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Bernard Desmars  |  mise en ligne : décembre 2012

Gromier, Marc Amédée


Né le 7 octobre 1841 à Bourg-en-Bresse (Ain), décédé en 1913. Enseignant, journaliste, publiciste (sous son nom et sous divers pseudonymes). Républicain, communard, militant pacifiste et partisan d’une Union méditerranéenne. Il apparaît dans les rangs fouriéristes dans les années 1890.


Marc Amédée Gromier est issu d’une famille protestante engagée en faveur de la République depuis plusieurs générations. Ses parents sont libraires à Bourg-en-Bresse. Il fait ses études au lycée de Bourg et son baccalauréat es lettres à Lyon en 1860, il fréquente brièvement le réputé

Marc-Amédée Gromier

collège Sainte-Barbe à Paris, puis exerce les fonctions de secrétaire particulier auprès d’une certaine Mme Gabart.

Journaliste républicain et communard

En 1861 et 1862, il occupe brièvement le poste d’assistant répétiteur aux lycées de Besançon puis de Tournon [1]. A partir de 1862, Gromier entame ce qu’il appelle dans une note rédigée lors d’un séjour en prison ses « vagabondages humoristiques, littéraires ou politiques » ou encore les « jalons de [sa] route » [2]. Il séjourne brièvement à Bâle et à Genève, se rend ensuite à Paris, à Londres, New York, reprend des fonctions d’enseignement au collège communal de Nantua (Ain) avant de s’établir quelques temps à Lyon. Il collabore à plusieurs journaux à partir de 1864 (Le Journal de l’Ain, La Revue du Lyonnais, la La France musicale).

Après un nouveau séjour à Londres, pendant lequel il aurait dirigé un journal, La Colonie, il combat dans les troupes de Garibaldi contre les Autrichiens dans le Tyrol (1866) et écrit pour un journal italien de Florence. Revenu en France, il est brièvement précepteur dans l’Ain, puis reprend ses activités journalistiques ; en 1868, il rédige le programme d’une Union libérale, avec le soutien d’Edgar Quinet, Jules Simon, etc., texte très hostile à l’Empire. Pour échapper aux poursuites, il quitte la France pour l’Angleterre, puis effectue un nouveau séjour aux Etats-Unis. En 1869, il vit à Paris et travaille pour plusieurs journaux, français – parisiens et provinciaux – et étrangers. Il collabore en particulier au Rappel et à La Réforme, le journal de Félix Pyat dont il est très proche. À ces multiples collaborations journalistiques, Gromier ajoute la rédaction et la publication de plusieurs brochures, sur la musique, sur la politique et d’autres sujets [3].

En 1869 et 1870, il est condamné à plusieurs reprises pour ses activités politiques (délits de presse, délit d’association électorale, participation à la manifestation après la mort de Victor Noir) ; il est en particulier condamné le 7 août 1870 par la Haute-Cour à 5 ans de prison pour avoir dans un banquet de libres-penseurs, à Saint-Mandé, en janvier 1870, lu le « toast à la balle » (ou « ode à la petite balle ») de Félix Pyat, mais il est libéré le 5 septembre, grâce à la chute de l’Empire.

Pendant le siège de Paris, il est à la tête du 74e bataillon, mais il est révoqué après le soulèvement du 31 octobre 1870. Il se marie en novembre avec Malvina Brunereau, fille de Louis Brunereau, négociant et ancien chef d’un bataillon de la garde nationale. Lors du mariage, il se présente comme « secrétaire de Félix Pyat ». Il collabore aux journaux de Pyat (Le Combat, puis Le Vengeur) ; il participe à la Commune, mais de façon assez discrète ; il est cependant arrêté et condamné à six mois de prison et 600 francs d’amende. Mis en liberté en juin 1872, il subit de nouvelles condamnations sous le gouvernement d’Ordre moral pour ses activités politiques, journalistiques et éditoriales ; la publication en 1873 de ses Lettres d’un bon rouge aux membres de la Commune de Paris lui vaut par exemple deux années de prison et 3 000 francs d’amende. Après sa sortie de prison, en 1876, alors qu’il est poursuivi par le fisc pour ses nombreuses amendes, il s’enfuit en Suisse, où il peut retrouver son beau-père Louis Brunereau, qui a participé à la Commune et a fui la France pour échapper à la répression ; mais il est expulsé en 1878 du canton de Genève ; il s’installe alors en Italie avec sa famille (dont Louis Brunereau qui y décède en 1880). Pendant ce séjour italien, il dirige une école française et publie plusieurs ouvrages.

