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Bernard Desmars  |  mise en ligne : avril 2015

Poole, Georges Herbert


Né vers 1810 en Angleterre, décédé le 29 juillet 1869 à Adélaide (Australie). Enseignant. Participant aux banquets phalanstériens de 1848 et 1849.


Probablement originaire de Londres, George Herbert Poole est un enseignant en langues installé en Australie. Il est un adepte des théories mystiques de Swedenborg. En 1846, il quitte Adélaide pour l’île Maurice où il enseigne au Collège royal de Port-Louis. Il s’efforce également de propager la religion swedenborgienne sur l’île.

Lors du banquet du 7 avril 1848, il est l’un des orateurs de l’assemblée :

A l’École sociétaire !

Des hommes généreux, pleins de courage, nourris des paroles de Fourier qu’ils ont eu presque tous le bonheur de connaître, ou pénétrés de ses écrits, ont entrepris de régénérer le monde et de rendre aux hommes le bonheur, la paix, la concorde. […] Tâche sublime, sainte, véritablement évangélique, et conforme à la volonté du Christ.
[…] Victor Considerant est le digne chef de cette vaillante phalange, dans laquelle il brille au premier rang comme écrivain. Autour de lui sont groupés Hennequin, Laverdant, Doherty, Cantagrel et d’autres dont le talent et le dévouement répandent chaque jour la lumière sur le monde, et préparent l’ère du bonheur. Nous devons reconnaissance à ces hommes de cœur. En cet instant même ils sont à l’autre extrémité de la terre, réunis comme nous pour célébrer l’anniversaire du grand homme, et pour manifester la parole du Saint Social […]. Aux glorieux disciples de Fourier ! A tous ceux qui dans toutes les parties du monde, communient avec nous dans la même pensée, dans le même espoir d’une prochaine et radieuse transformation de l’humanité par la Science Sociale, conformément au langage de l’apôtre Saint-Pierre : Car nous attendons selon la promesse du seigneur, de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera [1].

En 1849, il est l’un des deux vice-présidents du banquet, avec Eugène Leclézio ; il prononce un toast « à la religion » [2].

L’année suivante, il repart en Australie avant de retourner en Angleterre ; il se marie en 1856 avec Theresa Chauncy, peintre et photographe. Peu après, le couple migre en Australie, où il se lance dans différentes affaires (mines d’or, viticulture). George Herbert Poole retrouve en 1864 l’île Maurice, où sa femme le rejoint l’année suivante. Il enseigne à nouveau au Collège royal ; il reprend aussi son activité de missionnaire swedenborgien. En 1867, fuyant une épidémie de malaria, il part avec sa femme pour Calcutta ; l’année suivante, ils retournent à Adélaide où il enseigne à nouveau.


Bernard Desmars

Dernière mise à jour de cette fiche : avril 2015

Notes

[1Raymond d’Unienville, Tentative socialiste à l’île Maurice, 1846-1851, Curepipe (île Maurice), Société de l’histoire de l’île Maurice, 2009, p. 33.

[2Ibid., p. 99.


Ressources

Sources :
La Démocratie pacifique, 30 août 1848 (compte rendu du banquet du 7 avril 1848 à Port-Louis).

Bibliographie :
Dictionnaire de biographie mauricienne – Dictionary of Mauritian Biography, n°34, janvier 1972.
Raymond d’Unienville, Tentative socialiste à l’île Maurice, 1846-1851, Curepipe (île Maurice), Société de l’histoire de l’île Maurice, 2009, X-178 p.


Index

Lieux : Port-Louis, île Maurice

Notions : Anniversaire - Banquets - Groupe local

Pour citer cette notice

DESMARS Bernard, « Poole, Georges Herbert », Dictionnaire biographique du fouriérisme, notice mise en ligne en avril 2015 : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article1588 (consultée le 20 août 2017).

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