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	<title>charlesfourier.fr</title>
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		<title>charlesfourier.fr</title>
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		<title>Bernard, Simon-François (surnommé Bernard le clubiste)</title>
		<link>http://www.charlesfourier.fr/article.php3?id_article=953</link>
		<date>2012-01-22 19:56:10</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Médecin pour servir ses semblables&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Simon-François Bernard naît dans une famille de la « petite bourgeoisie » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb1&quot; name=&quot;nh1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[1] Dictionnaire de biographie française, tome sixième, Paris, Letouzey, Ané, (...)&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] de Carcassonne. Selon son acte de naissance, son père Pierre Bernard, âgé de 46 ans, est qualifié de maître de langues à Carcassonne. Sa famille, « attachée au parti libéral » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb2&quot; name=&quot;nh2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[2] Erdwin John James, Ad. Wolf, Plaidoyer de M. Edwin James dans la défense (...)&quot;&gt;2&lt;/a&gt;], proche du parti démocratique avancé [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb3&quot; name=&quot;nh3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[3] « Advanced democratic party », Lancet (pseud.), Life of Dr Simon (...)&quot;&gt;3&lt;/a&gt;], lui offre une solide éducation qui le conduit à suivre des études de médecine à la faculté de Montpellier [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb4&quot; name=&quot;nh4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[4] Boletin de la revista general de legislacion y jurisprudencia, periódico (...)&quot;&gt;4&lt;/a&gt;]. Ce choix répond à sa philosophie et à son souci d'être au service de ses semblables. Un frère cadet est professeur de mathématiques [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb5&quot; name=&quot;nh5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[5] Boletin de la revista general de legislacion y jurisprudencia, periódico (...)&quot;&gt;5&lt;/a&gt;]. « Endetté » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb6&quot; name=&quot;nh6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[6] Gérard Bonet, L'Indépendant des Pyrénées-Orientales, histoire (...)&quot;&gt;6&lt;/a&gt;], Simon-François Bernard débute sa carrière dans la marine comme chirurgien aide-major et est affecté sur un des vaisseaux de l'escadre de l'amiral Baudin envoyée au Mexique indépendant en raison des exactions subies par des ressortissants français. Ainsi, il participe en novembre 1838 à la « guerre des pâtisseries » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb7&quot; name=&quot;nh7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[7] Guerra de los Pasteles. Un pâtissier, ressortissant français avait invoqué (...)&quot;&gt;7&lt;/a&gt;] qui conduit à la prise de la citadelle de San Juan de Ulúa, combat durant lequel il s'illustre tant en soignant les blessés qu'en entrant parmi les premiers dans la place. Après l'expédition de Veracruz qui suit, il est nommé chirurgien. Il prend part également à l'expédition du Rio de la Plata et devient premier chirurgien dans la flotte d'Uruguay. Son séjour se termine lors de la paix conclue avec le dictateur Juan Manuel de Rosas en octobre 1840 [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb8&quot; name=&quot;nh8&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[8] Les Annales maritimes et coloniales..., Paris, Imprimerie royale, (...)&quot;&gt;8&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_documents spip_documents_center' &gt;&lt;img src='http://www.charlesfourier.fr/IMG/jpg/BNF_8-LB56-3248_Bernard_Simon_Francois.jpg' width='235' height='400' style='border-width: 0px;' alt=&quot;(JPEG)&quot; /&gt;
&lt;div class='spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Simon-François Bernard (1817-1962)&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_doc_descriptif'&gt;Source : Bibliothèque nationale de France, 8-LB56-3248, Lancet (pseud.), &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Life of Dr Bernard, with portrait, and judgment of the press on his trial&lt;/i&gt;, London, Holyoake, [1858], portrait, 24 p., 8°.&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Homme de presse pour vivre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De retour en France, il quitte la marine. En 1842, il prend pour une courte période la rédaction-gérance ou bien écrit simplement dans un journal démocratique de Castres (Tarn) [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb9&quot; name=&quot;nh9&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[9] Dictionnaire de biographie française, tome sixième, Paris, Letouzey, Ané, (...)&quot;&gt;9&lt;/a&gt;]. Il abandonne rapidement ses fonctions et effectue une tournée de propagande dans le Sud-Ouest de la France au cours de laquelle il donne « des discours sur l'économie politique et les diverses théories sociales qui divisaient alors l'opinion publique » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb10&quot; name=&quot;nh10&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[10] Erdwin John James, Ad. Wolf, Plaidoyer de M. Edwin James dans la défense (...)&quot;&gt;10&lt;/a&gt;]. Simon-François Bernard s'installe à Perpignan. Au printemps 1847, et annoncé sans doute depuis décembre 1846, il devient co-rédacteur de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'Indépendant des Pyrénées-Orientales&lt;/i&gt; [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb11&quot; name=&quot;nh11&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[11] Erdwin John James, Ad. Wolf, Plaidoyer de M. Edwin James dans la défense (...)&quot;&gt;11&lt;/a&gt;] aux côtés de son ami franc-comtois Pierre Lefranc [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb12&quot; name=&quot;nh12&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[12] « with his friend Lefranc », Lancet (pseud.), Life of Dr Simon (...)&quot;&gt;12&lt;/a&gt;]. Ce journal fondé le 1er janvier 1846, qualifié alors de « carlo-républicain » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb13&quot; name=&quot;nh13&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[13] Gérard Bonet, L'Indépendant des Pyrénées-Orientales, histoire (...)&quot;&gt;13&lt;/a&gt;], soutien de François Arago lors de la campagne législative de 1846, veut élargir son audience mais surtout, les actionnaires souhaitent limiter le caractère rebelle de Pierre Lefranc. « Pour suffire au journal il a fallu lui adjoindre M. Bernard qui a moins de talent certainement mais qui plus sage, plus laborieux, plaira fort ici » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb14&quot; name=&quot;nh14&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[14] Lettre à Emile Ollivier de 1847 adressée par Eugène Guitter, fils de Théodore (...)&quot;&gt;14&lt;/a&gt;]. A partir du 6 mars 1847, Bernard représente à plusieurs reprises Lefranc lors des multiples procès qui touchent le journal. Le 17 mai 1847, devant la Cour d'assises de l'Aveyron où est renvoyée l'affaire de la « circulaire électorale » d'Arago, circulaire qui aurait conduit à des troubles dans le département, Bernard « dans une courte improvisation » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb15&quot; name=&quot;nh15&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[15] Gérard Bonet, L'Indépendant des Pyrénées-oOrientales, histoire (...)&quot;&gt;15&lt;/a&gt;], dépeint la situation électorale en août 1846 dans les Pyrénées-Orientales. Il poursuit en décrivant l'acharnement contre Lefranc, énumérant les différents acquittements qui ont précédé. Le jury suit sa plaidoirie, s'étonnant par ailleurs du renvoi effectué, seul le jury du lieu où les évènements avaient eu lieu étant à même de statuer.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Propagandiste phalanstérien et réalisateur garantiste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est durant ses études de médecine que Simon-François Bernard s'est intéressé plus particulièrement à la pensée de Charles Fourier. Cependant, « Bernard semble avoir pris ce qu'il a trouvé de meilleur dans les idées de toutes [les] subdivisions [socialisantes], sans s'identifier à aucune d'elles » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb16&quot; name=&quot;nh16&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[16] Erdwin John James, Ad. Wolf, Plaidoyer de M. Edwin James dans la défense (...)&quot;&gt;16&lt;/a&gt;]. Néanmoins, il se rattache pleinement à l'Ecole sociétaire qui le reconnaît comme un des siens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En février 1846, il initie une série de conférences à Toulouse [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb17&quot; name=&quot;nh17&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[17] « La Théorie sociétaire et la Gazette du Languedoc », La Démocratie (...)&quot;&gt;17&lt;/a&gt;]. L'une d'elle, suivie et applaudie par le maire et conseiller général conservateur Cabanis qui trouve un intérêt pour les propositions sociales développées, déclenche les foudres des cléricaux de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Gazette du Languedoc&lt;/i&gt;, et des opposants de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'Emancipation&lt;/i&gt;. Simon-François profite de la volonté municipale pour proposer une réalisation garantiste. En avril 1846, à la suite d'une conférence donnée à l'Athénée de Toulouse, il initie une souscription destinée à la réalisation d'une crèche-modèle dans la ville, dont le projet est alors débattu au conseil municipal. Il publie, suite à une collecte qui a rapporté plus de 100 francs lors de sa conférence, une brochure dont la vente doit susciter des dons à signaler dans un premier temps chez le libraire toulousain Delboy. Le fruit de la vente de cette brochure éditée à mille exemplaires, vendue à 50 centimes, est également reversé au « profit de la propagation des crèches ». Si Bernard place son initiative sous les auspices du modèle initié par Marbeau à Paris en 1844, il s'inspire en premier lieu de Jules Delbruck [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb18&quot; name=&quot;nh18&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[18] Voir Bernard Desmars, « (Jean-Joseph-) Jules Delbruck », Dictionnaire (...)&quot;&gt;18&lt;/a&gt;]. En exergue de son développement sur l'utilité des crèches et salles d'asile, il place une citation de Delbruck : « l'enfant, si tendrement aimé du Christ, l'enfant ne doit pas souffrir ». Comme chez Jules Delbruck, si Fourier n'est pas cité directement, sa pensée est largement présente.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La crèche-modèle [pp. 7-10] est un établissement de 32 sur 18 m composé d'une cour et d'un jardin (32 sur 4 m) distribué de part et d'autre de la longueur d'un bâtiment dont les angles comportent, « en équerre » des maisonnettes à base triangulaire de 4 sur 4 m accueillant, logement de la berceuse, serre et décharge, buanderie, latrines et bûcher. Le bâtiment comprend une grande salle de 20 sur 10 m accueillant 60 nattes (ou petites hamacs en osier) suspendues à 1 m du sol, disposées en trois séries. Chaque série comprend cinq groupes composés « par 4-4-5-4-3 » nattes. Des espaces sont prévus entre chaque groupe et les murs. Une petite salle à 20 nattes, de 10 sur 4,5 m, accueille deux séries ou rangées « distribuées par 2-2-3-2-1 ». Une cuisine de 4 sur 3,5 m éclairée par une croisée sur le jardin et séparée par une baie vitrée d'un parloir de 7 sur 2 m accueille une chaudière et un calorifère qui, grâce à un système de tuyauterie, chauffent la crèche de « manière constante et uniforme » et fournissent « l'eau chaude dans tous les points ». La cuisine permet de préparer les aliments destinés aux enfants sevrés. Un étendoir et un magasin de 6 sur 3,5 m jouxtent cette cuisine, quatre-vingt cases correspondant à quatre-vingt bambins permettent de ranger les effets vestimentaires de chacun. Enfin pharmacie et infirmerie de 3 sur 2 m prolongent le parloir. L'infirmerie permet d'isoler les enfants atteints d'une affection quelconque et limite ainsi les épidémies.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_documents spip_documents_center' &gt;&lt;img src='http://www.charlesfourier.fr/IMG/jpg/BNF_RP-8110_Simon_Francois_Bernard_Plan-Creche_modele_Toulouse_1846.jpg' width='254' height='400' style='border-width: 0px;' alt=&quot;(JPEG)&quot; /&gt;
&lt;div class='spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Plan du projet de crèche-modèle à fonder à Toulouse en 1846&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_doc_descriptif'&gt;Source : Bibliothèque nationale de France, RP-8110, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Projet d'une crèche-modèle à Toulouse&lt;/i&gt;, par S.-F. Bernard, Toulouse, impr. de J.-P. Froment, [1846], 16 p., plan.&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au delà du vocabulaire de séries et de groupes apparenté au vocabulaire de Fourier, au delà de la réflexion architecturale (Fourier proposait six salles distinctes) et technique (les hamacs suspendus, équipés de tringles qui permettent un bercement collectif) [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb19&quot; name=&quot;nh19&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[19] Charles Fourier, Le Nouveau monde industriel et sociétaire, ou invention (...)&quot;&gt;19&lt;/a&gt;], Simon-François Bernard met en avant le caractère particulier de sa proposition. La distribution des différentes salles de la crèche-modèle s'appuie sur une étude des caractères des enfants :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;Sur un nombre considérable d'enfants, l'expérience démontre que le quart se compose de lutins [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb20&quot; name=&quot;nh20&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[20] La période lutine pour Charles Fourier, Le Nouveau monde industriel et (...)&quot;&gt;20&lt;/a&gt;], braillards éternels, tandis que les autres sont de caractères doux, et ne pleurent que très rarement : de plus, les nourrissons jusqu'à l'âge de six à huit mois sont plus bruyants [...]. La petite salle a pour but d'isoler de la masse les nourrissons les plus jeunes et les plus difficiles, afin que le repos des nourrissons les plus calmes ne soit pas troublé par les cris des premiers, et que les berceuses aient moins de peine pour soigner leurs jeunes élèves [...] [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb21&quot; name=&quot;nh21&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[21] Simon-François Bernard, Projet de crèche-modèle à Toulouse, Toulouse, impr. de (...)&quot;&gt;21&lt;/a&gt;].&lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'étude de la nature même des individus contingente l'aménagement et l'utilisation de l'espace de la grande salle :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;La rangée médiane reçoit ceux qui ont le plus souvent besoin des soins de la berceuse. Dans chaque rangée, le groupe du milieu reçoit les enfants les plus âgés, par conséquent les plus tranquilles, et qui savent demander ce dont ils sentent le besoin. Des deux côtés, par gradation conforme à l'âge, se distribuent les nourrissons jusqu'au dernier groupe de droite et de gauche, où se trouvent les plus jeunes, près du siège de la berceuse de garde. Les nourrissons ainsi groupés par caractères et par âges, élevés uniformément sentent aux mêmes heures, le besoin de repos. Les groupes étant balancés par la tringle à mouvoir les nattes [...], les surveillantes les isolent en détachant le crochet de la tringle dès que chaque groupe est endormi [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb22&quot; name=&quot;nh22&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[22] Simon-François Bernard, Projet de crèche-modèle à Toulouse, Toulouse, impr. de (...)&quot;&gt;22&lt;/a&gt;].&lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon Simon-François Bernard le fait de regrouper « les enfants braillards » s'appuie sur l'observation « des hommes querelleurs dont le ton et les manières s'humanisent en présence d'hommes de leur trempe » et conduit donc à « l'amélioration du caractère des lutins, amélioration que les berceuses &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;souffre-douleurs&lt;/i&gt; de la petite salle apprécieront promptement ». Charles Fourier écrivait :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;Le vacarme des petits enfans si désolans [&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;sic&lt;/i&gt;] aujourd'hui, se réduira à peu de chose ; ils seront très-radoucis dans les séristères, et il en est une raison bien connue, c'est que les caractères querelleurs s'humanisent avec leur semblable : ne voyons-nous pas chaque jour les férailleurs [&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;sic&lt;/i&gt;] et pourfendeurs devenir fort doux, et renoncer à l'humeur massacrante quand ils se trouvent en compagnie de leurs égaux. Il en sera de même des marmots élevés dans un séristère d'harmonie et distribués en plusieurs salles de caractères [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb23&quot; name=&quot;nh23&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[23] Charles Fourier, Le Nouveau monde industriel et sociétaire, ou invention (...)&quot;&gt;23&lt;/a&gt;].&lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si le sort des enfants est central, - le calorifère extérieur aux salles, l'isolement en infirmerie, sont pensés en raison de la sécurité et de l'hygiène -, les préoccupations sur les conditions de travail des berceuses, que Fourier nomme « les bonnes », sont patentes dans la réflexion de Bernard, d'autant que selon son projet, seules huit berceuses, responsable comprise, sont nécessaires au lieu de douze traditionnellement. Mais la principale singularité du modèle projeté concerne, selon Simon-François Bernard, la musique :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;Un grand écrivain l'a dit &#8220;celui qui sent vivement la musique ne saurait être un malhonnête homme&#8221;. Dans tous les actes de la vie, le rhythme [&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;sic&lt;/i&gt;] exerce une influence marquée... Or des expériences qu'il serait trop long de citer, démontrent que l'éducation du sens de l'ouïe doit commencer dès le bas âge, de six mois à deux ans.