Un militant pacifiste

En 1886, Gromier revient en France ; sa femme tient pendant quelque temps un magasin de chapeaux à Paris [4] ; lui-même se consacre désormais principalement aux questions internationales et au militantisme pacifiste, avec la publication de bulletins, l’organisation de conférences, la participation à des groupes et à des congrès en faveur de la paix.

Dès 1865, il avait fondé une « Association internationale économique des amis de la paix », qui semble avoir été mise en sommeil rapidement ou en tout cas avoir été peu active pendant les années suivantes. A partir de la fin des années 1880, elle réapparaît, parfois sous l’appellation d’ « Union douanière internationale » ou de « Zollverein européen ». Elle publie un Bulletin qui bénéficie de collaborations internationales. Au fil de ses séjours à l’étranger, et grâce à sa connaissance de plusieurs langues étrangères (au moins l’anglais, l’allemand et l’italien), Gromier est en effet en relation avec de nombreux hommes politiques européens.

Parallèlement – et sans que les liens et les différences entre les deux entreprises soient très clairs – il est partisan d’une « Union méditerranéenne », aussi appelée Union latine, Union arménico-gréco-latine, Ligue des intérêts latins dans la Méditerranée, qui constituerait le prélude aux futurs Etats-Unis méditerranéens. Dès 1884, alors qu’il est à Florence, il lance un « appel » aux « Gréco-latins » pour la création « d’un Zollverein méditerranéen », c’est-à-dire d’une « union économique entre tous les peuples ayant des côtes sur la mer Méditerranée » ; il propose quelques mesures préalables à cette union économique, comme l’uniformisation du calendrier, des poids et mesures, des tarifs télégraphiques et postaux.

Gromier participe en outre à diverses associations pacifistes et publie des brochures sur le thème de la paix, comme Le Congrès de la paix à Budapest (1897) ; La Fédération douanière de l’Europe continentale (1898) ; La Conférence pour le désarmement (1899). Il fonde en 1887 une agence de presse (Correspondance de la presse étrangère, renommée en 1892 Correspondance Gromier), qui semble s’être limitée à un bulletin adressé aux journaux et traitant des problèmes internationaux. Il projette en 1889 la création de deux quotidiens, L’Echo de l’Europe et Paris-Municipa [5].

Là encore, il est difficile de savoir, au-delà des noms prestigieux invités lors des dîners-conférences organisés par Gromier, qui accueille quelques personnalités françaises (Léon Bourgeois) et étrangères (Emilio Castelar, des hommes politiques italiens, turcs, portugais, ainsi qu’un cheikh arabe) quelle est l’influence véritable de l’Union méditerranéenne et de son fondateur. Selon l’une des principales personnalités du mouvement pacifiste européen vers 1900, Gaston Moch, ce ne serait que l’une de ces « sociétés de farceurs » que l’on trouve alors parmi les sociétés de la paix [6]. Selon la police parisienne l’Union méditerranéenne serait « une assez jolie fumisterie inventée par son directeur, M. M.A. Gromier, lequel s’en sert pour vivre copieusement sans beaucoup de mal » ; mais, d’après « une source des plus sérieuses », Gromier pourrait être « un agent international à la solde des gouvernements italien, espagnol et portugais, sans préjudice des autres que l’on ne nomme pas, […] envoyant des renseignements politiques sur les réfugiés italiens, espagnols et portugais, avec lesquels il est en relations suivies et très intimes ». L’Union méditerranéenne, qui « n’existe que dans les nuages », ne serait qu’un « paravent » permettant à son directeur de conserver ses relations avec le monde des réfugiés de ces divers pays en même temps qu’avec beaucoup de personnages politiques français dont l’opinion et les renseignements sont utiles à connaître pour les correspondants de Gromier ». Ces puissances étrangères lui verseraient en retour des subsides expliquant son train de vie élevé alors qu’il ne dispose pas d’un « travail nettement défini ». Dès le début des années 1890, les milieux politiques français se détourneraient de Gromier en raison des suspicions pesant sur lui, et sur le secrétaire de l’Union méditerranéenne, Albert Rousseau, « agent d’affaires des plus véreux » [7].

