, à fédérer les mécontents du régime de Charles X en détournant la circulaire relative à son projet de réforme de l’orthographe :

L’on convint que les mécontents du gouvernement de Charles X se feraient connaître [auprès de Marrast], en envoyant à Marle la déclaration suivante : "Votre nouveau système orthographique me plaît infiniment, veuillez m’inscrire aux nombre de vos souscripteurs et adhérents". C’est ainsi que ce novateur reçut vingt-six mille adhésions [3].

.

Sa contribution au journal ne semble pas s’étendre au-delà de l’année 1830. En 1833, le journal devenu Journal grammatical philosophique et littéraire, est dirigé par Boussi et le nom de Marle n’apparaît plus parmi les contributeurs cités. En 1826, lorsque sort le journal, Marle est domicilié 38 rue Coquillière à Paris, siège du journal et 8 rue du Bouloi, puis en 1829, 21 rue Richelieu.
Marle s’illustre plus particulièrement comme initiateur d’un système néographique (nouvelle manière d’orthographier les mots) :

la langue française, dit-il, a 22 sons et 18 articulations ; pour représenter ce petit nombre de sons et d’articulations, on fait usage de 540 signes, c’est-à-dire que nous employons cinq cents caractères de plus que n’en exigent le besoin de la langue, la raison, le bon sens ; c’est-à-dire que nous consumons dans l’étude douze fois plus de tems (sic) qu’il n’en faut [4].

La réforme proposée a un impact économique indéniable pour Marle :

Dès lors plus de difficultés, ni pour la lecture, ni pour l’orthographe ; du jour où un enfant conaîtra [5] l’alfabet, il saura lire, et, du jour où il saura lire, il possèdera toute la siense orthografique. Que de larmes épargnées au jeune âge ! Que de tems économizé au profit des connaissances utiles ! [...] L’économie politique même, qui sait que le plus petit bénéfice souvent répété peut procurer de grands profits, en trouverait un immense dans cette réforme. J’ai cherché dans plusieurs frases quèle serait la diminution des lettres employées, et cèle que j’ai trouvée est de près d’un tiers ; suposons seulement un quart. Si l’on admet que sur trente-cinq millions de Français, un million, en terme moyen, consacre sa journée à écrire, si l’on évalue le prix moyen de ces journées à trois francs seulement, on trouve un milliard sur lequel on économiserait deux-cent cinquante millions par année. La librairie dépense bien une centaine de millions en papier, composition, tirage, port, etc... sur lesquels on gagnerait encore vingt-cinq millions. Mais le nombre de gens sachant lire et écrire décuplerait, les livres coûtant un quart moins cher, il s’en vendrait par cela seul le double, et le double encore parce que tout le monde lirait. De sorte que ce profit de deux-cent soixante quinze millions serait doublé ou quadruplé, et l’économie imperceptible d’une lettre par mot donnerait un bien plus grand bénéfice que les plus sublimes progrès de la mécanique [6].

La réforme porte en elle les germes d’une égalité sociale :

Nous renversons des préjugés qui tiennent en laisse la portion instruite de la société et garrottent le peuple. Nous voulons éclairer ce peuple en masse et en quelques jours seulement. Les ennemis de l’instruction populaire devaient frémir et se ruer contre nous, ils l’ont fait. La Gazette de France, du 14 octobre, s’exprime ainsi : "Le désordre est partout, et la révolution, reprenant ses anciennes voies, tend même à abolir les distinctions scientifiques. Voici une société de prétendus gens de lettres qui se propose de faire marcher les cuisinières à l’égal des membres de la Commission du Dictionnaire de l’Académie Française"
Réponse. Une cuisinière ne doit pas savoir composer une Iliade, notre orthographe ne lui enseignera pas ; mais une cuisinière a besoin de lire et écrire tout comme un académicien ; sous ce rapport elle sera son égal, et nous défions tous les fauteurs de l’ignorance de prouver que cela ne peut pas être, ne doit pas être, que cela n’est pas juste, bon nécessaire, urgent [7]