Nous voudrions, en conséquence, que chaque Crèche [&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;sic&lt;/i&gt;] eut son orgue-harmonium, dont la douce harmonie accompagnerait les principales manoeuvres de la journée, telles que distribution d'aliments, etc. etc. etc. [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb24&quot; name=&quot;nh24&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[24] Simon-François Bernard, Projet de crèche-modèle à Toulouse, Toulouse, impr. de (...)&quot;&gt;24&lt;/a&gt;].&lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fourier complétait son argumentation sur l'utilisation de l'orgue dans les séristères en indiquant :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;On croit en civilisation que les doigts de pied sont inutiles : les harmoniens s'en serviront comme des doigts de main : par exemple une orgue harmonienne aura des claviers pour les doigts de pieds ; et l'organiste enfourché sur une selle, travaillera des doigts de pied presqu'autant que ceux de la main. Il fera du talon le service des pédales que nous faisons du pied [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb25&quot; name=&quot;nh25&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[25] Charles Fourier, Le Nouveau monde industriel et sociétaire, ou invention (...)&quot;&gt;25&lt;/a&gt;].&lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le projet est étayé par un budget. Simon-François Bernard repousse l'idée d'un financement communal, le projet étant soumis à des lenteurs - il a été initié depuis 1845 - et fait appel tant à la contribution des usagers qu'à la bienfaisance publique. Son initiative, sans qu'elle recueille la totale adhésion du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Journal de Toulouse&lt;/i&gt;, obtient néanmoins un soutien [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb26&quot; name=&quot;nh26&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[26] Le Journal de Toulouse, 18 avril 1846.&quot;&gt;26&lt;/a&gt;]. Lors du banquet du 7 avril 1847 tenu à Toulouse pour célébrer la naissance de Charles Fourier, une collecte « au profit des salles d'asile » rapporte plus de 100 francs [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb27&quot; name=&quot;nh27&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[27] La Démocratie pacifique, 24-25 mai 1847.&quot;&gt;27&lt;/a&gt;]. Mais aucune mention n'est faite du projet de crèche-modèle de Simon-François Bernard. Un toast général est cependant porté « à la fondation de la première salle d'asile phalanstérienne » qu'initie cette même année le docteur Savardan.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toulouse est une étape dans une tournée de propagande pour la cause phalanstérienne que Simon-François Bernard effectue au cours de l'année 1846. Ses expositions ont débuté à Castres, à partir du journal dans lequel il écrit ; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Démocratie pacifique&lt;/i&gt; signale dans son édition du 10 septembre une exposition à Béziers :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;Un de nos amis, un jeune médecin, à la parole facile et souple, au débit plein de chaleur et d'entrain, M. Bernard parcourt en ce moment les villes du Midi pour y exposer la science sociale [...] M. Bernard n'a pas attendu que l'impulsion lui vint du centre ; du jour [où] il a compris, il est allé partout semant la doctrine de l'association, employant tour à tour la parole ou la plume, l'exposition du professeur ou la discussion publique, publiant ici une brochure, là un journal autour duquel se rallie bientôt la presse environnante, et prêchant non pas seulement la théorie mais poussant avec un courage qui ne dément jamais, à la création des établissements où le principe sociétaire trouve un commencement d'application, les crèches, les salles d'asile.&lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les cours qu'il professe, selon &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Journal de Béziers&lt;/i&gt; que reprend &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Démocratie pacifique&lt;/i&gt; s'articulent comme pour nombre d'orateurs phalanstériens en plusieurs expositions. Après avoir décrit les différents âges traversés par l'humanité pour aboutir à la Civilisation, qui laisse libre-cours « à l'anarchie dans le commerce, et aboutit [...] à la féodalité industrielle sous les apparences d'une association mensongère », la supériorité de la science sociale est présentée aux auditeurs. Bernard est efficace dans ses démonstrations même s'il ne convainc pas totalement &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Journal de Béziers&lt;/i&gt;. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Démocratie pacifique&lt;/i&gt; se félicite de l'hospitalité des communes qu'il parcourt, montrant « leur confiance dans le caractère pacifique » de la doctrine sociétaire. A cette date, Bernard poursuit ses expositions à Perpignan. Il est, selon &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;le Bulletin phalanstérien&lt;/i&gt; du 14 septembre 1846 attendu à Barcelone. En février 1847, l'Ecole sociétaire souhaite des détails de cette « première tentative » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb28&quot; name=&quot;nh28&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[28] « Voyages et missions », Bulletin phalanstérien, 13 février 1847, n° 3, (...)&quot;&gt;28&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsque la Révolution de 1848 éclate, Simon-François Bernard est établi à Barcelone depuis la fin de l'année 1847 comme représentant d'une société anonyme d'assurances de Paris [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb29&quot; name=&quot;nh29&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[29] Boletin de la revista general de legislacion y jurisprudencia, periódico (...)&quot;&gt;29&lt;/a&gt;]. Il se fait remarquer par son exaltation, par des discours fouriéristes auprès de la jeunesse universitaire et il est finalement incarcéré le 31 mars [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb30&quot; name=&quot;nh30&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[30] « Les Français à Barcelone », La Démocratie pacificique, 13 avril (...)&quot;&gt;30&lt;/a&gt;]. Selon &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Démocratie pacifique&lt;/i&gt; qui relate l'évènement dans son édition du 13 juin 1848, Bernard avait défendu la République calomniée. L'intervention du consul De Lesseps permet de mettre fin à l'arbitraire du gouverneur-militaire Pavia. Bernard gagne Paris où il n'avait jusqu'alors séjourné que quelques jours.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Bernard le clubiste&lt;/strong&gt; »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est par ce surnom que ses amis ou ennemis le qualifient à partir de la Seconde République. Dès son arrivée à Paris, il s'investit dans les clubs et utilise son charisme et ses talents d'orateur. Sans être un dandy, Bernard est élégant. Il est toujours vêtu d'un froc noir, fume continuellement des cigarettes qu'il roule lui-même [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb31&quot; name=&quot;nh31&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[31] Boletin de la revista general de legislacion y jurisprudencia, periódico (...)&quot;&gt;31&lt;/a&gt;]. « [...] Bernard, malgré l'accent gascon dont il est affligé, est doué d'une certaine éloquence [...]. Il arrive à des mouvements très capables de fanatiser les masses ; il connaît du reste parfaitement toutes les ficelles propres à faire vibrer la fibre populaire » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb32&quot; name=&quot;nh32&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[32] Alphonse Lucas, Les Clubs et les clubistes : histoire complète, critique (...)&quot;&gt;32&lt;/a&gt;]. Chaque jour, il attirait 4 000 à 5 000 personnes note son biographe [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb33&quot; name=&quot;nh33&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[33] Lancet (pseud.), Life of Dr Simon Bernard, with judgment and extracts (...)&quot;&gt;33&lt;/a&gt;], multipliant parfois les réunions dans une même journée [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb34&quot; name=&quot;nh34&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[34] Erdwin John James, Ad. Wolf, Plaidoyer de M. Edwin James dans la défense (...)&quot;&gt;34&lt;/a&gt;]. En juin 1848, il est parmi les fondateurs du club de la Révolution démocratique qui revendique son attachement à la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793 [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb35&quot; name=&quot;nh35&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[35] Michel Cordillot, « Bernard Simon », Dictionnaire de biographie du (...)&quot;&gt;35&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Débute pour Simon-François Bernard une interminable série de procès qu'énumère en 1858 &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'Ami de la Religion&lt;/i&gt; [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb36&quot; name=&quot;nh36&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[36] L'Ami de la religion, 23 février 1858, pp. 446-447.&quot;&gt;36&lt;/a&gt;]. Simon-François Bernard, « homme de lettres » est tout d'abord poursuivi devant le tribunal correctionnel « pour une double infraction au décret du 28 juillet [...] ». La poursuite est infondée. Cette réunion tenue le 15 septembre s'inscrivait dans la campagne de soutien aux candidats à la députation Cabet, Raspail et Thoré [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb37&quot; name=&quot;nh37&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[37] Le Peuple souverain, journal des intérêts démocratiques et du progrès (...)&quot;&gt;37&lt;/a&gt;]. Le décret du 28 juillet 1848 s'il autorise la réunion des clubs politiques et associations ouvrières, interdit leur fréquentation aux femmes et enfants, impose déclaration, même simple, et publicité des séances. Suite aux évènements de juin 1848, le gouvernement provisoire puis ceux du prince-président Louis-Napoléon Bonaparte, en particulier avec le ministre de l'Intérieur Faucher, tentent de restreindre ce droit de réunion affirmé par la Constitution du 4 novembre 1848. Si Simon-François Bernard est acquitté le 21 septembre 1848 pour ces faits, lors des séances du Club Bonne-Nouvelle des 8, 10, 13 et 14 septembre, il a prononcé des discours tendant à exciter « le mépris ou la haine des citoyens les uns contre les autres, et toléré des propositions tendant à provoquer des actes déclarés crimes ou délits » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb38&quot; name=&quot;nh38&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[38] Iouda Tchernoff, Associations et sociétés secrètes sous la Deuxième (...)&quot;&gt;38&lt;/a&gt;]. Le Club du Bazar Bonne-nouvelle, précise le procureur de la République « se recommande, [comme cinq des sept autres déclarés depuis juillet] à la vigilante surveillance de l'autorité, et par l'exaltation politique bien connue de leurs fondateurs, et par leur tendances socialistes, et par certains précédents » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb39&quot; name=&quot;nh39&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[39] Iouda Tchernoff, Associations et sociétés secrètes sous la Deuxième (...)&quot;&gt;39&lt;/a&gt;]. Néanmoins le procureur général hésite à fermer le Club Bonne-Nouvelle, le rapport de police étant bien « vague et incomplet ». Le décret du 28 juillet lui permet certes d'appliquer d'autorité cette mesure de fermeture, mais « par sa gravité, [cette mesure] mérite[e] l'examen du gouvernement » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb40&quot; name=&quot;nh40&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[40] Iouda Tchernoff, Associations et sociétés secrètes sous la Deuxième (...)&quot;&gt;40&lt;/a&gt;]. Afin de contourner les interdictions et en attente des décisions judiciaires, les clubs se reconstituent sous une autre appellation. Ainsi dans son rapport du 30 septembre 1848, le procureur de la République signale que « le club du marché Saint-Laurent, n'[est] autre que le club du boulevard Bonne-Nouvelle » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb41&quot; name=&quot;nh41&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[41] Iouda Tchernoff, Associations et sociétés secrètes sous la Deuxième (...)&quot;&gt;41&lt;/a&gt;]. Le propriétaire de la salle des Concerts-spectacles du Bazar Bonne-Nouvelle, c'est à dire l'administration de l'Opéra-national [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb42&quot; name=&quot;nh42&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[42] Le Peuple souverain, journal des intérêts démocratiques et du progrès (...)&quot;&gt;42&lt;/a&gt;], a en fait donné congé aux clubistes [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb43&quot; name=&quot;nh43&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[43] Le Censeur, journal de Lyon, 25 septembre 1848.&quot;&gt;43&lt;/a&gt;]. A nouveau, le 6 octobre, Simon-François Bernard « comparaissait devant le tribunal de la Seine comme président du club Chabrol, pour avoir établi une perception de 10 centimes par personne à l'entrée de ce club. Il était, pour ce fait, condamné à 100 fr. d'amende » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb44&quot; name=&quot;nh44&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[44] L'Ami de la religion, 23 février 1858, pp. 446-447. Voir aussi le (...)&quot;&gt;44&lt;/a&gt;]. « Dans l'intervalle, et malgré le jugement du tribunal, il était traduit de nouveau, sous la même inculpation, pour le club du Château des Brouillards » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb45&quot; name=&quot;nh45&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[45] Fondé par Arthur de Bonnard d'après Alphonse Lucas, Les clubs et les (...)