Gromier fouriériste

Probablement est-ce par le biais des organisations pacifistes que Gromier rencontre les fouriéristes et rejoint l’École sociétaire. Ses projets d’Union méditerranéenne sont en tout cas mentionnés dans la Revue du mouvement social (mai 1884) et dans L’Unité humaine, un supplément de La Rénovation (20 juin 1889). Et Gromier figure en 1891 dans le comité de la Société de la paix perpétuelle par la justice internationale, association présidée par le fouriériste Hippolyte Destrem et comprenant plusieurs autres disciples de Fourier (Etienne Barat, Jenny Fumet, entre autres) [8]. Il est aussi membre de l’Association pour la solution pacifique des conflits sociaux, également créée en 1891 par Destrem [9]. L’année suivante, il assiste, pour la première fois semble-t-il, aux cérémonies organisées pour l’anniversaire de Fourier, chaque 7 avril ; il est présenté par Destrem comme « [s]on ami Gromier » [10] ; il est à nouveau régulièrement présent dans les années suivantes ; et il publie dans La Rénovation un texte en faveur de l’Union méditerranéenne (n°103, 30 septembre 1898). En sens inverse, il invite plusieurs (ex-)fouriéristes à présider des banquets de l’Union méditerranéenne (Vauthier, Destrem) ou à y faire des conférences (Duponchel, Morin, Verrier) ; et il accueille au Zollverein européen le fouriériste Textor de Ravisi [11].

Aux alentours de 1900, quand le mouvement sociétaire se divise en deux courants, l’Ecole sociétaire dirigée par Alhaiza d’un côté, l’Union phalanstérienne et l’Ecole sociétaire expérimentale de l’autre, avec Barat et Fumet, il déclare d’abord regretter cette division et reste dans une premier temps avec les partisans d’Alhaiza avant de rejoindre les manifestations organisées par l’Union phalanstérienne, l’Ecole sociétaire expérimentale et les milieux coopératifs ; mais il figure en 1901 sur une liste des membres de l’Ecole Sociétaire Expérimentale [12]. La rupture avec Alhaiza est consommée quand Gromier publie en 1906 une brochure sur Charles Fourier et ses disciples, parmi lesquels il cite Jaurès et Zola. Alhaiza, antidreyfusard et très hostile à l’écrivain et au leader socialiste, lui reproche alors vivement de dénaturer la pensée de Fourier [13]. Cette brochure témoigne d’ailleurs, soit d’une connaissance approximative du fouriérisme et de l’histoire du courant sociétaire, soit d’une volonté d’exagérer son influence et son importance en y intégrant des individus qui lui sont largement étrangers ; il fait ainsi de Fourier un théoricien de la nationalisation du sol, et cite parmi « les disciples » Louis Reybaud, Benoît Malon, Camille Pelletan, Sébastien Faure, Jean Jaurès et Jules Guesde.

Dans cet ouvrage, ainsi que dans un compte rendu de l’ouvrage de Jollivet-Castelot, Sociologie et fouriérisme [14], il croit observer un intérêt croissant des contemporains pour les « théories régénératrices de Fourier » qui comportent de « faciles applications […] à la société moderne », et auxquelles se rallieraient un nombre de plus en plus élevé de Français. Il estime à 1 600 000 le nombre de travailleurs syndiqués et à près de 2 000 000 le nombre de mutualistes : « cela représente, pour 1907, une Fédération fouriériste française de quatre millions d’électeurs ». Croyant également dans la formation prochaine d’une Union européenne, il conclut, avec beaucoup d’optimisme : « les lois des Harmonies de Fourier occasionneront, bientôt, la fraternisation des « ententes cordiales » avec les ententes économiques internationales … et le reste suivra ! »

Il participe encore au banquet de l’Union phalanstérienne en 1913 [15], peu de temps avant son décès.