Fourier et Cabet auraient soutenu ce projet de réforme [8]. Mais Marle doit renoncer et revient en Saône-et-Loire.
Directeur d’une école d’enseignement mutuel à Mâcon, il est nommé directeur de l’École normale primaire de Saône-et-Loire lors de sa création en 1833 jusqu’à sa démission vers 1839 [9]. Cette même année, il publie une Gramaire [sic] diagraphique et un Manuel de la diagraphie. Découverte qui simplifie l’étude de la langue. Il promeut une écriture purement phonétique de 36 signes figurés par des lignes droites ou courbes, faibles ou renforcées, permettant de représenter tous les sons du langage parlé.
Marle aîné est alors inscrit parmi les correspondants de l’Union harmonienne pour l’année 1840 et est dit sans plus de précision résider faubourg Saint-Laurent à Mâcon.

Marle change alors de carrière. Membre du conseil municipal de Mâcon depuis 1837, il en démissionne en 1841. Le 9 septembre 1842, il reprend le brevet du libraire Deleuze à Lyon, démissionnaire. De 1843 à 1846, il s’associe à son beau-frère Pierre Dumonceau et est domicilié 13 rue Saint-Dominique à Lyon. L’une de ses premières publications n’est pas anodine ; il s’agit d’un Recueil des chants de l’Union industrielle fondée au Palmétar [sic pro Palmitar] (Brésil) par les travailleurs phalanstériens de France... (1842). Il est imprimeur-gérant de plusieurs titres de presse lyonnais, comme Le Rhône et Le Journal du Lyonnais. Mais, aux mauvaises affaires succède en juin 1845 un procès pour contrefaçon. Marle, défendu par l’avocat fouriériste lyonnais Pezzani, doit répondre de la publication imprimée des conférences que Lacordaire a données à Lyon et Grenoble. Il est poursuivi et condamné pour avoir contrevenu au droit de propriété intellectuelle ; son imprimerie est en faillite en 1846.
Vers juin 1846, il quitte Lyon pour Paris (rue de la Lune) où il contribue à plusieurs titres de presse comme La Voix nouvelle et à La Réforme en 1848. Son fils Louis Charles Marle est arrêté et incarcéré en 1847 pour vente d’imprimés.
En 1848, Charles Louis Marle aurait été chef du bureau des réclamations aux Ateliers nationaux. Il est également garde national. Du 13 mai 1848 à novembre 1849, il est rédacteur en chef de L’Émancipation de l’enseignement primaire, journal politique, scientifique et littéraire [puis, Journal de l’instruction publique à tous les degrés] et de février à août 1849, de l’hebdomadaire La Constitution : république du présent et de l’avenir. En 1849, avec un ancien professeur et chef d’institution Charles Martin, également rédacteur gérant des deux titres, il publie L’Union des instituteurs laïques de tous les degrés, pour la présentation à l’Assemblée nationale ou législative, 1° d’un nouveau projet de décret sur l’enseignement primaire, en remplacement du projet Carnot ; 2° d’une pétition à l’appui de ce projet [10].

Ses deux fils Jérôme Olivier et Louis Charles sont arrêtés après l’insurrection ouvrière de juin 1848. Bien qu’aucun fait d’insurrection ne soit retenu contre lui, Jérôme Olivier est transporté sur les pontons de La Didon puis de la Belle Poule à Brest. Gracié en février 1850, il travaille à La Voix du proscrit. A nouveau arrêté en mai 1851, il est condamné à deux ans de prison, puis à la transportation (Algérie plus). Son frère Louis Charles est libéré en septembre 1848. Il travaille également à La Voix du proscrit et est à nouveau arrêté en mai 1850 comme faisant partie du comité de résistance, pour impression de bulletins. Lors du coup d’État du 2 décembre 1851, il est condamné à la transportation en Algérie (Algérie plus). Les deux frères sont libérés du pénitencier en 1857 et s’installent à Constantine comme imprimeurs.
L’épouse de Charles Louis Marle décède le 18 août 1853 à Paris.