&quot;&gt;45&lt;/a&gt;], et renvoyé de la poursuite, parce que, disait le jugement, « il avait laissé un quart de la salle au public non payant ». Le 24 novembre, la cour d'appel infirmait ce jugement et condamnait Bernard à une nouvelle amende de 100 francs [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb46&quot; name=&quot;nh46&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[46] L'Ami de la religion, 23 février 1858, pp. 446-447. Voir aussi La (...)&quot;&gt;46&lt;/a&gt;]. C'est Hector Gamet qui assure sa défense pour ces nouvelles poursuites [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb47&quot; name=&quot;nh47&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[47] La Démocratie pacifique, 5 novembre 1848. Voir sur ce site, la notice « (...)&quot;&gt;47&lt;/a&gt;]. Mais les procès s'enchaînent :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;Le 30 novembre 1848, Bernard était cité devant la cour d'assises de la Seine pour des discours tenus au club Chabrol, et il était condamné par défaut à six mois de prison et 1,000 francs d'amende. Sur son opposition à l'arrêt, et après un débat contradictoire, la peine était réduite, le 9 janvier 1849, à un mois de prison et 100 francs d'amende [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb48&quot; name=&quot;nh48&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[48] L'Ami de la religion, 23 février 1858, pp. 446-447.&quot;&gt;48&lt;/a&gt;].&lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La peine initiale comportait également la perte « des droits civiques, civils et de famille » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb49&quot; name=&quot;nh49&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[49] La Révolution démocratique et sociale, 2 décembre 1848.&quot;&gt;49&lt;/a&gt;]. Il entraîne à cette occasion son avocat et condisciple Hector Gamet devant les tribunaux au sujet de ces deux affaires dirigées contre plusieurs membres des Clubs du Bazar Bonne-nouvelle et de la rue de Chabrol [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb50&quot; name=&quot;nh50&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[50] La Presse, 1er décembre 1848 ; Le Moniteur universel, 1er décembre 1848, (...)&quot;&gt;50&lt;/a&gt;]. Le 30 septembre 1848, Simon-François Bernard commentant la séance du jour à l'Assemblée nationale avait en effet déclaré :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;La patrie est en danger, on a osé déclarer à l'Assemblée nationale la guerre à la République qu'ils appellent rouge [...]. Nous aussi nous sommes de la République rouge, nous la voulons, la couleur ne nous fait pas peur [...]. Le peuple triomphant ne sait que pardonner, et c'est encore ce que je vous demanderai de faire le jour où la République sociale sera proclamée. Nous avons un manifeste qui sera signé et expédié demain pour Toulouse, où se rend un de nos amis afin de pousser le peuple à des manifestations socialistes [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb51&quot; name=&quot;nh51&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[51] Iouda Tchernoff, Associations et sociétés secrètes sous la Deuxième (...)&quot;&gt;51&lt;/a&gt;].&lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le procureur complète son analyse par un « rapport [...] qui n'a ni la régularité, ni l'authenticité du procès-verbal [...], le président Bernard aurait dit à propos du banquet de Toulouse : on dit qu'on a crié : A bas l'Assemblée nationale ! A bas Cavaignac ! Eh ! qu'importe, moi-même !... ici l'orateur s'est arrêté laissant aux auditeurs le soin de deviner sa réticence ». Le club est fermé sur le fondement de ce simple rapport de police, avant que Bernard ne soit entendu et poursuivi [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb52&quot; name=&quot;nh52&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[52] Le Peuple souverain, journal des intérêts démocratiques et du progrès (...)&quot;&gt;52&lt;/a&gt;]. Un autre rapport de police concernant une séance tenue le 25 octobre 1848 au Club du Château des Brouillards d'hiver (ou Club de la chaussée des Martyrs) confirme la virulence des propos :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;[...] Le citoyen Bernard, président, [...] a proclamé les principes les plus subversifs de l'ordre social, il déclame d'un bout à l'autre contre ce qu'il appelle l'aristocratie, l'aristocratie du capital et celle de l'intelligence, attaque les bourgeois et les gens à souliers vernis et à gants jaunes qui n'ont pas de c&#339;ur mais des écus à la place. Fait l'éloge de Barbès et déclare que les prisonniers de Vincennes ont toutes ses sympathies, beaucoup mieux que bien des représentants (ici, applaudissements et bravos) déclare encore avoir bu à la sainte Montagne, à la sainte République sociale. Veut que la terre n'appartienne à personne, s'écrie &#8220;C'est vous qui, depuis des milliers d'années, faites l'aumône à ceux qui ne font rien&#8221; (applaudissements). Parle longuement contre le C. Grandin, contre Louis-Napoléon, qu'il dit entouré de misérables, dit que pour lui les insurrections de mai et de juin sont des faits, que cette dernière n'est pas un crime, mais l'erreur de gens qui avaient faim et qui croyaient avoir le droit de manger. Attaque les défenseurs de l'ordre, il dit que beaucoup d'entre eux ont commis d'atroces vengeances, et que le sang qu'ils avaient répandu leur avait donné le goût du sang. Il termine en disant qu'il n'y a plus de princes, ni de Dieu en France, excepté le duc de Transnonain [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb53&quot; name=&quot;nh53&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[53] I. Tchernoff, « Les clubs sous la seconde République », Revue politique (...)&quot;&gt;53&lt;/a&gt;].&lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Suivent entre autres interventions, celles de Jean Macé et d'Arthur de Bonnard. Simon-François Bernard intervient également pour souligner la respectabilité de la réunion comparée à l'Assemblée nationale qui n'est plus souveraine et conclut en attaquant « encore la bourgeoisie, les généraux Lamoricière et Cavaignac ». Dès la première séance les autorités ferment le club et poursuivent les membres du bureau [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb54&quot; name=&quot;nh54&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[54] Le Peuple souverain, journal des intérêts démocratiques et du progrès (...)&quot;&gt;54&lt;/a&gt;]. Simon-François Bernard était alors qualifié de journaliste résidant 17 rue des Trois-Frères à Paris. Ceci ne freine pas son prosélytisme. Il fonde une réunion électorale au grand salon de la Barrière Poissonnière, réunion qui ouvre le mercredi 8 novembre 1848 [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb55&quot; name=&quot;nh55&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[55] La Révolution démocratique et sociale, 8 novembre 1848.&quot;&gt;55&lt;/a&gt;]. Mais les poursuites se multiplient et s'entremêlent :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;Le 6 décembre 1848, condamnation de Bernard en police correctionnelle pour perception d'un droit d'entrée au club Lévis. Le 30 du même mois, il comparaissait devant la cour d'assises pour des discours prononcés au club du Château des Brouillards. A cette audience, il souleva un incident, posa des conclusions exceptionnelles, sur lesquelles il fut invité par M. le président à s'expliquer. Je laisse à mon avocat, dit-il, le soin de développer le point de droit, et je me réserve... - En ce cas, lui dit M. le président, je vous retire la parole. - Et moi, répondit Bernard, je vous retire ma présence. Et il quitta l'audience. Il fut condamné à cinq ans de prison et à 6,000 fr. d'amende par défaut [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb56&quot; name=&quot;nh56&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[56] L'Ami de la religion, 23 février 1858, pp. 446-447.&quot;&gt;56&lt;/a&gt;].&lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il était cité « sous la prévention de divers délits d'excitation à la haine et au mépris des citoyens les uns contre les autres et du gouvernement, d'attaques contre la religion, etc., commis dans des discours prononcés aux clubs de Belleville et des Batignolles » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb57&quot; name=&quot;nh57&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[57] La Démocratie pacifique, 4, 7 janvier 1849.&quot;&gt;57&lt;/a&gt;]. « Le 24 janvier 1849, par suite de l'opposition à cet arrêt, la condamnation est réduite à une année d'emprisonnement et 100 fr. d'amende » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb58&quot; name=&quot;nh58&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[58] L'Ami de la religion, 23 février 1858, pp. 446-447.&quot;&gt;58&lt;/a&gt;]. Aucune sanction ou menace de sanction ne l'empêche de poursuivre sa propagande. Un nouveau club, le « Club Valentino » ouvre le 5 janvier 1849. Bernard veut reprendre son « compte-rendu des séances de l'Assemblée nationale » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb59&quot; name=&quot;nh59&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[59] La Démocratie pacifique, 1er, 4, 12 janvier 1849. La Révolution démocratique (...)&quot;&gt;59&lt;/a&gt;]. Après trois séances, le club est également fermé le 13 janvier [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb60&quot; name=&quot;nh60&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[60] La Démocratie pacifique, 19 janvier 1849. La Révolution démocratique et (...)&quot;&gt;60&lt;/a&gt;]. Bernard est déféré « [...] devant le jury le 9 février 1849, comme prévenu d'une longue suite de délits commis dans des discours prononcés aux clubs de Belleville et au comité de la Jeune-France (Batignolles) [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb61&quot; name=&quot;nh61&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[61] Club de Jules Lechevalier ouvert le 19 janvier. La Démocratie pacifique, (...)&quot;&gt;61&lt;/a&gt;] [et est] condamné contradictoirement à cinq années d'emprisonnement et à 2,000 fr. d'amende » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb62&quot; name=&quot;nh62&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[62] L'Ami de la religion, 23 février 1858, pp. 446-447.&quot;&gt;62&lt;/a&gt;]. Simon-François Bernard, défendu par Charles Dain en appel devant la Cour d'assises, est en fait accusé de propos tenus lors de réunions électorales. Il est seulement blanchi des outrages portés à la religion [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb63&quot; name=&quot;nh63&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[63] La Démocratie pacifique, 10 février 1849.&quot;&gt;63&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'une des figures de la mouvance démoc-soc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En septembre 1848, lors des élections législatives complémentaires, Simon-François Bernard a soutenu Raspail [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb64&quot; name=&quot;nh64&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[64] Lancet (pseud.), Life of Dr Simon Bernard, with judgment and extracts (...)&quot;&gt;64&lt;/a&gt;]. C'est d'ailleurs dans la salle du Club Bonne-Nouvelle qu'il a été décidé de reconduire les trois candidats non élus en juin : Raspail, Cabet et Thoré [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb65&quot; name=&quot;nh65&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[65] Le Mois, 15 octobre 1848, n° 11, pp. 341-342.&quot;&gt;65&lt;/a&gt;]. Son action semble avoir grandement contribué à cette élection. Lors de l'élection présidentielle, Bernard est désigné par le 3e arrondissement de Paris comme délégué devant siéger au Congrès central électoral pour la désignation du candidat démocrate-socialiste aux élections présidentielles. Lors du Congrès national électoral qui a lieu le 5 décembre, seuls trois délégués prennent le parti de Raspail. Simon-François Bernard prône-t-il la candidature de Raspail, comme Hector Gamet [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb66&quot; name=&quot;nh66&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[66] La Révolution démocratique et sociale, 25 novembre 1848, 3 et 6 décembre (...)&quot;&gt;66&lt;/a&gt;] ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Son activisme et la reconnaissance acquise lui confèrent une légitimité au sein du mouvement démoc-soc, ce qui lui permet de prendre la parole lors des banquets. C'est sans doute lui qui, en octobre à Passy, lors du banquet de la République démocratique et sociale, lance un toast « aux opprimés de tous les temps, à l'enfance et aux femmes ! » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb67&quot; name=&quot;nh67&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[67] La Démocratie pacifique, 24 octobre 1848.&quot;&gt;67&lt;/a&gt;]. Le 19 novembre, il est annoncé comme l'un des présidents du banquet démocratique et social des femmes aux côtés de Pierre Leroux [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb68&quot; name=&quot;nh68&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[68] La Révolution démocratique et sociale, 18 novembre 1848. Le Mois, 30 (...)&quot;&gt;68&lt;/a&gt;]. Il s'adresse « aux Martyrs de l'humanité ! aux Femmes ! à celles qui déjà sont mortes à la peine ! A tous les droits de l'homme, de la femme, de l'enfant ! » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb69&quot; name=&quot;nh69&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[69] Le Peuple souverain, journal des intérêts démocratiques et du progrès (...)