Bernard Desmars

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Notes

[1Archives nationales, F17/20 886, dossier d’enseignant de Gromier, indiquant la date de son baccalauréat et ses emplois en lycée.

[2Archives de la préfecture de police de Paris, Ba 1101, texte envoyé depuis la prison de Beauvais à sa fiancée Malvina Brunereau, 30 août 1870. Ce texte ne semble d’ailleurs pas toujours fiable ; Gromier s’attribue ainsi une licence qu’il aurait obtenue en 1859, alors que son dossier d’enseignant montre qu’il n’a obtenu son baccalauréat qu’en 1860. Et il est difficile d’apprécier l’importance des très nombreuses collaborations à des journaux français et étrangers dont il se prévaut, ainsi que les relations qu’il prétend avoir établies avec une série de personnages prestigieux dont il fait la liste.

[3Il est difficile de faire la liste exacte des publications de Gromier et de ses collaborations journalistiques, d’autant qu’il utilise des pseudonymes ; selon l’Annuaire de la presse française et étrangère de 1908, il utilise les pseudonymes suivants : Amicus, Gallus, Latinus, Lutèce, Pax, Paz, Le Petit Vieux, Senex, Spada, Zollmann.

[4APPP, Ba 1101, rapport de police du 27 décembre 1889.

[5APPP, Ba 1101, rapport du 27 décembre 1889.

[6Lettre de G. Moch à Fried, 10 novembre 1902, dans Archives des Nations Unies, Palais des Nations, Genève, Correspondance Suttner-Fried ; lettre cité par Verdiana Grossi, Le pacifisme européen. 1889-1914, Bruxelles, Bruylant, 1994, p. 172.

[7Archives de la préfecture de police de Paris, BA 1101, dossier Gromier, rapport du 19 décembre 1891.

[8L’Unité humaine, supplément de La Rénovation, n°39, 30 octobre-10 novembre 1891.

[9La Rénovation, n°39, 30 octobre-10 novembre 1891.

[10La Rénovation, n°43, 30 avril-20 mai 1892.

[11La Rénovation, n°131, 31 janvier 1901.

[12La Rénovation, n°109, 30 avril 1899 ; n°122, 30 avril 1900 ; Alhaiza et Gromier participent ensemble à un banquet colinsien, le 30 mai 1900, La Rénovation, n°124, 30 juin 1900 ; La Rénovation, n°146, 30 avril 1902 (il est présent avec sa femme et sa fille) ; L’Association ouvrière, n°111, 15 septembre 1901.

[13La Rénovation, n°199, janvier-février 1907.

[14« A propos des études sociologiques », Les Nouveaux horizons de la science et de la pensée (revue publiée par Jollivet-Castelot), n°11, novembre 1906, p. 324-327.

[15L’Association ouvrière, 15 avril 1913, « Le 141e anniversaire de la naissance de Charles Fourier ».