Charles Louis Marle reste en relation avec des condisciples fouriéristes ; il s’associe à Jean-Joseph Reverchon [11] au sein d’une société en commandite, « Le Cheptel », fondée le 1er février 1853. Marle et Reverchon sont seuls gérants de cette société nommée « Reverchon et Cie » au capital de six millions de francs divisés en actions au porteur de 100, 500 ou 1 000 francs. Son objet est « la fourniture du bétail par baux à cheptel » [12]. Marle est alors désigné comme négociant, demeurant à Paris, 32 rue Saint-Marc, puis 2 ou 46 rue Poissonnière. La société essaime dans quelques départements ; mais l’entreprise se révèle être un fiasco. L’assemblée générale réunie le 20 février 1856 entend le rapport du conseil de surveillance :

Marle est obligé d’avouer un déficit de 770 689 francs ; mais afin de diminuer l’effet de cette communication, il annonce en même temps que le croît des animaux peut être évalué à 275 000 francs, ce qui réduit le déficit à 495 689 francs. Il propose, en outre, de modifier les statuts, d’élever à 30 millions le capital social, de porter à trente ans la durée de la société, de répartir sur trente années les frais généraux, de les réduire ainsi à 21 984 francs annuellement, et de distribuer aux actionnaires un dividende (instruments compris) de 10 1/2 pour 100. Toutes ces propositions sont votées par l’assemblée générale qui, après avoir reçu la démission de Marle, confie la gérance aux sieurs Guérin et de Waroquier, accepte comme définitifs les comptes jusqu’au 31 décembre 1855 […]. Reverchon ne se retira qu’au mois de mai suivant [13].

Mais au 20 février le déficit s’élève déjà à 871 360 francs. Cependant la nouvelle gérance annonce le 1er avril,

que depuis trois ans, « Le Cheptel » n’a pas cessé de progresser.

Pourtant,

depuis son origine, la société n’avait subi que des échecs, les actions souscrites n’atteignaient pas le chiffre de 2 676 700 fr. Les opérations dans les départements n’avaient occasionné que des pertes : sur 74 directions organisées, quatre seulement avaient donné un bénéfice total de 8 273 fr. 68 cent., les 70 autres offraient un déficit évalué à 70 000 francs. Le déficit de la maison de Paris seule était de 1 015 300 fr. - enfin les dividendes étaient purement fictifs […]. En résumé, au 1er janvier 1858, l’actif était réduit 1 601 761 fr. 09 c., le passif s’élevait à 3 167 400 fr., et le déficit total était de 1 563 638 fr. 91 c. Ces événements ne s’étaient pas accomplis sans donner lieu à des réclamations […]. Une instruction fut commencée le 20 mars 1857. Le sieur Mouginot, expert teneur de livres fut chargé d’examiner la comptabilité […].

Entre temps, le 1er mai 1855, le frère de Charles Louis Marle, Lazare Olivier Marle-Piot [14], s’associe à Delabane, Monnet et Seghers pour fonder la « Société générale de conservation », société en commandite « Marle-Piot et Cie » au capital social de 4 millions de francs ayant pour objet l’exploitation d’un procédé de conservation des substances alimentaires. Le procédé est encensé par Villate, vétérinaire des écuries de l’Empereur [15]. Il s’agit d’un procédé consistant à envelopper les quartiers de viande crue d’une couche épaisse d’une gelée obtenue en soumettant certaines parties de l’animal à une longue ébullition.

La direction réelle de l’entreprise resta entre les mains de Marle (Charles-Louis), qui en était le véritable organisateur et qui signa les actes de gérance, soit de son nom, soit du nom de son frère […]. Il prend un brevet en son nom, passe en Angleterre avec le passeport et sous le nom de son frère, se fait délivrer un nouveau brevet à Londres, puis s’embarque pour l’Amérique. A New York, il essaie vainement de tirer parti de ses brevets, et en décembre 1856, il cesse de donner de ses nouvelles. Après son départ, une assemblée générale prononce la dissolution de la société et nomme un liquidateur. Elle avait duré quatorze mois pendant lesquels, suivant la prévention, aucune opération sérieuse n’avait été essayée. [16].