&quot;&gt;69&lt;/a&gt;]. Le 3 décembre, il se trouve à celui organisé à Puteaux. Sous une tente, devant l'église, plus de mille travailleurs « couvrent d'unanimes applaudissements » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb70&quot; name=&quot;nh70&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[70] Le Peuple souverain, journal des intérêts démocratiques et du progrès (...)&quot;&gt;70&lt;/a&gt;] les toasts de Pierre Leroux, Joly, Bernard et Gamet. Il est aussi présent au banquet de Noël des femmes socialistes où il porte un toast « au christ vivant des nations, - au peuple de France » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb71&quot; name=&quot;nh71&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[71] La Révolution démocratique et sociale, 24 décembre 1848.&quot;&gt;71&lt;/a&gt;]. Il intervient le 22 janvier avec virulence lors du banquet des démocrates socialistes du 6e arrondissement, salle Vatentino, banquet présidé par Pierre Leroux et auquel il participe avec Hector Gamet ; il s'insurge contre la Haute Cour chargée de juger les accusés du 15 mai 1848 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;M. Bernard, [...] s'est élevé avec vivacité contre le vote de l'Assemblée Nationale d'aujourd'hui : nos amis, a-t-il dit, doivent être, de par les 478 voix obtenues là-bas au bout du pont de la Concorde, jugés devant ce qu'ils appellent la haute Cour : je dis, moi, que ce sera la basse-cour ! (Ce mot a été beaucoup applaudi). L'orateur a fait ensuite des comparaisons et des rapprochements : il s'est élevé avec force contre ce qu'il appelle les aristocrates, contre lesquels, s'ils tentaient un mouvement réactionnaire, il faudrait mettre le pistolet et le poignard à la main, et rejeter loin derrière soi la clémence et la générosité qu'on a montrées en Février [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb72&quot; name=&quot;nh72&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[72] Le Journal des débats politiques et littéraires, 23 janvier 1849, p. (...)&quot;&gt;72&lt;/a&gt;].&lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Simon-François Bernard oeuvre à l'association des différents courants socialistes. En novembre 1848, il participe avec Jean Macé et Hector Gamet à la fondation de la Propagande socialiste (ou sociale), dont les locaux avaient été perquisitionnés dès le 12 novembre dans le cadre des affaires du Bazar Bonne nouvelle et de la Rue de Chabrol [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb73&quot; name=&quot;nh73&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[73] La Démocratie pacifique, 14 novembre 1848.&quot;&gt;73&lt;/a&gt;]. L'objectif premier est de propager et diffuser gratuitement en province, « tous les ouvrages, toutes les brochures, tous les journaux indistinctement qui traitent du socialisme » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb74&quot; name=&quot;nh74&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[74] La Démocratie pacifique, 11 novembre 1848. La Révolution démocratique et (...)&quot;&gt;74&lt;/a&gt;]. L'Association pour la propagande socialiste souhaite également former les travailleurs désignés membres des jurys. Elle propose d'allouer « 3 francs par jour à ceux qui seront désignés par le sort [...] » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb75&quot; name=&quot;nh75&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[75] La Démocratie pacifique, 8 janvier 1849.&quot;&gt;75&lt;/a&gt;]. Bernard est parmi les 19 membres du comité provisoire [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb76&quot; name=&quot;nh76&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[76] La Démocratie pacifique, 3 janvier 1849. Voir sur ce site la notice « (...)&quot;&gt;76&lt;/a&gt;]. C'est probablement lui qui est également cité comme « homme de lettres » membre du conseil général de la Solidarité républicaine, association pour le développement des droits et des intérêts de la démocratie fondée le 4 novembre 1848 [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb77&quot; name=&quot;nh77&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[77] La Révolution démocratique et sociale, 7 novembre 1848, 29 janvier (...)&quot;&gt;77&lt;/a&gt;]. Le 28 janvier 1849, il signe avec Gamet, au nom des clubs, la pétition dénonçant le projet de loi Faucher préparant les restrictions au droit de réunion [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb78&quot; name=&quot;nh78&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[78] La Démocratie pacifique, 28 janvier 1849. La Presse, 28 janvier 1849. La (...)&quot;&gt;78&lt;/a&gt;]. Lorsque le 24 février suivant, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Démocratie pacifique&lt;/i&gt; publie l'appel au peuple des représentants de la Montagne soutenus par la presse et les organisations républicaines et démoc-socs, le nom de Bernard a disparu des signataires des Clubs, comme celui de Gamet. La Propagande socialiste est représentée par Jean Macé. Néanmoins, Bernard ne reste pas inactif.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le pamphlétaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Faucher applique strictement le loi du 28 juillet 1848 et fait fermer les clubs les uns après les autres. Muselé comme orateur, Simon-François Bernard édite une série de cinq pamphlets, intitulés &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Tais-toi, Rodin ! Réponse aux calomniateurs du socialisme&lt;/i&gt;. « Ils m'ont réduit au silence... Ils ne m'empêcheront pas d'écrire ! Vous veniez m'entendre, vous me lirez ! » proclame-t-il dans sa première brochure [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb79&quot; name=&quot;nh79&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[79] Tais-toi, Rodin ! Réponse aux calomniateurs du socialisme. Fermons les (...)&quot;&gt;79&lt;/a&gt;]. Un interrogation s'impose : pourquoi Rodin ? On peut supposer qu'il s'agit d'une référence au jésuite du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Juif errant&lt;/i&gt; d'Eugène Sue chargé de capter l'héritage des Rennepont, jésuite qui joue des passions humaines pour arriver à ses fins. Ces brochures sont un moyen de contourner la loi de juillet qui interdit la presse sans cautionnement. Cinq pamphlets sont annoncés et doivent paraître « de trois en trois jours » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb80&quot; name=&quot;nh80&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[80] Le Travail affranchi, 18 février 1849.&quot;&gt;80&lt;/a&gt;]. Le tirage est prévu uniquement par souscription et la vente s'effectue à la Propagande démocratique et sociale de Gabriel Mortillet. Ces pamphlets sont la seule réponse à la propagande du ministre Faucher présentant les clubistes comme de dangereux anarchistes assoiffés de sang [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb81&quot; name=&quot;nh81&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[81] Michel Papaud, « La répression durant le ministère de Léon Faucher (...)&quot;&gt;81&lt;/a&gt;]. Le 4 mars doit donc paraître « le premier pamphlet du citoyen Bernard le clubiste : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Tais-toi Rodin ! Fermons les clubs !&lt;/i&gt; ». L'éloignement de l'auteur, - il doit se cacher [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb82&quot; name=&quot;nh82&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[82] Le Républicain, journal de Lyon, 28 avril 1849.&quot;&gt;82&lt;/a&gt;] afin d'éviter l'emprisonnement pour cinq ans [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb83&quot; name=&quot;nh83&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[83] Tais-toi, Rodin ! réponse aux calomniateurs du socialisme. Nous les (...)&quot;&gt;83&lt;/a&gt;] sans doute suite à la condamnation du 9 février -, a seul empêché sa publication qui était alors fixée du 18 au 20 février [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb84&quot; name=&quot;nh84&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[84] La Révolution démocratique et sociale, 16 février 1849, 3 mars 1849. La (...)&quot;&gt;84&lt;/a&gt;]. Simon-François Bernard y dénonce la manipulation des mouchards fréquentant les clubs et les campagnes de presse basées sur leurs rapports, campagnes destinées à entretenir la peur. Le second pamphlet, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Nous les vaincrons !&lt;/i&gt;, annoncé pour le 22 mars [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb85&quot; name=&quot;nh85&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[85] La Démocratie pacifique, 21 mars 1849. La Révolution démocratique et (...)&quot;&gt;85&lt;/a&gt;], paraît finalement, pour les mêmes raisons, le 5 avril [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb86&quot; name=&quot;nh86&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[86] La Démocratie pacifique, 5 avril 1849. La Révolution démocratique et (...)&quot;&gt;86&lt;/a&gt;]. Simon-François Bernard appelle à une mobilisation électorale de tous les démocrates socialistes, « les 72 000 fidèles de septembre » ayant élu Cabet, Raspail et Thoré contre le parti de l'ordre. Il annonce plus de 200 000 voix socialistes lors des prochaines élections de mai 1849, les ouvriers égarés et la petite bourgeoisie comprenant leur intérêt rejoignant les rangs socialistes. Deux camps s'affrontent selon Bernard, « les républicains démocrates d'un côté,... de l'autre les monarchiens ». Seule la propagande de chacun et l'unité apporteront la victoire. Les femmes jouent un rôle essentiel pour cette réussite, car « la femme a compris que la démocratie socialiste lui rendrait sa dignité de personne humaine ». En réponse aux calomnies d'enrichissement des futurs élus et d'abandon programmé des travailleurs une fois élus, Simon-François Bernard reprend la proposition de Gamet :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;que tous les candidats démocrates prennent l'engagement de verser, sur les neuf mille francs de traitement, ce qui ne leur sera pas indispensable pour vivre avec leur famille, et même la totalité du traitement s'ils ont des ressources suffisantes. Un comité central permanent, siégeant à Paris pour la propagande orale et écrite, touchera cette partie du traitement des représentants [...].&lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Désigné candidat par un comité de travailleurs du département de la Seine, Simon-François Bernard s'en remet à leur jugement afin de savoir s'il « peut être encore utile au peuple », mais souligne que « l'inviolabilité du représentant peut seule suspendre l'exécution des arrêts qui [le] condamnent à la prison pour cinq ans ». &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Une campagne !&lt;/i&gt; est une profession de foi. Bernard retrace son rôle au sein des clubs, - défense de la République et mise en accusation des ministres -, clubs que la réaction ne cesse d'attaquer car « les clubs sont la planche de salut de la République. Sans les clubs, Louis XVI eût tranquillement étouffé la révolution de 89... ». Bernard souligne son attachement aux positions de Raspail, privilégiant le bulletin de vote à la barricade, revendique le droit souverain du peuple de destituer les élus ne respectant pas leur mandat et développe ses positions sociales :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;J'ai protesté hautement contre le prolétariat, cette dernière forme de l'esclavage... J'ai propagé de toutes mes forces la doctrine de l'association qui doit délivrer le travailleur et l'affranchir de la tyrannie du capital [...] J'ai commis d'autres crimes encore [...]. Je demandais l'affranchissement de la femme et de l'enfant, ces opprimés de toutes les époques, montrant par les développements historiques la vérité de ces belles paroles de Fourier : &#8220;le degré de liberté des femmes est toujours la mesure de la liberté des peuples...&#8221; J'exaltais l'amour du travail, en le proclamant non-seulement comme un droit, mais comme un plaisir. [...] une réforme radicale par l'organisation du travail et du crédit pouvait seule nous sauver de la ruine universelle.&lt;/blockquote&gt; &lt;div class='spip_documents spip_documents_center' &gt;&lt;img src='http://www.charlesfourier.fr/IMG/jpg/BNF_3_FOL-LB55-420_Tais_toi_Rodin.jpg' width='499' height='250' style='border-width: 0px;' alt=&quot;(JPEG)&quot; /&gt;