Ressources

Œuvres
Lettres musicales, Paris, Hachette, 1863, 71 p.
Du haut des montagnes du Bugey. Souvenirs d’un Bressan, Bourg, Imp. de Milliet-Bottier, 1864, 4 p. (extrait du Journal de l’Ain).
Rapport présenté à la fanfare bressane, Bourg, Imp. de Milliet-Bottier, 1865, 54 p.
La Colonie, Londres, Taffery, 1865.
Programme d’une Association Internationale économique autour de la mer Méditerranée, lettre à Garibaldi, Londres, Taffery, 1865.
Programme d’une union libérale en vue des élections prochaines, Bourg-en-Bresse, Gromier aîné, 1868, 16 p., et Paris, Lechevalier, 1868.
L’Union libérale contre l’Empire, Lyon, 1868.
The Glowworm, Londres, Samuel Orchard Beeton, 1869.
Le Centenaire. Actualités en trois parties. 15 août 1869, s.l, s.d. [1869 ?], 36 p.
Comédies égyptiennes ou mystères dévoilés. Dédié aux pauvres "fellahs" qui nourrissent tous ces misérables, s.l. n. d. [1869 ?], 16 p.
La Patrie en deuil, Paris, février 1871.
La République sauvée, Paris, mars 1871.
Le Salut, organe des conciliateurs, Paris, mars 1871 (édité par M.-A. Gromier).
Paris municipal. Annuaire encyclopédique des 20 communes urbaines et des 71 communes rurales composant les 22 arrondissements du département de la Seine, en collaboration avec Ernest Desmarest, Paris, Imp. E. Brière, Association générale typographique, s. d. [1872], 7 et 24 p. (prospectus plan d’une publication projetée).
En prison. Préliminaires historiques du mémorial d’un roman contemporain, Paris, Imp. de Rodière, 1872, III-48 p.
La Solidarité. Lettres aux ouvriers, Paris, A. Sagnier, 1873, 35 p.
Lettres d’un bon rouge à la Commune de Paris, Paris, A. Sagnier, 1873, 108 p. (extrait de La Vérité).
Hommes et choses de 1866 à 1873, mémento d’un politiqueur militant, Paris, Merlot-Rodière, 1873.
La Paix sociale, Paris, Merlot-Rodière, 1873.
Justice et nécessité d’une amnistie, Genève, Josselin, 1877.
Aux gens crédules. Prophéties pour l’année 1878, recueillies par un bon rouge, Genève, Josselin, 1878, 12 p.
Aux libres-penseurs. Le credo de 1878, résumé par un bon rouge, Genève, Josselin, 1878, 12 p.
Les Fraudeurs genevois, Genève, Josselin, 1878.
Lettre aux Genevois après mon expulsion, Florence, 1878.
Recours à MM. les membres du Conseil fédéral suisse à Berne et à MM. les membres du tribunal fédéral à Lausanne, Florence, Typogr. Cooperativa, 1878.
Florence, la Cité des milliards, Périgueux, Devillaire, 1878.
Catalogue alphabétique de quelques ouvrages assez rares dont veut se défaire le professeur Gromier-Brunereau, Florence, Imp. coopérative, 1880, 30-20-14 p.
Mon petit musée, Florence, 1889.
Mauro Macchi. In memoriam 1881, primo anniversario, Milano, N. Battezzati, 1881, 12 p.
La Fédération des peuples gréco-latins, n°1-15, 6 août-12 novembre 1882 (publié à Florence).
Introduction à l’histoire de la musique, Paris, A. Degorce-Cadot, 1883, 56 p. et pl.
Inaugurazione del monumento eretto in campo Varano, alla memoria di Mauro Macchi, senatore del regno, morto in Roma il 24 dicembre 1880. 12 febbraio 1882, Roma, 1883, 63 p.
Mauro Macchi et la lega latina. Esquisse biographique, Florence, Imp. coopérative, 1882, 19 p.
Aux Latins, un dernier mot, Florence, Imp. Pellas, 1883, 10 p. (extrait de L’Événement, 22 novembre 1883).
In Campo Varano (Mauro Macchi), Roma, 1883.
La Vraie revanche. Lettre à monsieur Lemonnier, Florence, Imp. del Vocabolario, 1884, 14 p.
Il Zollverein Mediterraneo, Firenze, 1885.
Alliance latine et zollverein méditerranéen, Florence, Imp. de J. Pellas, 1885, 29 p.
Keppler, Helmutz et Roselli-Mollet, Florence, 1885.
Ora a sempre ! Garibaldi et Victor Hugo !, Firenze, 1885.
I Latinofili francesi ed il senatore Amante, documenti per la stampa dei popoli latini, da E. Amante, Mauro Macchi, M.-A. Gromier, E. Forti e Siro Corti, Firenze, Tipogr. Cooperativa, s. d., 4 p.
Exemple à suivre et revanche à prendre pacifiquement, Florence, Typog. Coppini et Bocconi, 1886, 23 p.
Ai Florentini ed ai Proletari, Florence, Tip. del Fieramosca, 1886, 14 p.
Alliance arméno-gréco-latine pour une union douanière méditerranéenne. 21e rapport annuel du fondateur de l’association, Paris, Imp. de Lefebvre, s. d. [1887], 4 p.
L’Union méditerranéenne, 10 février 1887 (numéro spécimen).
L’Union méditerranéenne. Organe des peuples arménico-gréco-latins, s.d.
L’Union méditerranéenne, Paris, Imp. de Lefebvre, 1888, 107 p.
Après janvier 1889, mais avant avril, Paris, Imp. de Lefebvre, s. d. [1889], 3 p.