Après plusieurs plaintes concernant « Le Cheptel », plaintes pour lesquelles les plaignants s’étaient finalement désistés, l’affaire est appelée devant le tribunal correctionnel de Paris en juillet 1858 à la suite d’une instruction engagée le 20 mars 1857 ; Reverchon, Marle, son frère Marle-Piot et d’autres sont poursuivis pour « Escroquerie – Abus de confiance – Publication de fausses nouvelles » [17]. Reverchon, Marle et Marle-Piot sont absents. Le tribunal statue

1° que Charles Marle s’est, en 1854, 1855 et 1856, en employant des manœuvres frauduleuses, pour persuader l’existence d’un crédit imaginaire ou pour faire naître l’espérance d’un succès chimérique, fait remettre des fonds par diverses personnes, et a, par lesdits moyens, escroqué partie de la fortune d’autrui ; 2° Qu’il a détourné, aux mêmes époques, au préjudice des actionnaires de la société le Cheptel, des actions d’une valeur de 53,140 fr., une somme de 53,336 fr. 35 c. sur un compte d’annonce, une somme de 7,000 fr. sur des opérations relatives à une affaire Vauthier, et des bestiaux d’une valeur de 5,527 fr. 35 c, lesquelles sommes et valeurs ne lui avaient été confiées qu’à titre de mandat pour en faire un emploi déterminé ou à la charge de les représenter. 3° Qu’en 1855 et 1856, il a détourné au préjudice de la Société générale de la conservation des viandes une somme de 39,819 fr. qui ne lui avait été confiée qu’à la charge de la représenter et d’en rendre compte ; Que Charles Marle, Marle-Piot et Seghers se sont, aux mêmes époques, à l’aide des manœuvres frauduleuses ci-dessus spécifiées, fait remettre par divers une somme de 94,075 francs, et qu’ils ont ainsi escroqué partie de la fortune d’autrui ; Que Reverchon, à l’aide des mêmes moyens, a aussi escroqué plusieurs sommes d’argent au préjudice de diverses personnes ; qu’en outre, il a détourné au préjudice de la société du Cheptel une somme de 53,336 fr. 85 c, sur le compte d’annonces 7,000 fr. ; sur des opérations relatives à Vauthier, des bestiaux de la valeur de 5,527 fr. 85 c. ; lesquelles sommes et valeurs ne lui avaient été remises qu’à titre de mandat, à la charge d’en rendre compte ; [...] Condamne Charles-Louis Marie, Reverchon et Seghers, chacun à cinq années d’emprisonnement, chacun à 3,000 fr, d’amende solidairement ; Marle-Piot à une année d’emprisonnement, 500 fr. d’amende ; [...], et les condamne aux dépens, chacun en ce qui le concerne.

Charles Louis Marle disparaît au Venezuela. Il serait mort avant le 10 septembre 1864 [18] sans que ses deux fils établis à Constantine connaissent le lieu et la date de son décès [19].


Jean-Claude Sosnowski

Dernière mise à jour de cette fiche : mai 2017

Notes

[1Julien Tell, Les Grammairiens français depuis l’origine de la grammaire en France jusqu’aux dernières œuvres connues. Ouvrage servant d’introduction à l’étude générale des langues, Paris, Firmin Didot, 1874, p. 190.

[2« Introduction », Journal grammatical et didactique de la langue française, Paris, chez M. Marle, chez Pitlet, chez Sakson, 1826, p. 3.

[3Julien Tell, Les Grammairiens français …, op. cit., p. 190.

[4Appel aux Français, Paris J. Corréard jeune, 1829, p. 6.

[5Marle applique sa réforme orthographique dans ce texte.