&lt;div class='spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Simon-François Bernard, pamphlétaire&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_doc_descriptif'&gt;Source : Bibliothèque nationale de France, 3-FOL-LB55-420, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Tais-toi, Rodin ! Réponse aux calomniateurs du socialisme. Une campagne&lt;/i&gt;, Paris, à la Propagande démocratique et sociale, rue des Bons-Enfants, [1849].&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le pamphlet suivant est publié le 20 avril ; Bernard postule à la candidature à la députation [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb87&quot; name=&quot;nh87&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[87] La Révolution démocratique et sociale, 20 avril 1849.&quot;&gt;87&lt;/a&gt;]. Mais son cas comme celui de Proudhon est problématique :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;La réaction [...] sème perfidement le bruit et accrédite l'opinion que, dans le cas de nomination, Proudhon et Bernard ne pourraient pas siéger à la législative, à cause de la condamnation qui les frappe [...]. Proudhon, pas plus que Bernard, n'a été privé de ses droits civiques [...]. Nommés par le Peuple [&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;sic&lt;/i&gt;], ils ont deux devoirs à remplir : d'abord celui de mandataire du Souverain [&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;sic&lt;/i&gt;], devoir immédiat qui ne souffre pas de délai ; puis le devoir de payer à geôle la dette de trois ou cinq ans de prison [...] Cette dette, ils la paieront après que le mandat sera expiré [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb88&quot; name=&quot;nh88&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[88] Le Républicain, journal de Lyon, 23 avril 1849.&quot;&gt;88&lt;/a&gt;].&lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bernard promet par ailleurs de démissionner si jamais il ne pouvait siéger. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'Union fait la force&lt;/i&gt;, exergue repris du projet d'Union démocratique et sociale de Victor Meunier [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb89&quot; name=&quot;nh89&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[89] La Démocratie pacifique, 12 octobre 1848 ; Michel Cordillot (2002), « (...)&quot;&gt;89&lt;/a&gt;], prône la fin des dissensions entre les écoles socialistes, et demande d'oublier, une fois la liste commune établie, le choix initial de chacun. Sans préjuger du choix définitif qui sera fait, Bernard appelle à désigner ses deux condisciples de la Propagande socialiste, Edouard Hervé, insurgé de 1839, rédacteur de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;la République&lt;/i&gt;, - « je croirais vous faire insulte de supposer que son nom ne figurera pas sur votre liste » écrit-il -, et Hector Gamet, « qui déjà, en mars 1848, voyait juste comme Blanqui et Raspail, qui prédisait à Louis Blanc, dans une lettre que celui-ci doit avoir conservé, tous les évènements qui ont entravé la révolution et lui proposait des mesures de salut. Gamet, [...] infatigable dans les clubs, à Paris et dans la province, lutte depuis plus de vingt ans, pour le socialisme ». Le cinquième et dernier pamphlet &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Tous ou aucun !&lt;/i&gt; est accompagné de la liste établie par le Comité central électoral. C'est, selon Wallon, un appel « aux commerçants, industriels, bourgeois » afin que ceux-ci portent à l'Assemblée législative les 28 candidats du comité socialiste parisien afin de contrecarrer l'esprit contre-révolutionnaire et monarchiste des « hobereaux » qui seraient portés par les départements. Ceux-ci porteurs de la guerre civile n'oseront ainsi « pas violer la Constitution, affronter le soulèvement de deux cent mille citoyens proclamant avec une imposante unité l'opinion démocratique de la population parisienne » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb90&quot; name=&quot;nh90&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[90] Cité par Jean Wallon, Revue de l'ordre social (bulletin de (...)&quot;&gt;90&lt;/a&gt;]. Bernard est conscient que les bourgeois devront alors faire le sacrifice de leurs opinions mais la victoire des « Malthusiens » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb91&quot; name=&quot;nh91&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[91] Paraît alors une réédition d'articles de Pierre Leroux publiés (...)&quot;&gt;91&lt;/a&gt;] impliquerait un retour à la Monarchie. Non retenu parmi les candidats, vivant caché depuis le mois de février, Simon-François Bernard n'a d'autre choix que de se soustraire à l'exécution des condamnations.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'exilé&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il se rend « d'abord en Belgique, puis à Cologne, puis en Angleterre. On a constaté sa présence à Dresde au mois d'août 1855 ; enfin, il parait s'être fixé à Londres depuis plusieurs années », sans doute depuis 1851 [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb92&quot; name=&quot;nh92&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[92] C.-A. Dandraut, Textuel, Procès Orsini contenant par entier les débats (...)&quot;&gt;92&lt;/a&gt;]. D'autres le voient également en Espagne où il aurait fait un « court voyage » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb93&quot; name=&quot;nh93&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[93] Le Moniteur belge, journal officiel, 18 février 1858, n° 50, p. 610. (...)&quot;&gt;93&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dès son arrivée en Belgique en mai 1849, Simon-François Bernard est déféré devant la justice pour avoir porté un nom autre que son patronyme de naissance. Muni de faux papiers et dénommé « Salière », il a enfreint la loi du 6 Fructidor an II. L'ordonnance de non-lieu prononcée le 7 juin 1849 par la Chambre du conseil du Tribunal de première instance de Bruxelles est annulée et Bernard est renvoyé le 20 juin devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Celui-ci statue le 1er juillet et prononce son acquittement. Le pourvoi qui suit confirme la sentence, la loi de Fructidor an II étant considérée comme loi d'exception [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb94&quot; name=&quot;nh94&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[94] « Juridiction criminelle », La Belgique judiciaire, gazette des (...)&quot;&gt;94&lt;/a&gt;]. Libéré, il réside durant dix mois au Café des Trois Suisses à Bruxelles café alors tenu par De Giorgi [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb95&quot; name=&quot;nh95&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[95] Lancet (pseud.), Life of Dr Simon Bernard, with judgment and extracts (...)&quot;&gt;95&lt;/a&gt;]. Il entame une tournée de propagande en Belgique. A Liège, lors d'une conférence portant sur l'éducation de la jeunesse, il s'attaque aux Jésuites et au parti clérical. Durant cette période de son exil, il reste en contact avec la France. Fin 1849 ou courant 1850, paraît au Bureau de la Propagande démocratique et sociale, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Rome à la France, révélations sur la question romaine par un constituant de Rome, recueillies et publie&#769;es par S.-F. Bernard&lt;/i&gt;, - [il en est sans doute le traducteur] -, écrit du médecin, constituant de la République romaine, Rinaldo Andreini [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb96&quot; name=&quot;nh96&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[96] Voir Luciano Forlani, « Profilo di Rinaldo Andreini (1818-1890) », (...)&quot;&gt;96&lt;/a&gt;]. Andreini analyse l'histoire de la Révolution italienne depuis 1848, dénonce les responsabilités, trahisons de la Papauté et de la France du Prince-président, et prend la défense de Mazzini et des Républicains romains. Bernard est finalement expulsé du territoire belge pour des attaques antireligieuses [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb97&quot; name=&quot;nh97&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[97] Lancet (pseud.), Life of Dr Simon Bernard, with judgment and extracts (...)&quot;&gt;97&lt;/a&gt;]. Il voyage en Allemagne, s'établit à Cologne où il fréquente Moritz Rittinghausen, théoricien de la démocratie directe [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb98&quot; name=&quot;nh98&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[98] Rapport hebdomadaire daté de Berlin, 26 Mars 1858, ad no. 184, BayHStA, (...)&quot;&gt;98&lt;/a&gt;]. Lors d'un meeting donné en l'honneur de Robert Blum, exécuté lors de l'insurrection viennoise d'octobre 1848, Simon-François Bernard est sommé de quitter le territoire allemand. Il se rend alors à Londres [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb99&quot; name=&quot;nh99&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[99] Lancet (pseud.), Life of Dr Simon Bernard, with judgment and extracts (...)&quot;&gt;99&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En juillet 1851, d'après l'espion Edgar Bauer, il participe au Congrès de Londres de la Ligue communiste. Il serait l'auteur avec Andreas Scherzer de la rédaction des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Revendications du Peuple au déclenchement de la Révolution&lt;/i&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Forderungen des Volkes im Augenblicke der Revolution&lt;/i&gt;) [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb100&quot; name=&quot;nh100&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[100] Erik Gamby (ed.), Edgar Bauer, Konfidentenberichte über die europäische (...)&quot;&gt;100&lt;/a&gt;], prônant l'élection par le peuple armé de comités révolutionnaires désignant un Comité central aux pleins pouvoirs, la confiscation des moyens de communication et des entreprises n'assurant pas le plein emploi, l'annulation pure et simple de la dette de l'Etat. Lors du Coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte, son nom est apposé, sans son accord, à un appel aux armes adressé au peuple de Paris par des réfugiés à Londres. Il adresse un démenti au &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Times&lt;/i&gt;, refusant de s'associer à un appel à une action à laquelle il ne peut participer. Pour survivre, Simon-François Bernard pratique la médecine « avec beaucoup de succès [...]. Partout où il se présenta, son mode de traitement fixa l'attention, et donna lieu à discussion » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb101&quot; name=&quot;nh101&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[101] Erdwin John James, Ad. Wolf, Plaidoyer de M. Edwin James dans la (...)&quot;&gt;101&lt;/a&gt;]. Spécialiste des maladies de l'élocution et du bégaiement, il exerce à partir de 1851 à Londres [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb102&quot; name=&quot;nh102&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[102] George Jacob Holyoake, Sixty years of an agitator's life, vol. (...)&quot;&gt;102&lt;/a&gt;] pendant deux ans. Son habileté lui a déjà apporté une grande renommée en Belgique. En décembre 1853, il se rend à nouveau en Allemagne et prend contact avec différents dirigeants démocrates du nord du pays. Bien que n'ayant rien à lui reprocher, la police lui ordonne de quitter le territoire. Il retourne à Londres. Faute de ressources, il donne des cours de langues étrangères. On le dit « excellent linguiste » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb103&quot; name=&quot;nh103&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[103] Le Journal de Toulouse, 18 février 1858.&quot;&gt;103&lt;/a&gt;]. « Comme homme privé, il est aimé et respecté » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb104&quot; name=&quot;nh104&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[104] Erdwin John James, Ad. Wolf, Plaidoyer de M. Edwin James dans la (...)&quot;&gt;104&lt;/a&gt;]. George Jacob Holyoake le décrit comme un homme simple, authentique, et courageux. Sa générosité le conduit à fréquenter tous les cercles d'exilés de Londres. Il est un des principaux orateurs du « café Discussion Forum » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb105&quot; name=&quot;nh105&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[105] Maurice Soulié, « L'attentat d'Orsini », La Revue (...)&quot;&gt;105&lt;/a&gt;]. La question à l'ordre du jour de ce café en novembre 1857 est de savoir si « le régicide est [...] permis dans certaines circonstances ? » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb106&quot; name=&quot;nh106&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[106] Alphonse de Calonne, « Chronique de la quinzaine, 14 mars 1858 », La (...)&quot;&gt;106&lt;/a&gt;]. Il est aussi l'« un des habitués les plus assidus du café Suisse de Londres » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb107&quot; name=&quot;nh107&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[107] C.-A. Dandraut, Textuel, Procès Orsini contenant par entier les débats (...)&quot;&gt;107&lt;/a&gt;]. Il appartiendrait au Comité central révolutionnaire de Ledru-Rollin [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb108&quot; name=&quot;nh108&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[108] Maurice Soulié, « L'attentat d'Orsini », La Revue (...)&quot;&gt;108&lt;/a&gt;]. Il fréquente Charles Bradlaugh [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb109&quot; name=&quot;nh109&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[109] Andrew Prescott, « Laïcité et sécularisation en Grande-Bretagne », Actes du (...)&quot;&gt;109&lt;/a&gt;], héritier spirituel de Thomas Paine et de Robert Owen, ami de Karl Marx, accueilli durant sa jeunesse par Richard Carlile, lorsque sa famille le rejeta. Bradlaugh, républicain et libre-penseur, est un des principaux défenseurs du mouvement de sécularisme en Angleterre, dont il préside la société londonienne en 1858 à la suite de Holyoake. Carlile a inspiré George Jacob Holyoake, oweniste et promoteur du mouvement coopératif anglais, éditeur avec son frère Austin de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Life of Dr. Bernard, with portrait, and judgment of the press on his trial&lt;/i&gt; en 1858.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'attentat dit d'Orsini&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 14 Janvier 1858, alors que Napoléon III et son épouse se rendent au théâtre, Felice Orsini et trois complices jettent des bombes sur la voiture impériale. Si l'Empereur et l'Impératrice sont sains et saufs, plusieurs individus sont tués ou blessés. Pour le procureur Chaix d'Est-Ange, Bernard est le cerveau de l'attentat :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;Simon Bernard a aussi ses états de service dans l'armée du désordre ; ce n'est pas à vous de le juger, Messieurs les jurés, c'est à la Cour ; j'aurai donc peu de choses à vous en dire, mais cependant vous verrez qu'il est l'âme du complot, que c'est lui qui a tout préparé, lui qui a fourni les faux passe ports [&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;sic&lt;/i&gt;], lui qui a donné les bombes incendiaires, lui qui a fait parvenir à Outrequin, les pistolets achetés par Pieri à Birmingham, à Outrequin, dont l'aveuglement dans cette affaire a été si étrange qu'il ressemble presque à de la complicité ; c'est encore Bernard, Bernard le clubiste, le conspirateur en permanence, Bernard l'expulsé, qui a fourni l'argent à ceux qui manquaient, qui aplanissait tous les obstacles, poussant ses complices sur la France, et leur marquant le but vers lequel ils devaient marcher [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb110&quot; name=&quot;nh110&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[110] C.