Union méditerranéenne. Dîner familial du 14 janvier 1889. Programme, Paris, Imp. de Lefebvre, 1889, 4 p.
Union méditerranéenne (Zollverein latin contrebalançant l’influence du Zollverein germanique). 1865-1889. Circulaire du 25 mars 1889, Paris, Imp. de Lefebvre, s. d. [1889], 3 p.
Le Parti commercial, organe de l’Union méditerranéenne, 1889 (numéros spécimens).
Portugal, Angleterre et France. Lettres aux commerçants français, Paris, Imp. de Lefebvre, 1890, 46 p.
Rapport à la Chambre syndicale des représentants de fabrique et de commerce, Paris, Imp. de Lefebvre, 1890, 4 p.
Les Traités de commerce pour 1892, Paris, 1880.
En l’honneur de Garibaldi, Paris, E. Bovay, 1891, 23 p.
Union méditerranéenne (Compagnie d’outre-mer), Paris, Imp. de Silvestre, s.d. [1891], 4 p.
Union méditerranéenne. Note personnelle et confidentielle sur la compagnie d’outre-mer, Paris, Imp. de Silvestre, s. d. [1891], 4 p.
L’Évangile des ouvriers. Aux travailleurs des villes et des campagnes, s.l., 1891 (reproduction par La Démocratie rurale d’articles parus dans La Liberté en 1872 et dans la brochure La Solidarité en 1873).
L’Enquête électorale, M.-A. Gromier directeur, n°1, jeudi 15 décembre 1892, 2 p.
Association internationale économique des amis de la paix, fondée en 1865 par Gromier pour une union méditerranéenne.... Correspondance de la presse étrangère (27e année) [Circulaire du 31 mars 1892], Paris, 1892, 1 p.
La Commune. Journal d’un vaincu, recueilli et publié par Pierre de Lano, Paris, V. Havard, 1892, 293 p.
Union méditerranéenne. Association internationale économique des amis de la paix (fondée en 1865) et correspondance étrangère. Pour 1893, Paris, s. d.
Association internationale économique des amis de la paix, fondée en 1865 pour l’établissement d’une union méditerranéenne. 28e année.... Circulaire du 15 janvier 1893. Programme pour 1893, s.l. s.d. [1893], 2 p.
Union méditerranéenne, association internationale économique des amis de la paix (fondée en 1865) et correspondance étrangère.... Le mouvement socialiste en France (9 juin 1893). - A propos d’une fumisterie (27 juin 1893), s.l. n.d. [1893], 2 p.
La Question de demain, n°1, 1894.
La France vue du dehors, Malte, 1894-95.
Union douanière méditerranéenne pour une fédération commerciale slavolatine. 31e année.... Programme de l’union douanière méditerranéenne, publié pour la première fois en 1881, Paris, Imp. de Kugelmann, s. d. [1896], 4 p.
Association internationale économique des amis de la paix, fondée par M.-A. Gromier en 1865 pour un zollverein européen. 34e année. Bulletin spécimen [en vue de la création d’un Bulletin du Zollverein européen], 1er janvier 1899, 24 p.
Supplément à la Correspondance Gromier, n° du 11 octobre 1900, Paris, Imp. de Lambert, 1900, 2 p.
Chefs de peuples et diplomates, Paris, 1900.
Congrès de la paix en l’an 1900, Paris, 1900.
Aux Vrais amis de la paix, s. l., 1900.
Bulletin du Zollverein européen, n°1 (mercredi 1er février 1899)-n°10 (jeudi 20 septembre 1900).
Note sur la situation actuelle des transports en France par les chemins de fer, Paris, Imp. centrale de la Bourse, 1901, 3 p.
Association internationale économique des amis de la paix, fondée par Gromier. Circulaire n°369 (mai-juin 1901)-n°383 (23 mai 1902), s.l. s.d. [1902].
A.I.E. [Association internationale économique] des amis de la paix sociale, fondée par Gromier en 1865. Le chemin de la paix sociale. Circulaire n°418 (11 juin 1904), Paris, Imp. de L. Thuillier, 1904, 1 p.
A.I.E. de la Paix sociale et les statuts internationaux, Paris, 1903, 1904, 1905.
La Finance moderne, n°1, 20 mars 1904 (édité par M.-A. Gromier).
La Paix sociale. Voies et moyens. Documents historiques, Paris, M.-A. Gromier, 1904, 45 p.
Observations d’un ami de la paix sur les besoins immédiats, urgents de la défense maritime des côtes de la France, de ses colonies et de ses protectorats. À propos du rapport de M. Charles Bos sur le budget de la Marine, Paris, Le mouvement industriel, 1905, 24 p. (articles publiés dans Le Mouvement industriel, novembre-décembre 1904).
La Vie, les œuvres, les disciples de Charles Fourier, Paris, Imp. des fouriéristes, 1906 (2 rééditions en 1907, chez A. Hulin), 31 p.
La France vue du dehors, Paris, Imp. de H. Richard, s. d., 2 p.
Compagnie d’outre-mer (Union méditerranéenne). Statuts, Paris, Impr. de Silvestre, s. d., 16 p.
Il faut ajouter la publication de plusieurs périodiques (Correspondance Gromier, Bulletin du Zollverein européen) et de nombreuses collaborations à des journaux.