[6Cité par Jacques-Philippe Saint-Gérand, Le Journal grammatical et didactique de la langue française [1826-1840] : rémanences et subreptices subversions d’après Charles Louis Marle, Mémoire sur la Réforme de l’Alphabet, Paris, 1827, pp. 41-43 (en ligne sur Faculty of Arts & Science, University of Toronto, Computing in the Humanities and Social Sciences) (titre de Marle non référencé sur le Catalogue collectif de France).

[7Charles Louis Marle, Appel aux Français, Paris J. Corréard jeune, 1829, p. 49.

[8« Histoire de la langue française. XIXe », en ligne sur languefrançaise.net.

[9Charles Louis Marle, Texte primitif de la grammaire diagraphique, Paris, P. Dupont et Cie, 1839.

[10Félix Bourquelot et Alfred Maury, La Littérature française contemporaine, 1827-1849, continuation de la France littéraire. Dictionnaire bibliographique…, tome cinquième, Paris, Delaroque, 1854, pp. 284-285 et pp. 298-300.

[11Également correspondant de l’Union harmonienne, il a participé à l’aventure phalanstérienne de Cîteaux en 1841

[12« Sociétés », La Gazette des tribunaux, journal de jurisprudence et des débats judiciaires, 14 avril 1855, p. 360.

[13La Gazette des tribunaux, journal de jurisprudence et des débats judiciaires, 11 juillet 1858, p. 675.

[14Également ancien instituteur à Mâcon marié en première noces le 12 février 1825 à Jeanne Piot et en seconde noces le 25 décembre 1844 à Marie Joséphine Plumet ; il est alors négociant.

[15« A M. le directeur de la société générale de conservation des viandes crues et cuites, Boulevard Bonne-Nouvelle, 18 », Le Constitutionnel, 9 mai 1855.

[16La Gazette des tribunaux, journal de jurisprudence et des débats judiciaires, 11 juillet 1858, p. 675.

[17La Gazette des tribunaux, journal de jurisprudence et des débats judiciaires, 11 juillet 1858, pp. 674.

[18Ces deux fils déclarent son décès sans pouvoir le justifier à l’occasion de leurs mariages respectifs. Archives nationales d’Outre-Mer, état civil, Algérie, Constantine, acte de mariage de Jérôme Marle et Adélaïde Esparseil du 10 septembre 1864 ; Archives nationales d’Outre-Mer, état civil, Algérie, Constantine, acte de mariage de Louis Charles Marle et Marie-Adèle Ducasse du 14 janvier 1865.

[19Une hypothèse mais que nous n’avons pu confirmer : il serait en fait décédé le 28 septembre 1884 à Saint-Domingue selon « Famille Marle et alliés », en ligne sur Geneanet).


Ressources

Œuvres

Charles et Guillaume, ou les Parfaits élèves d’une école d’enseignement mutuel…, Mâcon, 1822.

Praxigraphie, ou Recueil d’exercices dans un nouveau genre, pour enseigner ou pour apprendre par la pratique les règles de la grammaire et l’orthographe... par M. Leterrier,... et M. Marle,…, Paris, Leterrier, Marle, Delalain, 1828 (2e éd., Paris, Marle, Delalain, Belin-Mandar ; Devaux, 1829, en ligne sur Gallica).

Les Omnibus du langage... [par D. Lévi-Alvarès et C.-L. Marle], Paris, Garnier, 1828.

Ortografe raizonable mize en pratique, par Voltaire, Montesquieu, Beaumarchais, Wailly, Richelet, et tous les filozofes qui ont réfléchi sur notre langue écrite, Paris, Marle, 1828.

Appel aux Français, Paris J. Corréard jeune, 1829 (en ligne sur Google livres).

Réponse de M. Marle à la lettre de M. Andrieux, Paris, impr. de Plassan [1829].

La Première grammaire des enfants…, Paris, P. Dupont, 1839.

Gramaire diagraphique, Paris, P. Dupont, 1839.

Texte primitif de la grammaire diagraphique, Paris, P. Dupont et Cie, 1839 (en ligne sur Gallica).