-A. Dandraut, Textuel, Procès Orsini contenant par entier les débats (...)&quot;&gt;110&lt;/a&gt;].&lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les propos que Bernard tient en public renforcent les convictions des autorités françaises :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;Quelque temps après l'attentat du 14 janvier 1858, le 9 février, il assista à une séance du club français, réuni dans Wylde-Reader-Rooms, dans laquelle il prit la parole et déclara que l'empereur, les ministres, M. de Persigny, tous les hauts fonctionnaires français, étaient hors la loi ; puis il invita tous ceux qui l'écoutaient à leur courir sus par tous les moyens en leur pouvoir [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb111&quot; name=&quot;nh111&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[111] W. Duckett (dir), Dictionnaire de la conversation et de la lecture, (...)&quot;&gt;111&lt;/a&gt;].&lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Simon-François Bernard est arrêté à Londres le 15 février et inculpé de conspiration. Bien que n'ayant pas participé à l'attentat, il est accusé d'avoir fourni les bombes d'Orsini. Mais rien ne prouve que les grenades aient été celles que Bernard a remises aux acteurs de l'attentat. Si son avocat reconnaît que des bombes et des armes ont transité par les mains de Bernard, il semble que cet armement devait servir à une action de soulèvement sur le territoire italien. L'accusation fondée sur des témoignages contradictoires s'appuie également sur l'interprétation d'une correspondance avec Allsop de la fin de 1856. Un autre proche de Robert Owen et ami de Simon-François Bernard est cité dans l'affaire de l'attentat du 14 février 1858, Thomas Allsop (1795-1880). C'est sous ce nom d'emprunt qu'Orsini s'est rendu à Paris. Bernard entretient par ailleurs des relations d'amitié avec Felice Orsini qui renforcent la présomption de complicité. Cette relation est sans doute à relier à celle de Bernard et Andreini, qui comme Orsini avait été membre de la Légion Bignami et élu à la Constituante romaine [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb112&quot; name=&quot;nh112&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[112] Giovani Natali, « Corpi francesi del Quarantotto. I battaglioni (...)&quot;&gt;112&lt;/a&gt;]. Bernard et Orsini ont une vue identique sur l'essoufflement de Joseph Mazzini en Italie et sur la complicité de Louis-Napoléon Bonaparte dans le maintien de l'asservissement de la nation italienne. La presse considère d'ailleurs qu'Orsini suivait Bernard dans les cours de langue qu'il donnait. Bernard comparait finalement le 9 avril pour complicité d'assassinat mais refuse de se déclarer coupable ou non, refuse la possibilité d'un jury mixte anglais et étranger comme la loi le prévoit, flattant le sentiment national britannique. Après une brillante plaidoirie de son avocat, Erdwin John James, le jury rend son verdict en moins de deux heures. Simon-François Bernard est déclaré non coupable des faits qui lui sont reprochés. Les charges restantes sont abandonnées. Sous la pression du régime impérial, le ministère Palmerston a bien proposé de réviser la loi considérée trop clémente pour les exilés suspectés de conspiration, mais tombe sous la pression radicale qui exploite un sentiment national exacerbé par l'ingérence impériale dans les affaires britanniques. Le procès Bernard est un véritable « Waterloo juridique » pour reprendre les propos de Herzen.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Libéré, Simon-François Bernard profite de sa notoriété pour donner des conférences sur la situation politique de la France [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb113&quot; name=&quot;nh113&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[113] Thomas C. Jones, French republican exiles in Britain, 1848-1870, (...)&quot;&gt;113&lt;/a&gt;]. Il devient le héros des réfugiés et préside à plusieurs reprises les sessions de l'Association internationale [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb114&quot; name=&quot;nh114&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[114] Neue Zeit, 7 août 1858, 11 septembre 1858 ; Hermann, 6 décembre 1862. Cités (...)&quot;&gt;114&lt;/a&gt;]. Il est en contact avec Marx. Il intervient au CABV (Communistischer Arbeiter-Bildungsverein ou Communist Workers' Educational Society) et prône au printemps 1858 une association de tous les révolutionnaires. A la suite de l'arrestation de Blanqui à Paris le 10 mars 1861, tombé dans un véritable guet-apens, Marx apprenant les mauvais traitements qui lui sont infligés, prend contact le 11 mai avec Bernard, qui sait « des détails sur la chose » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb115&quot; name=&quot;nh115&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[115] Lettre de Karl Marx à Ferdinand Lassalle, 8 mai 1861 citée par Dommanget (...)&quot;&gt;115&lt;/a&gt;], afin d'organiser un meeting de soutien, voire l'évasion de « l'enfermé ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le franc-maçon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les liens entre Bradlaugh, ami de Marx, et Simon-François Bernard semblent si forts que ce dernier le conduit à la Grande Loge des Philadelphes (Ordre maçonnique réformé de Memphis, Orient de Londres). Si aucun élément n'est connu au sujet de l'initiation de Bernard, Bradlaugh est fait maçon le 9 mars 1859 [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb116&quot; name=&quot;nh116&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[116] Andrew Prescott, « Radical Traditions in British Freemasonry », Can (...)&quot;&gt;116&lt;/a&gt;]. Depuis 1857, l'atelier travaille dans la continuité des statuts adoptés par le Grand Orient de France en 1849 et qu'avait supprimé le prince Murat, mais s'en démarque en abolissant totalement l'obligation de croyance en un dieu et en l'immortalité de l'âme. Son article second précise également que « la Franc-Maçonnerie se compose d'êtres libres et égaux qui, se soumettant aux lois conformes à leur conscience, travaillent par l'instruction à la réforme de celles qui la blessent [...] » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb117&quot; name=&quot;nh117&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[117] André Combes, « Des Origines du Rite de Memphis à la Grande Loge des (...)&quot;&gt;117&lt;/a&gt;]. Simon-François Bernard est un des membres influents ce l'atelier. Celui-ci est fréquenté par un grand nombre d'exilés français, dont Louis Blanc, Félix Pyat. Si Bradlaugh est devenu secrétaire du Comité de défense de Simon-François Bernard et a organisé des réunions publiques afin de prendre sa défense, Félix Pyat a publié au nom de la « Commune révolutionnaire » un pamphlet, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre au Parlement et à la presse&lt;/i&gt;, considéré comme un manifeste de l'assassinat.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De toutes les vertus, écrit Holyoake, seule manquait la prudence à Simon-François Bernard. « Le 25 avril 1862, le docteur Bernard, amené au poste de police de Dorking, comme atteint d'aliénation mentale, fut conduit à l'asile des aliénés de Wandsworth. Il en sortit, au mois de novembre, sur l'engagement pris par ses amis de le garder à vue ; mais il mourut à la fin de ce mois à Londres » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb118&quot; name=&quot;nh118&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[118] W. Duckett (dir), Dictionnaire de la conversation et de la lecture, (...)&quot;&gt;118&lt;/a&gt;]. George Jacob Holyoake explique que les confidences que Simon-François Bernard aurait faites sur ses amis à une envoutante et angélique espionne l'aurait mené à cette folie lorsqu'il comprit la traîtrise involontaire. Assistent à ses obsèques, Alexandre Herzen, avec lequel il entretenait de cordiales relations et qu'il avait convaincu d'imprimer une édition française du journal de langue russe, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Kolokol&lt;/i&gt; [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb119&quot; name=&quot;nh119&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[119] Lettre de Simon-François Bernard à Alexandre Herzen, Londres, 21 avril (...)&quot;&gt;119&lt;/a&gt;], Schapper et Bakounine ; le fouriériste et fédéraliste espagnol Fernando Garrido s'excuse de ne pouvoir y assister. Mais, seuls les membres des Philadelphes prononcent son oraison funèbre : Adolphe Talandier, Gustave Jourdain, Austin Holyoake, et Félix Pyat [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb120&quot; name=&quot;nh120&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[120] Boris I. Nicolaevsky, « Secret Societies and the First International (...)&quot;&gt;120&lt;/a&gt;]. Ainsi prend fin le combat d'un « soldat dans le camp du peuple » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb121&quot; name=&quot;nh121&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[121] « A soldier in the camp of the people », Lancet (pseud.), Life of Dr (...)&quot;&gt;121&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;</description>
		<author>Sosnowski, Jean-Claude</author>
		<dc:date>2012-01-22T18:56:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sosnowski, Jean-Claude</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
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		<title>Carnari (ou Carnary), Henri Guillaume</title>
		<link>http://www.charlesfourier.fr/article.php3?id_article=952</link>
		<date>2012-01-16 13:55:01</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Quand Henri Guillaume naît, son père est commis greffier au tribunal de l'arrondissement de Barr ; quelques années plus tard, il est notaire dans la même ville. Henri-Guillaume Carnari est lui-même clerc de notaire dans une étude strasbourgeoise, au début des années 1830. On le connaît principalement à travers la correspondance qu'il adresse à la direction du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Phalanstère&lt;/i&gt;, puis à la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Phalange&lt;/i&gt; et à Victor Considerant en particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Propagandiste phalanstérien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1836-1837, il est le correspondant de l'Ecole sociétaire à Strasbourg et son principal agent de propagande dans la région ; il tient chez lui un dépôt des publications phalanstériennes, et s'occupe très activement de placer livres et journaux dans des cafés et des cabinets de lecture, de les diffuser dans son entourage et de faire des abonnés, à Strasbourg, mais aussi à Barr et dans plusieurs autres villes alsaciennes ; il en distribue aussi des exemplaires aux rédacteurs de la presse locale. Comme correspondant de l'Ecole, il collecte le produit des ventes et des abonnements, rectifie les adresses, signale les numéros manquants, informe le Centre des réactions positives ou négatives des lecteurs ; il indique aussi quelles sont les personnes et les institutions auxquelles il est utile de procéder à des envois gratuits, et celles à qui les envois doivent être interrompus. Il transmet très méticuleusement ses comptes à la direction de l'Ecole, avec ses recettes (ventes d'ouvrages et de journaux) et ses dépenses (frais postaux), ainsi que le nombre d'ouvrages restant déposés chez lui. Ses lettres permettent aussi de savoir quels sont les auteurs les plus attendus par ses condisciples strasbourgeois : « envoyez moi bientôt les discours de l'hôtel de ville. Nous les attendons avec impatience, de même que votre second volume [de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Destinée sociale&lt;/i&gt;]. Ajoutez-y, s'il en reste, du Transon, Pellarin, Villegardelle, Maurize, Berbrugger, Lemoyne ; de chacun 6 à 10 exemplaires, il y a des amateurs » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb122&quot; name=&quot;nh122&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[122] Archives nationales, 10 AS 37, 681 Mi 59, lettre du 29 juillet 1836, (...)&quot;&gt;122&lt;/a&gt;]. Carnari est sans doute le seul correspondant provincial de l'Ecole sociétaire à doter son dépôt de livres d'un logo.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_documents spip_documents_center' &gt;&lt;img src='http://www.charlesfourier.fr/IMG/jpg/Carnari_Logo2.jpg' width='400' height='273' style='border-width: 0px;' alt=&quot;En tête de la correspondance de Carnari (JPEG)&quot; title=&quot;En tête de la correspondance de Carnari&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Carnari fait part des réactions suscitées par les premiers numéros de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Phalange &lt;/i&gt; : « Je n'ai pas besoin, je pense, de vous dire, que nous sommes très satisfaits de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Phalange&lt;/i&gt;. [Certes,] on trouve les conditions du journal très élevées et effectivement il est cher pour une époque où il y a des journaux quotidiens à 40 et 48 francs. Mais tous nos amis que les idées sociétaires intéressent et qui en ont les moyens se décident pour un tel abonnement sans hésiter. On ne songe pas à une chose, c'est que la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Phalange&lt;/i&gt; est un journal scientifique qui consacrera toujours sa valeur et n'est pas à confondre avec les autres feuilles politiques indispensables au commerce pour envelopper le fromage ou pour être métamorphosé en cornets » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb123&quot; name=&quot;nh123&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[123] Archives nationales, 10 AS 37, 681 Mi 59, lettre du 29 juillet 1836, (...)