Sources
Archives nationales, F17/20 886, dossier d’enseignant de Gromier.
Archives de la préfecture de police de Paris, Ba 1101.
Bibliothèque nationale de France, « Liste des ouvrages offerts à la Bibliothèque nationale, janvier 1905 », manuscrit.
Institut international d’histoire sociale (Amsterdam), Fonds Descaves, cotes 45, 53, 67, 202, 297c, 351, 834 (lettres de Gromier et lettres adressées à Gromier, rapports de l’Union méditerranéenne, coupures de journaux).
La Rénovation, 1888-1913.
L’Association ouvrière, 1901-1913.
Angelo de Gubernatis, Dictionnaire international des écrivains du jour, Florence, L. Niccolai, 1890.
Dictionnaire national des contemporains, sous la direction de C.-E. Curinier, Paris, Office général d’édiction, 1899-1919, tome 2.
Annuaire de la Presse Française et Etrangère et du Monde politique, dirigé par Paul Bluysen, Paris, Annuaire de la Presse, 1908.

Bibliographie
Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, 2e série, 1864-1871, Paris, éditions ouvrières, 1967-1971, tome 6.
Dictionnaire de biographie française, tome XVI, Paris, Letouzey et Ané, 1985.
Verdiana Grossi, Le Pacifisme européen. 1889-1914, Bruxelles, Bruylant, 1994, 512 p.

Iconographie
Portraits dans les Archives de la préfecture de police de Paris, Ba 1101.


Index

Lieux : Bourg-en-Bresse, Ain - Florence (Italie) - Genève, Suisse - Londres, Grande-Bretagne - Lyon, Rhône - Paris, Seine

Notions : Commune de Paris - Pacifisme - Presse

Pour citer cette notice

DESMARS Bernard, « Gromier, Marc Amédée », Dictionnaire biographique du fouriérisme, notice mise en ligne en décembre 2012 : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article1077 (consultée le 13 octobre 2017).

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