Manuel de la diagraphie. Découverte qui simplifie l’étude de la langue, Paris, impr. de P. Dupont et Cie, 1839 (en ligne sur Gallica).

La Première grammaire des enfants…, Paris, P. Dupont, 1839.

Réponse de Rothschild Ier, roi des Juifs, à Satan dernier, roi des imposteurs…, Paris, Ballay aîné, 1846 (en ligne sur Gallica).

Dictionnaire philologique et critique d’observations neuves, originales, utiles, historiques, anecdotiques sur la langue française…, 3e éd…., Paris, Ledoyen, 1854 (Gustave Vapereau indique une 3e édition de 1856 non recensée au Catalogue Collectif de France).

« Jugement aux enfers », in Julien Tell, Exposé général de la langue française avec les idées, les systèmes et les principes de l’ancienne et de la nouvèle ["sic"] école…, Paris : chez tous les libraires, 1863.

Rédacteur, directeur de publication et éditeur du Journal grammatical et didactique de la langue française, 1826-1829 (en ligne sur Gallica).

Éditeur de L’Émancipation de l’enseignement primaire. Journal politique, scientifique et littéraire... ["puis" Journal de l’instruction publique à tous les degrés], mai 1848-nov. 1849 [I-II, n° 1-77].

Éditeur de La Constitution, république du présent et de l’avenir, n° 1 (28 févr. 1849)-n° 17 (11 août 1849).

Sources

Archives départementales de Saône-et-Loire, état civil de Sennecey-le-Grand, 5E512/1 registre des naissances, acte du 21 prairial An VII (en ligne sur le site des Archives départementales de Saône-et-Loire, vue 89).

Archives départementales de Saône-et-Loire, état civil de Sennecey-le-Grand, 5E512/8 registre des mariages, acte du 21 août 1820 (en ligne sur le site des Archives départementales de Saône-et-Loire, vue 116).

Archives départementales de Saône-et-Loire, état civil de Tournus, 5E543/14 registre des naissances, acte n° 83 du 15 juin 1821 (en ligne sur le site des Archives départementales de Saône-et-Loire, vue 147).

Archives départementales de Saône-et-Loire, état civil de Mâcon, 5E270/104 registre des mariages, acte n° 13 du 12 février 1825 (en ligne sur le site des Archives départementales de Saône-et-Loire, vue 7).

Archives départementales de Saône-et-Loire, état civil de Mâcon, 5 E 270/118 registre des naissances, acte n° 444 du 7 novembre 1830 (en ligne sur le site des Archives départementales de Saône-et-Loire, vue 109).

Archives départementales de Saône-et-Loire, état civil de Mâcon, 5 E 270/121 registre des naissances, acte n° 440 du 16 octobre 1831 (en ligne sur le site des Archives départementales de Saône-et-Loire, vue 91).

Archives départementales de Saône-et-Loire, état civil de Mâcon, 5 E 270/133 registre des naissances, acte n° 413 du 13 novembre 1835 (en ligne sur le site des Archives départementales de Saône-et-Loire, vue 75).

Archives départementales de Saône-et-Loire, état civil de Mâcon, 5E270/161 registre des mariages, acte n° 115 du 25 décembre 1844 (en ligne sur le site des Archives départementales de Saône-et-Loire, vue 59).

Archives municipales de Lyon 2E414, état civil de Lyon, registre des décès, acte n° 3229 du 3 septembre 1844 (en ligne sur le site des Archives municipales de Lyon, vue 107).

Archives municipales de Lyon 921W214, recensement 2e arrondissement, rue Saint-Dominique année 1841 (en ligne sur le site des Archives municipales de Lyon, vue 324).

Archives municipales de Lyon 921W222, recensement 2e arrondissement, rue Saint-Dominique année 1842 (en ligne sur le site des Archives municipales de Lyon, vue 286).

Archives municipales de Lyon 921W230, recensement 2e arrondissement, rue Saint-Dominique année 1843 (en ligne sur le site des Archives municipales de Lyon, vue 314).