&quot;&gt;123&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est très favorable au projet et aux statuts d'Union phalanstérienne élaborés par Just Muiron ; il voit dans une telle organisation, qui rassemblerait les groupes de province et le groupe parisien, un facteur d'expansion du mouvement phalanstérien. « Notre groupe [strasbourgeois] sera composé d'une quinzaine de personnes au début », estime-t-il en 1837. « J'espère que le nombre augmentera bientôt et que cela augmentera aussi les lecteurs de la Phalange » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb124&quot; name=&quot;nh124&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[124] Archives nationales, 10 AS 37, 681 Mi 59, lettre du 29 juillet 1836, (...)&quot;&gt;124&lt;/a&gt;]. Il ne semble pas se rendre compte que la démarche de Muiron suscite l'opposition de Considerant, pour lequel il a par ailleurs une très grande estime : « je voudrais embrasser l'homme à moustache et à cheveux longs, je le regarde comme le plus fervent apôtre de l'humanité [...]. Ma plume est trop faible pour vous dire ce que j'ai éprouvé [...], et que j'éprouverai encore longtemps, je ne puis vous adresser les éloges que vous méritez, mais je vous assure que je vous admire et que je vous aime bien » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb125&quot; name=&quot;nh125&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[125] Archives nationales, 10 AS 37, 681 Mi 59, lettre du 7 septembre 1836, (...)&quot;&gt;125&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La maladie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1836 et 1837, Carnari est gravement malade ; il ne peut plus parler et est souvent alité. Il continue cependant son travail de correspondant avec Paris et aussi de propagation, y compris auprès de ceux qui le soignent : « Parmi les médecins qui me traitent, il y a deux professeurs de la faculté d'ici, qui ayant vu chez moi des tableaux, ouvrages et journaux, m'ont adressé quelques questions, auxquelles j'ai répondu par une lettre contenant l'exposé succinct de la théorie (mon mal ne me permettant pas de parler). Ma lettre a été bien accueillie de même que les deux premiers numéros de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Phalange&lt;/i&gt; » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb126&quot; name=&quot;nh126&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[126] Archives nationales, 10 AS 37, 681 Mi 59, lettre du 7 septembre 1836, (...)&quot;&gt;126&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ses problèmes de santé s'aggravent. Pellarin qui passe à Strasbourg en juillet 1837, va le voir : « Carnari lui a fait peine horrible quand il l'a vu si malade. Il comptait quitter cette vie maudite dans le courant de juillet ; il ne peut y rester plus d'une ou deux semaines encore. Sa foi phalanstérienne le soutient, l'exalte au point de lui faire supporter toutes ses souffrances et de ne sentir dans la mort qu'un bienfait », mort qui intervient le 4 août [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb127&quot; name=&quot;nh127&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[127] Archives nationales, 10 AS 40, 681 Mi 68, lettre de Muiron qui (...)&quot;&gt;127&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;</description>
		<author>Desmars, Bernard</author>
		<dc:date>2012-01-16T12:55:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Desmars, Bernard</dc:creator>
		

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		<title>Ammel, Jean-Frédéric-Daniel</title>
		<link>http://www.charlesfourier.fr/article.php3?id_article=950</link>
		<date>2012-01-16 12:42:06</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Fils d'un cafetier, Ammel est négociant dans les années 1830, associé avec un nommé Oppermann dans la gestion d'une maison fondée en 1812 [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb128&quot; name=&quot;nh128&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[128] AD Bas-Rhin, 12 M 39, liste des membres de la Chambre de commerce de (...)&quot;&gt;128&lt;/a&gt;]. En 1836, l'animateur du groupe fouriériste strasbourgeois, Carnari, le présente ainsi : « C'est un négociant distingué qui, sans avoir approfondi notre théorie, en est enthousiaste parce qu'il connaît notre but et les moyens proposés qu'il approuve complètement. Du reste, c'est un homme de c&#339;ur qui, pour faire le bien, saisit toutes les occasions » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb129&quot; name=&quot;nh129&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[129] AN 10 AS 37 (681 Mi 59), lettre du 20 juillet 1836.&quot;&gt;129&lt;/a&gt;]. Ammel s'abonne alors à &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Phalange&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais la maison Ammel-Oppermann fait faillite en 1838 ou 1839 [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb130&quot; name=&quot;nh130&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[130] AD Bas-Rhin, 12 M 39, liste des membres de la Chambre de commerce de (...)&quot;&gt;130&lt;/a&gt;]. Vers la même époque, et sans doute en raison de ce revers de fortune, Ammel quitte Strasbourg et s'installe avec sa famille dans la commune voisine de Schiltigheim. D'après les recensements des années 1840 et 1850, il est désormais commis-négociant, profession également mentionnée lors de son décès en 1862. Dans sa correspondance de 1843, il s'épanche longuement sur ses difficultés financières et sur sa situation qui lui impose de longues journées de travail, de 7 heures du matin à 7, voire 8 heures du soir, afin de nourrir sa famille de cinq enfants. Cinq enfants qu'il enverrait bien dans une phalange d'essai, « mais vaincrait-on le préjugé de leur bonne mère ? » Ammel parle aussi de son cousin parisien, Charles Müller, qui demeure rue de Tournon, tout près du siège de l'Ecole ; ne pourrait-on aller le voir, pour le convaincre d'adhérer au mouvement phalanstérien ? Et ne pourrait-on, dans le feuilleton de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Phalange&lt;/i&gt;, sous la rubrique Beaux-arts, faire un peu de publicité pour ce cousin, « un des graveurs de taille les plus distingués, artiste et enthousiaste philosophe chrétien » ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malgré sa situation matérielle, Ammel apporte sa contribution financière à l'Ecole sociétaire. Il s'efforce également de propager les idées fouriéristes et de faire circuler les publications phalanstériennes à Schiltigheim ou à Strasbourg, ce qu'il relate avec généralement beaucoup d'emphase : en 1843, il affirme n'avoir pas négligé sa « bien faible coopération de propagande pour que vos généreux efforts pour la transformation du monde selon Charles Fourier (seul moyen de salut pour la pauvre humanité qui a besoin de pain pour vivre - avant tout) soient couronnés de succès » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb131&quot; name=&quot;nh131&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[131] AN 10 AS 36 (681 Mi 57), lettre du 5 avril 1843.&quot;&gt;131&lt;/a&gt;]. Il est très favorable à la création d'un quotidien, qu'il appellerait volontiers &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Fraternité universelle&lt;/i&gt;, plutôt que &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Démocratie pacifique&lt;/i&gt;. Il envoie des listes de personnes à qui l'on devrait adresser la nouvelle publication, et que l'on pourrait ainsi gagner à « notre noble cause de l'unité et de la fraternité universelles ». Il fait référence à plusieurs reprises à la foi chrétienne (il est protestant, d'après le recensement de 1846), quand il exprime ses convictions phalanstériennes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'après ses lettres, son engagement fouriériste lui a valu des difficultés dans son milieu social et amical : « dans mon enthousiasme (légitime) pour la cause phalanstérienne, j'ai foulé naguère aux pieds des relations de personnes qui pourraient et m'auraient peut-être aidé à reconstituer ma fortune (évanouie et bien au-delà, hélas !!!) et qui m'en veulent pour cela, me traitant d'utopiste, et [qui] sont même allés jusqu'à empêcher (ce que j'ai lieu de supposer vrai) d'autres amis disposés à me venir en aide !!! Encore un petit échantillon à l'appui du milieu duquel nous vivons !!! » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb132&quot; name=&quot;nh132&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[132] AN 10 AS 36 (681 Mi 57), lettre du 5 avril 1843.&quot;&gt;132&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il éprouve une grande admiration pour Victor Considerant, qu'il abreuve de compliments pour son activité. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Destinée sociale&lt;/i&gt; est un « merveilleux travail [...] qui vous fait le plus grand honneur et doit vous faire bénir par la postérité la plus reculée comme le digne premier et plus distingué disciple de l'immortel Charles Fourier » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb133&quot; name=&quot;nh133&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[133] AN 10 AS 36 (681 Mi 57), lettre du 2 août 1837.&quot;&gt;133&lt;/a&gt;]. Il a rencontré le chef de l'Ecole sociétaire en 1842, quand celui-ci est passé à Strasbourg à l'occasion d'un congrès scientifique, séjour prolongé par six conférences à l'hôtel de ville [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb134&quot; name=&quot;nh134&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[134] Jonathan Beecher, Victor Considerant and the Rise and Fall of French (...)&quot;&gt;134&lt;/a&gt;], et attend son retour avec impatience. Après avoir lu le compte rendu de l'anniversaire de la mort de Fourier, le 7 avril 1843, il écrit à Considerant : « votre discours prononcé au banquet m'a fait verser des larmes de joie » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb135&quot; name=&quot;nh135&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[135] AN 10 AS 36 (681 Mi 57), lettre du 18 avril 1843.&quot;&gt;135&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Puis, après ces lettres de 1843, son nom disparaît du fonds des archives sociétaires, sans qu'on en connaisse les raisons.&lt;/p&gt;</description>
		<author>Desmars, Bernard</author>
		<dc:date>2012-01-16T11:42:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Desmars, Bernard</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Adhérer, payer sa cotisation, et commander des numéros, le tout en ligne ?... C'est possible !</title>
		<link>http://www.charlesfourier.fr/article.php3?id_article=949</link>
		<date>2012-01-07 00:06:24</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.charlesfourier.fr/IMG/arton949.png&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;100&quot; height=&quot;100&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Depuis quelques jours, l'Association d'études fouriéristes s'est discrètement dotée d'un petit dispositif qui devrait simplifier beaucoup de choses : il est désormais possible, et même très facile de commander en ligne des numéros des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Cahiers Charles Fourier&lt;/i&gt; et de régler leur montant par la même voie électronique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comment faire ? C'est très simple : il vous suffit de vous rendre sur cette page :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/article.php3?id_article=761&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.charlesfourier.fr/article.php3 ?id_article=761&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ensuite, choisissez le numéro qui vous intéresse, cliquez sur &quot;Ajouter au panier&quot;, puis sur &quot;Poursuivre les achats&quot; si vous souhaitez ajouter d'autres numéros à votre commmande.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une fois votre commande terminée, il ne vous reste plus qu'à cliquer sur &quot;Payer&quot; si vous voulez la régler par carte bleue, ou sur &quot;Acheter avec Paypal&quot; si vous disposez d'un compte Paypal et que vous voulez utiliser ce moyen de paiement. Et nous vous envoyons votre commande à l'adresse que vous nous indiquerez, dans les plus brefs délais, et pour des frais de livraison très réduits, fixés à 2 euros quel que soit le nombre de numéros commandés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et si vous voulez adhérer à l'Association d'études fouriéristes et régler votre cotisation, ou renouveler votre adhésion annuelle, c'est tout aussi simple ! Rendez-vous sur cette page :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/article.php3?id_article=224&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.charlesfourier.fr/article.php3 ?id_article=224&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'adhésion à l'Association d'études fouriéristes donne droit gratuitement au dernier numéro paru des Cahiers Charles Fourier. Le montant annuel de l'adhésion est de 20 euros (soit 18 euros d'adhésion et 2 euros pour les frais de livraison), et de 15 euros pour les étudiants (soit 13 euros et 2 euros pour les frais de livraison)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et pour régler la cotisation, c'est le même système : choisissez le montant de votre cotisation, puis cliquez &quot;Ajouter au panier&quot;, et celui-ci sera ajouté à votre commande, que vous pourrez ensuite régler tout au facilement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Alors, pourquoi se priver ? Pourquoi attendre ? C'est le moment des bonnes résolutions, profitez-en pour régler votre cotisation 2012, et pour commander les numéros des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Cahiers Charles Fourier&lt;/i&gt; qui vous manquent !&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2012-01-06T23:06:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Blanchemain, Edmond (Léocade)</title>