Archives municipales de Lyon 921W238, recensement 2e arrondissement, rue Saint-Dominique année 1844 (en ligne sur le site des Archives municipales de Lyon, vue 257).

Archives municipales de Lyon 921W246, recensement 2e arrondissement, rue Saint-Dominique, année 1845 (en ligne sur le site des Archives municipales de Lyon, vue 282).

Archives nationales d’Outre-Mer, état civil, Algérie, Constantine, acte de mariage de Jérôme Marle et Adélaïde Esparseil du 10 septembre 1864 (en ligne sur le site ANOM).

Archives nationales d’Outre-Mer, état civil, Algérie, Constantine, acte de mariage de Louis Charles Marle et Marie-Adèle Ducasse du 14 janvier 1865 (en ligne sur le site ANOM).

« Adresses des correspondants membres de l’Union harmonienne », Almanach social pour l’année 1840, Paris, Librairie sociale (1839), p. 182 (en ligne sur le site de la Bibliothèque virtuelle de l’Université de Poitiers, Premiers socialismes).

Bibliographie de la France ou Journal général de l’imprimerie et de la librairie…, n° 41, 8 octobre 1842, p. 572 (en ligne sur Google livres).

« Notice biographique sur M. Lacordaire », La Tribune lyonnaise, avril 1845, p. 9 (en ligne sur Numelyo).

« Affaire Lacordaire – Marle », La Tribune lyonnaise, juillet 1845, p. 36 (en ligne sur Numelyo->http://collections.bm-lyon.fr/BML_01PER0030214202]).

« Cour d’Appel. Affaire Lacordaire - Marle », La Tribune lyonnaise, août 1845, p. 45 (en ligne sur Numelyo->http://collections.bm-lyon.fr/BML_01PER0030214219]).e
Procès entre MM. Lacordaire et Marle accompagné d’observations et de faits nouveaux. Tribunal de police correctionnelle de Lyon. Audience de juin 1845, Lyon, chez tous les libraires, imprimerie de Marle aîné, 1845 (en ligne sur Google livres).

La Gazette des tribunaux, journal de jurisprudence et des débats judiciaires, 14 avril 1855, p. 360 (en ligne sur le site de l’ENAP).

« A À M. le directeur de la société générale de conservation des viandes crues et cuites, Boulevard Bonne-Nouvelle, 18 », Le Constitutionnel, 9 mai 1855 (en ligne sur Gallica, vues 2-3).

Journal des débats politiques et littéraires, 8 octobre 1855, p. 2 (en ligne sur Gallica).

La Gazette des tribunaux, journal de jurisprudence et des débats judiciaires, 11 juillet 1858, pp. 674-675 (en ligne sur le site de l’ENAP).

Specification of Charles Louis Marle. Preserving animal and vegetable substances, London, George E. Eyre, William Spottiswoode, 1856 (en ligne sur Google livres).

Institut national de la Propriété intellectuelle, brevets 1BB21951 et 1BB21951(1) « mode de conservation des viandes, des légumes, et, en général, de toutes les substances ou matières que le contact de l’air peut altérer » (1855), 1BB23136 « procédé de conservation des matières animales et végétales, au moyen du caoutchouc liquide » (1855), 1BB24048 et 1BB24048(1) procédés de conservation des substances animales et végétales (1855), 1BB24331, 1BB24331(1), 1BB24331(2), 1BB24331(3) et 1BB24331(4) « procédé de conservation des corps organiques et inorganiques » (1855), 1BB24525 « système de conservation des substances animales et végétales » (1855), 1BB27351 « procédé de conservation des viandes crues ou cuites, et autres substances alimentaires » (1856), 1BB27352 « procédé d’emballage pour le transport des viandes crues ou cuites et autres substances alimentaires conservées sans boîtes » (1856), 1BB27452 système unique et complet propre à la conservation des viandes et autres substances alimentaires (1856) (en ligne sur le site de l’INPI, base Brevets du 19e).

Bibliographie

Marie-Cécile Bouju « Marle Charles Louis dit Marle Aîné », Le Maitron, Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social (en ligne sur le Maitron).

« Marle, Louis, Charles », Le Maitron, Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social (en ligne sur le Maitron).

« Marle, Jérôme, Olivier », Le Maitron, Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social (en ligne sur le Maitron).

Marius Audin, Somme typographique. Tome 6. L’imprimerie à Lyon aux XVIIIe et XIXe siècles, Lyon, Musée de l’imprimerie et de la banque de Lyon, Institut d’histoire du livre, 2007, 3 vol. (notices Blache et Boget) (en ligne sur Musée de l’imprimerie et de la communication graphique).

Félix Bourquelot et Alfred Maury, La Littérature française contemporaine, 1827-1849, continuation de la France littéraire. Dictionnaire bibliographique…, tome cinquième, Paris, Delaroque, 1854, pp. 284-285 et pp. 298-300 (notices Marle, C.-L. et Martin, Charles) (en ligne sur Gallica).

Ferdinand Buisson, Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire, Paris, Hachette, 1911 (notice Marle) (édition électronique sur le site de l’Institut français de l’Éducation->http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=3131]).

Ambroise Firmin-Didot, Observations sur l’orthographe française : suivies d’un exposé historique des opinions et systèmes sur ce sujet, depuis 1527 jusqu’à nos jours, Paris, A. Firmin-Didot, 1867, pp. 172-174 (en ligne sur Gallica).

Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle : français, historique, géographique, mythologique, bibliographique.... T. 11 MEMO-O, Paris, Administration du Grand dictionnaire universel, 1874, p. 918, article « néographie », en ligne sur Gallica).

Julien Tell, Les Grammairiens français depuis l’origine de la grammaire en France jusqu’aux dernières œuvres connues. Ouvrage servant d’introduction à l’étude générale des langues, Paris, Firmin Didot, 1874, p. 189-190 (en ligne sur Internet Archive.org, vue 209).

Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers... : ouvrage rédigé et continuellement tenu à jour, avec le concours d’écrivains et de savants de tous les pays, 3e édition, entièrement refondue et considérablement augmentée, Paris, Hachette, 1865, p. 1192 (en ligne sur Gallica).

Sitographie

Jacques-Philippe Saint-Gérand, Le Journal grammatical et didactique de la langue française [1826-1840] : rémanences et subreptices subversions (en ligne sur Faculty of Arts & Science, University of Toronto, Computing in the Humanities and Social Sciences).

Michel Wiedemann, « L’Imaginaire de la réforme de l’orthographe en France au XIXe et XXe siècle (2) », Eidôlon, Cahiers du laboratoire pluridisciplinaire de recherches sur l’imagination littéraire, Université de Bordeaux III, n° 26, octobre 1985, pp. 101-150 (en ligne sur le blog symposium).

« Histoire de la langue française. XIXe », en ligne sur languefrançaise.net.

« Marle Jérôme Olivier », en ligne sur le site du Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), Base de données des Inculpés de l’insurrection de Juin 1848,, 11 juin 2012.

« Marle Louis », en ligne sur le site du Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), Base de données des Inculpés de l’insurrection de Juin 1848, 11 juin 2012.

« Jean Joseph Reverchon », L’Annuaire de la France savante, en ligne sur le site du CTHS, Comité des travaux historiques et scientifiques.

« Famille Marle et alliés », en ligne sur Geneanet).


Index

Lieux : Caracas, Venezuela - Lyon, Rhône - Mâcon, Saône-et-Loire - Paris, Seine

Notions : Enseignement - Invention - Orthographe - Presse - Union harmonienne

Pour citer cette notice

SOSNOWSKI Jean-Claude, « Marle, Charles Louis dit Marle aîné », Dictionnaire biographique du fouriérisme, notice mise en ligne en mai 2017 : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article1886 (consultée le 15 octobre 2017).

 . 

 . 

 .