		<link>http://www.charlesfourier.fr/article.php3?id_article=948</link>
		<date>2011-12-21 19:55:26</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Edmond Blanchemain est le fils d'un négociant de Rouen. En 1824, il entre à l'Ecole polytechnique ; puis il rejoint l'Ecole du génie à Metz en 1827. En 1832, il est affecté à la garnison d'Avesnes-sur-Helpe (Nord), comme lieutenant.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sans doute est-ce à l'Ecole polytechnique qu'il a connu Abel Transon, qu'il qualifie de « camarade » dans une lettre d'avril 1832, et auquel il parle de son abonnement au futur organe de l'Ecole, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Phalanstère&lt;/i&gt; [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb136&quot; name=&quot;nh136&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[136] AN 10 AS 36 (681 Mi 58), lettre du 9 avril 1832.&quot;&gt;136&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Lectures de Fourier : psychologie et mathématiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1833, il écrit à Fourier pour lui demander des éclaircissements sur la théorie et sur certains passages du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Traité de l'Association domestique agricole &lt;/i&gt;ou du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Nouveau Monde Industriel&lt;/i&gt;, les livres qu'il cite dans son courrier. Ces précisions seront utiles « dans les conversations journalières que j'ai sur votre admirable découverte. Je suis encore à me demander comment il se fait qu'il y ait si peu de monde assez de bonne foi pour reconnaître la vérité de votre organisation sociale. [...] et quel tressaillement de plaisir n'éprouve-t-on pas quand, à mesure que l'on avance, on reconnaît de plus en plus que nous sommes actuellement dévoyés de notre destin et qu'infailliblement, nous devons être réhabilités d'ici à peu de temps » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb137&quot; name=&quot;nh137&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[137] AN 10 AS 25 (681 Mi 39), lettre du 15 septembre 1833.&quot;&gt;137&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sa correspondance permet d'examiner la façon dont il reçoit et s'approprie la théorie sociétaire. Tout d'abord, il utilise le système des analogies pour se livrer à une introspection psychologique et pour examiner ses goûts et ses plaisirs, ceux « pour l'exercice desquels la nature [lui] a donné un penchant irrésistible » dès son enfance ; « la cueillette, la pâture, l'insouciance et le vol extérieur [c'est-à-dire le chapardage dans les vignes] [...] la gourmandise » , et aussi son « antipathie profonde pour la chasse et la pêche » ; « ne dois-je inférer de là que j'avais au moins quatre dominantes : l'amitié l'amour, la papillonne et la composite, et que le famillisme, l'ambition et la cabaliste sont presque nulles chez moi » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb138&quot; name=&quot;nh138&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[138] AN 10 AS 25 (681 Mi 39), lettre non datée.&quot;&gt;138&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ensuite, toujours d'après sa correspondance, Blanchemain lit Fourier à la lumière des connaissances en mathématiques et en géométrie qu'il a pu acquérir lors de ses études. « Vous ne sauriez croire quel plaisir me procurerait la science des analogies, car je me rappelle encore combien était délicieuse pour moi l'étude de la géométrie analytique, par cela même qu'elle reproduisait aux yeux de tous les beaux résultats de l'analyse algébrique et du calcul infinitésimal ; aussi ai-je relu plus de vingt fois le citer de vos cislégomènes qui traite de cette matière ; veuillez donc je vous prie m'initier un peu dans l'étude des comparaisons : par exemple, la passion amour a pour type l'ellipse ; toutes ses propriétés sont calquées sur celles de cette courbe ; d'après cela, que représentent les deux rayons vecteurs menés des foyers à un point quelconque de la courbe ? que représentent la tangente et la normale ? quelle est dans la passion la propriété analogue à celle dont jouissent les rayons vecteurs, dont la somme est constante et égale au grand axe, qui font avec la tangente des angles égaux ou l'angle d'incidence égal à l'angle de réflexion ? [...] Pourquoi l'amour, l'amitié et l'ambition sont-elles calquées sur des courbes à centre, tandis que le famillisme est calqué sur une courbe qui en est privée ou qui n'en a un qu'à l'infini ; la parabole est une courbe transitoire entre l'ellipse et l'hyperbole comme on peut s'en assurer sans calcul en coupant un cône droit par un plan et faisant pivoter ce plan de manière que la courbe d'intersection soit d'abord un cercle, puis une ellipse, puis une parabole, puis une hyperbole : l'ellipse est de même une courbe de transition entre le cercle et la parabole. Serait-il vrai d'après cela que l'amour peut être considéré comme passion de transition entre l'amitié et le famillisme et le famillisme comme passion de transition entre l'amour et l'ambition ? [...] » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb139&quot; name=&quot;nh139&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[139] AN 10 AS 25 (681 Mi 39), lettre du 12 novembre 1833.&quot;&gt;139&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Polémique sur le suicide d'un phalanstérien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 15 février, Blanchemain écrit à Fourier : « Monsieur, je suis si profondément convaincu de la vérité de vos théories sur l'immortalité et je me trouve en même temps si malheureux en ce monde que je préfère aller dans l'autre partager les privations et l'inquiétude de ceux qui y sont ; ce qui m'y engage encore, c'est que je pense que les trois sociétés lymbiques et la sauvagerie approchent définitivement de leur temps et que même elles n'ont plus que très peu de temps à subsister. Je n'ai pas voulu faire cet acte important de ma vie sans en écrire quelques mots à celui qui m'a mis sur la voie de la lumière » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb140&quot; name=&quot;nh140&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[140] AN 10 AS 36 (681 Mi 58), lettre du 15 février 1834.&quot;&gt;140&lt;/a&gt;]. Le 20 février, le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Courrier du Nord &lt;/i&gt;relate « un événement tragique [qui] vient de mettre en émoi toute la petite ville d'Avesnes. Un jeune officier sorti récemment de l'Ecole polytechnique, et résidant à Avesnes, vient de s'y donner la mort. Il s'est rendu sur le rempart, y a étendu son manteau, s'est assis dessus et s'est placé un pistolet dans la bouche. Il avait un second pistolet près de lui. On a trouvé dans sa chambre un billet ainsi conçu : ‘'je désire que l'on écrive sur ma tombe : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ici repose la dépouille mortelle d'un phalanstérien''&lt;/i&gt; » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb141&quot; name=&quot;nh141&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[141] Article reproduit dans le Journal des débats politiques et littéraires, (...)&quot;&gt;141&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette information est reprise par plusieurs organes qui attribuent le suicide de Blanchemain à « l'exaltation que paraît avoir causée &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Phalanstère, nouveau système d'économie politique&lt;/i&gt;, qui faisait partie de ses études et de ses méditations ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fourier proteste dans le journal &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Phalanstère &lt;/i&gt;contre ces articles ; il assure, en se référant à la lettre qu'il a reçue de Blanchemain, que celui-ci « s'est tué par suite d'une infirmité incurable qui, dans certains cas, devait lui rendre la vie à charge » [&lt;a href=&quot;http://www.charlesfourier.fr/#nb142&quot; name=&quot;nh142&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[142] A la fin de sa lettre du 15 février 1834, Blanchemain écrit : « pour vous (...)&quot;&gt;142&lt;/a&gt;]. Mais « comme la calomnie est toujours bienvenue en France, on s'autorise de ce fâcheux événement pour insinuer que ma doctrine de réforme industrielle excite au suicide » ; alors que, poursuit Fourier, « quelle doctrine est plus efficace pour prévenir le suicide que la mienne, démontrant que le genre humain peut, au bout de trois mois, passer tout entier à un grand bonheur, si l'on trouve un homme qui veuille faire l'essai démonstratif de la destinée sociétaire, ou mécanisme des passions et instincts appliqués à l'industrie combinée ? ».&lt;/p&gt;</description>
		<author>Desmars, Bernard</author>
		<dc:date>2011-12-21T18:55:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Desmars, Bernard</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Vivre l'anarchie</title>
		<link>http://www.charlesfourier.fr/article.php3?id_article=947</link>
		<date>2011-12-04 08:36:08</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Parmi les parutions récentes en relation avec l'histoire du fouriérisme, voici &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Vivre l'anarchisme. Expériences communautaires et réalisations alternatives antiautoritaires, XIXe et XXe siècles&lt;/i&gt;. Publié par l'Atelier de création libertaire, ce livre est intéressant de bout en bout. Il nous mène des proudhoniens (Olivier Chaïbi) à La Cecilia (Isabelle Felici), d'E. Armand (Gaetano Manfredonia) aux milieux libres américains depuis les années 1960 (Ronald Creagh). Et Nathalie Brémand y signe un article sur &quot;Education et évolution : les réalisations pour enfants chez les fouriéristes, les communistes icariens et les anarchistes&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;http://www.atelierdecreationlibertaire.com&lt;/p&gt;</description>
		<author></author>
		<dc:date>2011-12-04T07:36:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Dieutegard, L.-J.</title>
		<link>http://www.charlesfourier.fr/article.php3?id_article=946</link>
		<date>2011-11-25 10:07:32</date>
		<description>Cordonnier à la Chesnaye, commune de Condé-sur-Vesgre, il fait paraître une annonce concernant son commerce dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Démocratie pacifique&lt;/i&gt; du 4 mars 1849. Elle est repérée comme émanant d'un « phalanstérien dévoué » et porte le signe distinctif « &#8258; ».</description>
		<author>Sosnowski, Jean-Claude</author>
		<dc:date>2011-11-25T09:07:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sosnowski, Jean-Claude</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Commander des numéros</title>
		<link>http://www.charlesfourier.fr/article.php3?id_article=761</link>
		<date>2011-11-24 15:42:49</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Grâce au système de paiement sécurisé Paypal, vous pouvez commander en ligne des numéros des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Cahiers Charles Fourier&lt;/i&gt;, et les payer avec votre compte Paypal ou avec n'importe quelle carte bancaire...&lt;/p&gt;
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		<author></author>
		<dc:date>2011-11-24T14:42:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Le Travail affranchi, périodique fouriériste en ligne</title>
		<link>http://www.charlesfourier.fr/article.php3?id_article=944</link>
		<date>2011-11-08 08:11:45</date>
		<description>En &quot;Ressources&quot; -&gt; &quot;Archives&quot; -&gt; &quot;Fonds imprimés&quot;, vous trouverez un lien vers un intéressant périodique fouriériste publié en 1849 : Le Travail affranchi. La numérisation a été assurée par la Bibliothèque universitaire de Gand (Belgique). Ce lien s'ajoute à ceux qui figurent déjà dans la rubrique &quot;Fonds imprimés&quot;. Le nombre de périodiques accessibles sur écran ne cesse d'augmenter.</description>
		<author></author>
		<dc:date>2011-11-08T07:11:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Bibliothèque universitaire de Gand : Le Travail affranchi, journal fouriériste (1849)</title>
		<link>http://www.charlesfourier.fr/article.php3?id_article=943</link>
		<date>2011-11-08 08:01:01</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Sur le site de la bibliothèque universitaire de Gand (Belgique) est numérisé &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Travail affranchi&lt;/i&gt;, journal fondé en janvier 1849 par François Vidal, Alphonse Toussenel, Victor Meunier, Léopold Graffin et Pierre Vinçard. La numérisation comprend, le numéro spécimen, précédé de la gravure &quot;une idée de phalanstère&quot;, et les n° 1, 7 janvier 1849-n° 24, 17 juin 1849.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lien direct sur la &lt;a href=&quot;http://search.ugent.be/meercat/x/view/bkt01/000231546&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;notice&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lien direct sur la &lt;a href=&quot;http://search.ugent.be/meercat/x/bkt01?q=900000085008&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;numérisation&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<author>Sosnowski, Jean-Claude</author>
		<dc:date>2011-11-08T07:01:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sosnowski, Jean-Claude</dc:creator>
		

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